L'ULM, c'est quoi ?


Mercredi 8 septembre 3 08 /09 /Sep 04:35

 

hippie-20photos-20vieux.gifLe Gédéon, aujourd’hui, va te causer un peu philosophie. La vraie, pas la celle, à la mode depuis qu’on ne philosophe plus, qui ne consiste qu’à étudier l’histoire de la, mais celle qui va bien bien au fond des choses et propose. Et tu vas voir, d’ailleurs, qu’au final il va magistralement te démontrer que cette philosophie-là (la celle qui conceptualise, donc), se plante complètement, parce que, par définition, le concept est détaché de la réalité dont il prétend s’occuper.

 

Vois : alors par exemple, dans l’ULM, par exemple. Alors, il y a donc une réalité, qu’il suffit de faire le tour de quelques terrains pour en prendre la mesure. Puis, il y a du concept. De la « Philosophie », qu’ils disent, justement, qu’en fait, Biyanvrac s’insurge, que ça ne veut rien dire du tout, de mettre de la philosophie dans l’ulme. Quoi y-aurait-il de philosophique là-dedans ? Hein ? L’ulme, c’est onéreux, certes. Jouissif, sans doute. Agréable, à n’en pas douter. Ennuyeux, potentiellement. Intellectuel, oui, si on se cultive sur TF1. Sensitif, sportif, oisif, permissif, passe-moi le pif, tout ça autant qu’on veut et quel qu’en soit l’ordre. Mais, alors, la « philosophie » de l’ULM, le Gédéon attend encore qu’on lui explique où c’est qu’elle se trouverait donc. Un état d’esprit, pourquoi pas, même pas monotone. Bon ok, on serait pas prise de chou avec les règlementations inutiles voire néfastes, tout ça, bon. Mais ce n’est pas philosophique, ça. Quoique. Les grecs, repris par Montaigne après l’avoir été par tout le monde vu qu’on n’a rien inventé depuis eux, disent un truc du genre « philosopher c’est apprendre à mourir ». En ce sens, en effet, l’ULM peut être philosophique, mais le Gédéon a dans l’idée que ce n’est pas tellement cette idée-là qui prévaut au discours.

 

Bon donc, cessons de nous disperser. Que donc, la réalité de l’ULM, quelle est-elle ? Elle est multiple et variée, puisque 5 classes et tout. Mais, tout de même, au départ comme par la suite, le moteur est que cette chose-là peut permettre au plus grand nombre de voler sur une machine de sa propriété. C’est un fait historique et encore une pleine et entière réalité. Que si tu fais le tour des hangars, tu verras encore et pour longtemps une majorité de machines au tarif absolument accessible à quiconque vit et travaille dignement, toutes catégories sociales confondues. Et qu’avec ces denrées-là, les pilotes des font leur tour du bois vespéral pour leur plus grand bonheur. On pose donc ici la réalité.

 

Le concept, lui, est bien plus haut. Là où, justement, on le détache, pour en donner une définition plus ou moins et plutôt plus fantasmée : dans son bureau climatisé, par exemple, ou sur les fauteuils de quelque salon feutré, ou dans les cervelles des instances dirigeantes, dans les ateliers des constructeurs, voire encore, hélas, dans la presse. Là, le concept, il dit que l’ULM a envie d’aller sur tous les aéroports de la planète, qu’il veut faire le tour du monde, qu’il veut du train rentrant, du pas variable qui l’est, du tarif que la morale réprouve, du que plus c’est complexe plus ça fait prestige, bref, sommairement, pour résumer, arrêtons-nous là et en gros : singer l’aviation. cessna citation

C’est ainsi que le concept, en se détachant de la réalité, parfois parce qu’il se contente de n’en observer qu’une infime part, veut imposer son point de vue à tous et prétend dire ce qu’est désormais le vrai. Et que du coup, se détache vraiment de la réalité, au point que cette réalité, ne s’y reconnaissant plus, le fuit, le concept. Et le concept reste là comme un con, comme un pauvre pet blagueur qui s’annonçait ravageur mais ne sent pas plus mauvais que l’air ambiant... 

Un exemple, par exemple, et même deux. Le premier : la presse. Le concept de la presse est que l’ULM n’est composé que de machines lourdes, absurdement chères, complexes, qui brillent, qui volent toutes seules, asservies à des pilotes automatiques de bazar et des GPS de touriste, qu’avec ça, donc, tu pourras aller faire le tour du monde et surtout de tes environs. Bon. Soit. Qu’observe-t-on ? Que cette presse-là, qui veut ainsi imposer son concept, ne rencontre pas la réalité. Or, la réalité, pour un canard à vocation commerciale, c’est qu’il faut des lecteurs qui l’achètent et pas seulement des marchands qui sponsorisent. Du coup, en perdant la première part de la réalité (les lecteurs), la seconde (les annonceurs) suit la même voie et la boucle est bouclée : le concept n’aura pas construit une réalité. Laquelle se suffit à elle-même et poursuit son petit bonhomme de chemin, tranquille.

 

hb-yjx2.jpgUn autre exemple, donc, par exemple, qu’avait dit le Gédéon : la fédé. Celle-là, de fédé, elle est dans le concept aussi. De plus en plus ; et de moins en moins dans la réalité. Démonstration : jamais de son histoire récente (que nous placerons dans les deux dernières décennies), la fédé n’a exposé la moindre machine sur son stand officiel au salon ULM international de Blois. Pour une raison simple : la réalité imposait que pour qu’elle s’y accordât il eut fallu exposer une machine de chaque classe. Sans quoi, à juste titre ou non, les susceptibilités des uns et des autres, voire des unes, eussent-elles fait que les absents s’offusquassissent, sans parler qu’il y a des marques commerciales en concurrence dont il faut aussi ménager les sensibilités et subsides… Bon, donc, la réalité impose qu’il n’y ait point de machine, le seul laid mot fédérateur « ULM » suffisant à ce que tout le monde comprenne qu’il y a là harmonie avec la réalité. On est ici sur le stand des gens qui gèrent les affaires courantes et pressantes de l’ULM. « La grande famille ».

Et alors là, en 2010, on a conceptualisé. On a trouvé que l’hélicoptère ultraléger, pur concept sorti de cerveaux sans doute brillants, est désormais suffisamment représentatif d’une réalité pour qu’on décide que cette seule chose-là puisse illustrer la réalité…

 

Or, que dit le Gédéon, le drame est que jusqu’à plus ample informé, il n’y a pas d’hélico en ULM. Qu’on le souhaite, fort bien, Biyanvrac a déjà expliqué moult fois en quoi il n’est ni pour ni contre. Mais que, tout à coup, ce concept-là devienne réalité fantasmée au point que plus rien ne semble être fait pour, justement, la réalité susditement rappelée, interroge notre paysan au plus haut point, voire plus encore…

 

Le concept peut bien te raconter autant qu’il le veut que la banane, par exemple, serait un objet composé d’un manche de bois et d’une massette métallique dont l’assemblage judicieusement usité soulage efficacement les paumes du planteur de clous, tu sais bien, toi, comme le Gédéon, que la banane est un fruit exotique non contondant quoique oblong, de couleur anisette, cultivé par des esclaves et qui est bon à béqueter si tu le prends au bon moment, ni trop vert ni trop mûr.

 

Mais au final, la banane, comme réalité ou comme concept, ne laisse qu’une peau. Qui glisse.

 

Alors non, le concept ne devient jamais réalité. La réalité est consubstantielle à elle-même et se suffit. D’où il découle que la philosophie, que dit le Gédéon, c’est de la merde.

 

Mais diable, réalitons, que diantre !

 

Amen.

 

Par Gédéon de Biyanvrac - Publié dans : L'ULM, c'est quoi ?
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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 12:41


100_0821.jpg Voilà quelques temps que le Gédéon t’a pas causé du paramoteur. Et le revoici donc, celui-là. Le que le Gédéon il aimerait bien faire ça, mais qu’il est trop vieux et tout, il a déjà dit. Bon.

 

Alors, le paramoteur est un ULM. C’est indiscutable et indiscuté. Enfin, indiscuté, pas tout à fait, que la fédéplume, sur l’initiative d’elle-même, a bien voulu ouvrir le débat, qui fut aussitôt refermé (ou presque), par les ceux qui font du. Eux, il leur fut proposé qu’éventuellement, le paramoteur ne fut plus ULM, mais autre chose, mais non, « on est des ulmes », qu’ils ont dit, « ad vitam aeternam », ajoutant même. Bien.

Mais pourquoi donc, que tu te dis, qu’il faudrait comme ça que le parapente à moteur ne soit plus un ULM ? Quelle saugrenue idée, ou bien ?

Expliquements : ULM, ça veut dire ultra léger motorisé, que rien que ce simple rappel n’est pas toujours inutile, vu qu’à force de pas le rappeler y’en a des qui l’oublient…

Alors donc, ultra léger motorisé, le paramoteur, à mort, qu’il l’est ! Pas photo, c’est même le plus ulme des ulmes. Mais à la littérature s’ajoute la loi, qui même la surpasse, hélas.

Et là, le Gédéon va te montrer où c’est que pourquoi. En tant qu’avion, l’ulme est soumis aux règles des. Pour la circulation et tout le truc. Pour le reste, certifications et autres permis, on a mis des règles un peu spéciales, sans matières grasses, pour dire en quelque sorte. Et là, bon, le paramoteur devient donc un aéronef au sens réglementaire, régi par la prestigieuse Direction Générale de l’Aviation Civile et des environs, les pilotes de ça sont des personnels navigants non commerciaux de l’aviation civile « armez les toboggans », ils apprennent dans des écoles d’aviation civile, se voient délivrer leurs titres par cette autorité, sont identifiés (mais ils disent « immatriculés », ça fait plus la classe), et tout le truc. Et alors, la classe, justement. Ils n’en veulent, de tout ça, parce que ça fait classe, que dit le Gédéon.

 

Mais point trop n’anticipons…

 

Et puis bon, du coup, ils doivent apprendre les règles, et se faire sanctionner leurs connaissances 180px-Paramoteur-copie.jpg par cette administration qu’ils chérissent tant. Et vas-y donc qu’ils apprennent tout bien comment on calcule sa dérive, comment on se met en niveau vol Portugal Italie, comment on lit les TAF, METAR, TAMERE et tout, comment qu’on cause poliment dans le poste à Monsieur le Contrôleur, quelles sont les hauteurs minimales de survol, comment on s’intègre dans le circuit de Roissy et où c’est qu’on demande pour traverser les CTR.

Et aussi, il leur faut identifier leur voile, pour que le jour où un irait traverser la CTR sans demander, on puisse le fouetter en place publique…

 

Et voilà, sont tout bien contents, les voilà donc aptes à se poser quatre galons aux épaulettes et à entrer dans le monde classieux et feutré des Aviateurs, et que c’est donc juste pour dire qu’ils font partie de cette famille qu’ils veulent pas en sortir.

 

Oui, ok, que tu te dis encore, le Gédéon est bien gentil, mais quel intérêt de sortir du ?

Ben, surprends-toi, aucun, en vrai. Et du reste on s’en fout, mais Biyanvrac veut juste un peu absurdifier, comme d’hab.

 

Vois comment est vendu le paramoteur et, surtout, comment il est pratiqué. On te dit « ton ça, tu le mets dans le coffre de ta voiture et tu te fous la race en l’air dès que ça te chante, au coin du bois ». Alors toi, forcément, ça te branche, cette affaire-là, et te voilà à l’école dès le week-end suivant. Et tu observes. Les types décollent (laborieusement mais c’est un autre sujet et le Gédéon t’a déjà dit), volent à quelques mètres du sol à travers les prés, s’essaient le matos entre eux et rigolent bien. Puis ils plient tout et s’en vont chez leurs maisons, tout contents. Puis tu reviens le week-end suivant, puis encore celui d’après etc. Et tu les vois, toujours pareil, à juste voler en radada à trois kilomètres maximum du terrain de décollage, et de temps en temps mais alors rarement, y’en a un qui passe de l’autre côté de la colline et qu’il devient le héros du club, le celui qui a des corones. Tu décides que ça te va bien, ce jeu-là, et tu as bien raison. Tu veux donc apprendre à faire, ça a l’air si simple !

Et ça l’est, simple. Techniquement. Quelques journées d’apprentissage avec un instructeur, puis toute une vie d’apprentissage tout seul, tu finiras assez vite par être capable de faire toi aussi ton tour de bois vespéral.

 

danseuse.jpg Mais là, crac, tu découvres que tu veux pas juste faire du paramoteur, mais que tu aspires aux privilèges (c’est le terme que dit la loi) attribués aux personnels non navigants machin mes couilles en ski comme dit plus haut de l’Aviation Civile !

Et puis voilà, tu dois apprendre, donc, la correction de dérive, le facteur de charge en virage glissé, la radio avec Orly, le Portugal Italie, la dépression du Golfe de Gênes, la correction magnétique des déviations truc, l’altimétrie compensée aux vitesses subsoniques, les hauteurs auxquelles tu dois voler, la lecture de la carte de la France aéronautique que toi tu voulais juste tourner en rond, puis aussi tu dois apprendre comment faire pour identifier ta machine, obtenir un indicatif radio, entretenir conformément au Manuel machin, et aussi tu apprends que si tu mets des roues à ton paraprout, tu devras t’assurer contre les risques terroristes, que le Gédéon attend toujours qu’on lui explique en quoi comment, de quelle façon et sous quelle manière l’adjonction des roulettes ajoute du risque alquaïdique.

 

Et puis bon, tu t’en vas donc à la ville te faire sanctionner tes connaissances théoriques, ton instructeur finit par te laisser voler seul vu que t’as enfin compris qu’il suffisait pour cela de lui acheter une machine, et te voilà donc dans le monde de l’aviation. Et toi, comme tu as tout appris et que t’es un peu psychorigide, te voilà parti à tout bien faire dans les règles, indentification, indicatif radio, instrumentation réglementaire (badin, compas, bille etc.), homologation de ton terrain de jeu, pis tout pis tout.

 

Et alors, dimanche matin, tu vas voler. Tu t’es mis une radio, on a dit, donc tu dois t’en servir, vu que c’est dit comme ça dans les lois que tu viens d’apprendre.

« Base ULM de Paraprout sur Seuldre, F-juliette pouet pouet, au marchage vers le point d’arrêt 32 pour un local en direction du clocher, je rappelle en quittant le circuit etc. »

Bon, tu t’alignes 32 et tu décolles. Pas du premier coup, hein, c’est du paramoteur, mais pas grave, tu restes digne, ta grosse regarde.

para_img01_m.gif Et alors, tu te mets bien bien à 150 mètres du sol, tu observes la carte Aéronautique que tu as sur ton genou, tu prends un cap truc sur le clocher, tu calcules ta dérive et tu la corriges en fonction, et tout ça. Tu appelles le contrôle régional pour voir si labess par chez eux, tu écoutes la météo pour t’assurer qu’ils ont bien vu le petit nuage là-bas sur l’horizon, et tu montes à 500 mètres vu que tu sais que le clocher tu peux pas t’en approcher plus.

Bon. Tu prends une photo du village pour montrer à ta sceptique que c’est vachement de la balle ton nouveau jouet, puis tu t’annonces sur ton terrain, tu t’intègres tout comme dans le livre, vent arrière tout ça, tu poses, t’es content.

 

Content. Pas tant que ça, en fait.

 

Que t’as bien vu que ça c’est pas passé comme à l’école. Alors t’y retournes, pour comprendre. Là, tu vois ce que t’avais vu au début, le paramoteur qui t’a fait kiffer ta race : des types qui décollent en vrac dans tous les sens, qui volent en radada alentour, qui utilisent des radios juste pour se marrer entre eux et qu’en fait c’est pas du tout des radios comme il faut mais des talkie-walkie des chez JouéClub, que la plupart d’entre eux se prennent pas tellement le chou avec les Sans-titre identifications à commencer par l’instructeur, et que, en gros, le paramoteur qui t’a fait marrer est illégal d’un bout à l’autre. Que si, comme le Gédéon t’a montré, tu veux respecter les règles qu’on t’a sommé d’apprendre, ben ce machin-là devient chiant à mourir !

 

Et alors, tu comprends mieux, du coup, pourquoi il a été proposé d’offrir au paramoteur de ne plus être contraint par des règles qui le rendent inopérant. Et que, si tu te renseignes un peu comme a fait le Gédéon, l’administration de l’Aviation Civile elle-même n’est même pas contre voire plutôt pour, qu’elle voit bien que c’est absurde.

Pis tu en causes avec ton instructeur et tu t’aperçois illico que c’est un sujet ultra sensible, genre il valait encore mieux pour ton intégrité physique aller causer de capote au Vatican…

 

Que t’es en train d’essayer d’expliquer à ton instructeur qu’il t’oblige à apprendre des règles inapplicables qu’il n’applique pas lui-même du coup, juste pour dire que t’es un personnel navigant machin que ça tu t’en bas les baballes, et tout. Mais tu réfléchis, et tu vois bien qu’en vrai d’en fait, c’est juste que si t’es plus un personnel machin, lui n’a plus l’aura qu’il a et c’est juste pour ça qu’il croit qu’il faut rester dedans.

 

Quitte à schizophrèner à mort… jusqu’à sa mort, au paramoteur… ou alors, jusqu’à ce que, finalement, il sorte de l’absurde. Ce que bien des pays ont fait et là, le paramoteur ne s’en porte pas plus mal, ni même les écoles, merci.

 

Ou bien ?

Par Gédéon de Biyanvrac - Publié dans : L'ULM, c'est quoi ?
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Mercredi 3 février 3 03 /02 /Fév 15:53


wikipedia-logo.jpg Bon alors le Gédéon, qui comme tu le sais toi qui le suis, n’a son Internet que depuis pas tout à fait trois ans, découvre et apprend au fur et à mesure comment que ça marche et surtout l’état d’esprit qui y prévaut. Que ben si, y’a un état d’esprit Internet, et t’es dedans, ou dehors.

 

On cause pas juste de l’évolution du fax ou de l’aéropostale qu’il est exclusivement pour certains, non, mais de la source d’information incontournable, révolutionnaire, voire exclusive que ses défenseurs acharnés veulent en faire. Quitte à tuer tout ce qui fut jusque-là référent. Enfin même, soyons honnêtes, dans le but de.

Et alors bon, sur cette « autoroute de l’information », qu’ils disent, t’y trouves ce que tu y apportes. Rigole pas, en gros c’est ça, le truc. Une sorte d’auberge espagnole, sauf que tu dois faire un sacré tri, tu vas voir tu vas voir. Et alors bon, trier le bon du mauvais quand ça se voit que c’est caca, facile. Mais si ça fait sérieux, que ça fait le bruit de la science et que c’est repris par les media ou supports traditionnels sans aucune forme de vérification ni recoupement, alors là, forcément, le doute s’installe et, petit à petit, on finit par admettre qu’en effet, le tout gratuit c’est super, que chacun mette à disposition de la planète entière sa science à lui c’est magnifique, que vive le monde moderne et sus à l’ignorance crasse dans laquelle l’humanité avait été plongée jusque-là !

 

Par exemple, il y a Wikipedia, par exemple. Impossible de faire une recherche Internet sans tomber dessus. Un wiki, c’est un programme qui permet de mettre en ligne du contenu que tout un chacun peut modifier. Enfin, « tout un chacun », ça reste à voir, tu vas voir. Et « pedia » c’est pour dire que ce truc-là, c’est une encyclopédie que « tout le monde » enrichit. Que jusque-là, les encyclopédies, elles étaient faites sérieusement par des gens qualifiés dans chacun des domaines abordés, avec recoupements, recul, travail de réflexion, références et tri. Là, non. Tu te sens expert dans un truc, tu ponds. Et tout le monde va te croire, que si tu dis que Wikipedia c’est pas tellement fiable comme le fait actuellement le Gédéon, tu t’exposes à de sérieuses déconvenues et tu vas perdre des amis.

 

Bon, démonstration. Impossible de dire quoi si on prend au hasard une entrée sur un sujet inconnu. Par exemple si Biyanvrac tape « kyste mammaire » sur le truc, il ne saura pas dire si ça dit des conneries ou pas, qu’il s’est jamais tellement intéressé au sujet, qu’une sorte d’instinct lui dit qu’il n’est pas le premier concerné. Encore que, dans ce cas-là, ça va probablement copier-coller du contenu qui avant ce miraculeux Internet était vendu et faisait donc vivre du monde mais c’est un autre sujet et on va justement y revenir plus tard.


Pour donc que la démonstration soit tangible, le Gédéon va prendre une entrée concernant un sujet qu’il pense connaître. L’ULM, donc. Par exemple.

Et alors là, il est consterné, Biyanvrac, qu’il y voit plein d’erreurs. Ayant bien compris l’esprit du but du truc, il se dit, bonne poire, qu’il va donc jouer le jeu et entrer dans le monde des contributeurs, et corriger la fiche ULM dans Wikipedia, zou ! Faut s’inscrire pour être identifiable. Ça fait sérieux et crédible, se dit le Gédéon. Ensuite, faut dire qui tu es, tes références. Biyanvrac s’exécute, enfin son auteur, bien entendu. Puis, enfin, il modifie la fiche ULM dans Wikipedia. Les modifs n’apparaissant pas, il revient voir et on lui dit qu’il a un message. Et là, y’en a un, de contributeur, qu’il est missionné par on ne sait quelle force occulte, qui lui dit, et respectons l’intégrale forme de son message : « votre expertise concernant la fiche que vous tenter de modifié n’est pas avéré ».

Bon. Il y a donc vérification. Ça fait encore sérieux, ça. Sauf que, pour avérer, sinon son « expertise », à tout le moins sa connaissance, il suffisait de consulter le lien vers la page qui présente son auteur sur ce même présent blog, et qui montre un individu qui, s’il a certes encore bien des choses à apprendre, a tout de même un certain recul dans la matière dont il cause.

 

Mais non, pour Wikipedia, c’est insuffisant. Même si Biyanvrac est par ailleurs cité sur ce même outil.

 

Puisque, visiblement, la fiche ULM du Wikichose a été rédigée par un vrai expert pour de vraiment, le Gédéon va donc être généreux et corriger ici même la fiche ULM du Wikitruc et Google, qui honore Biyanvrac de ses faveurs, fera le reste. Enfin, « corriger », soyons modeste, donner son point de vue, puisqu’un expert a causé. Ou plutôt, plusieurs, que tu peux voir leurs patronymes dans une liste en haut, onglet « historique » : les experts en ULM du Wikiki, donc, sont, dans l’ordre d’apparition et sans les citer tous, t’as qu’à aller voir toi-même : « ESSI-2008, lr4ubot, Sherbrooke, BOTarate, Hideman, Zorrobot, Elpiaf, Zetud… » etc.

Ah là, en effet, le Gédéon s’incline. Voilà des experts, des vrais, des qui savent, dont personne ne conteste l’autorité… tandis que Gédéon de Biyanvrac, dans l’ULM, faut avouer que personne ne connaît, donc forcément, ça fait pas sérieux… tenir une chronique dans un canard que reçoivent 15 000 ulmistes et entretenir un blog qui reçoit quelques centaines de visiteurs réguliers et compte un grand nombre d’abonnés (ici à droite, merci), c’est du bla bla pour le Wirikiki.

 

Mais trêve d’aigreurs, corrigeons, donc. Que pour les références réglementaires, tu peux par exemple et au hasard te reporter au Réglo ULM, certes rédigé par un non expert, mais néanmoins incontesté à ce jour.

 

Wikipedia dit : « Le pilotage est autorisé dès l'âge de 15 ans ». Faux. Le brevet ne peut être obtenu qu’à l’âge de 15 ans révolus, mais on peut piloter un ULM biplace, avec un instructeur, quel que soit son âge.

 

Wikipedia dit : « Le brevet est délivré par l’instructeur ». Faux. Le brevet est délivré par l’Aviation civile, sur avis d’un instructeur, et il arrive (rarement certes), que le brevet ne soit pas délivré malgré que le formateur ait transmis ses faveurs.

 

Wikipedia dit : « aucune pratique régulière n'est imposée aux pilotes [sauf pour l’emport de passager où une expérience récente (une vingtaine d'heures de vol en solo) est exigée]. Faux. L’emport d’un passager n’est autorisé qu’aux pilotes titulaires de la qualification « emport de passager » ayant effectué au moins trois décollages et trois atterrissages dans les trois mois précédents sur un aérodyne de même catégorie.

 

Wikipedia dit : « Renseignements en France : Pour les pilotes non sportifs et les professionnels => Syndicat National des Pilotes et Professionnels de l’Aviation Légère (SNPPAL). Pour les pilotes à titre sportif et loisir => Fédération Française des Planeurs Ultra Légers (FFPLUM). » Ben là au moins, c’est signé, que se dit le Gédéon. Un « expert » qui place un vague ex syndicat qui compte quelques centaines d’adhérents avant une fédé qui en compte près de 15 000, en effet ça sent la science…


Wikipedia dit : « il y a l'obligation de justifier d'une pratique récente (moins de 6 mois) avant de transporter des passagers. » Faudrait savoir ! Quelques lignes plus tôt le Wikichose nous a dit « une vingtaine d’heures »… mais cette nouvelle précision est encore fausse, hélas…


Wikipedia dit : « ULM qui a dépassé à elle seule le nombre de pilotes brevetés de toutes les autres catégories de pilotes de l’aviation légère ». Bon, jusque-là, on était dans l’approximation. On arrive désormais dans le monde du n’importequoitisme. Le rapport 2008 de l’Aviation légère, disponible ici, http://www.dgac.fr/html/publicat/rapports/dcs/defaut.htm, fait état de 95 813 Licences de pilotes privés. Les estimations du Gédéon, qui se base sur le dernier chiffre connu des brevets ULM délivrés depuis que ça existe (45 000 en 2001), donnent environ 63 000 brevets à ce jour, si on accepte l’idée qu’il y aurait 2000 nouveaux brevets par an, ce qui est bien au-dessus de la réalité, puisque, par exemple en 2008, il n’y a eu que 1595 reçus au théorique ULM.


Wikipedia dit : « la pratique de l'ULM ne s'avère pas plus dangereuse que l'aviation légère certifiée [puis, plus loin] Le niveau de sécurité des ULMs (sic) est aujourd'hui comparables (re sic) à celui des autres catégories d'aviation de loisir, avec 4 incident (re re sic) pour 100 000 heures de vols (re re re sic). » Wé, Ben ça, le Gédéon, il demande encore à voir. Outre que si une quelconque forme d'activité aérienne était dangereuse il faudrait l'interdire tout de suite, on a certes là le discours ambiant, mais vu qu’en ULM le carnet de vol n’est pas obligatoire, ce qui est par ailleurs rappelé sur le Wikiki mais on ne parle ici que des trains qui n’arrivent pas, il est scientifiquement impossible d’asséner une telle vérité, surtout que savoir qui se casse le plus la gueule n’est qu’une façon de se voiler la face et se donner bonne conscience gratos…


Wikipedia dit : « Le Mosquito, du français Roland Magallon, a été, en 1979, le premier pendulaire commercialisé. » Légende urbaine, on sait bien que c’est inexact et le Gédéon te donnera pas la bonne réponse, tiens, pour une fois.


Wikipedia dit : « La délivrance du brevet est faite par le même organisme (en France, par la DGAC) dans les deux catégories » Ah ben faudrait savoir, plus haut on nous a dit que c’est l’instructeur qui délivre le brevet…


Wikipedia dit : « L'examen théorique est plus court (mais pas forcément plus facile). » « Que l’avion », ça veut dire. Alors là, le Gédéon, il invite pressement l’expert « Zorglub » qui dit ça à aller passer les deux examens coup sur coup, on va bien rigoler, tiens…


Wikipedia dit : « la plupart des machines (tubes et toile), ne dépassant pas un poids à vide de 240 kg, laissent une marge de 210 kg de charge emportée puisque la limite étant de 450 kg en vol. » Le truc dit ça par opposition aux machines haut de gamme plus lourdes. Sauf que là, le Gédéon, il doit encore intervenir, désolé… que les machines basiques tubes et toile, pour la plupart d’entre beaucoup, elles sont limitées à bien moins que 450 kg par le constructeur et c’est ça qui compte, pas la limite maximale réglementaire…


Wikipedia dit : « moyenne annuelle d'heures de vol des pilotes est de 2 à 3 fois plus importante en ULM qu'en avion. » Là encore, on n’en sait rien, ou plutôt si, le Gédéon a sa petite idée : observons les compteurs horaires dont sont équipés la plupart des machines. En faisant une moyenne des appareils de loisir dans n’importe quel hangar, on arrive à une toute petite dizaine d’heures de vol par an… les pilotes d’avion, eux, doivent réglementairement en faire plus…


Et alors, terminons, que ça commence à sentir l’acharnement. Dans ses sources, à part les sites officiels de fédés et administrations, le Wikimachin cite ce site : http://ulm.le-site.info/


Le Gédéon a cliqué, et comprend mieux…


En attendant (quoi, d’ailleurs ?), le Gédéon continuera d’aller à la bibliothèque, pour apprendre de vraies choses…

 

 

Mékingof : cette tentative de contribution n’est pas récente. Le Gédéon a attendu avant d’en causer qu’éventuellement un Zorglub expert se renseigne avant d’y écrire. Ne voyant rien venir, Biyanvrac sort donc l’artillerie, mais en vrai, ça va se passer plus tard, tu verras…  

Par Gédéon de Biyanvrac - Publié dans : L'ULM, c'est quoi ?
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Mardi 12 janvier 2 12 /01 /Jan 10:05


Le Gédéon a lu l’édito d’un magazine ULM sur Internet qui devrait s’appeler « ULM trois-axes et divers mag », puisqu’il ne cause que de trois-axes et pas mal d’autres choses qui n’ont rien à voir.

Enfin bon, le celui qui propose ça et qui n’est pas totalement ignorant de son sujet, disserte en décembre sur l’arrivée des pilotes avion qui viennent à l’ULM et que d’après lui ce sujet doit être vachement important, qu’il le publie sur un fond rouge du meilleur effet. Et faisons honneur à ceux qui sauront interpréter cette gédéonesque pub gratos. ulmag

 

Alors bon, les pilotes avion, Biyanvrac en a déjà dit ce qu’il en pense, ici.

 

S’il revient ici, c’est précisément parce que l’édito en question passe en revue les « avantages » survendus de l’ULM qui entretiennent l’illusion auprès d’une part des pilotes avion qui viennent à l’ULM et sont bien vite déçus. Allons-y donc pour la contestation, sans quoi, à la lecture du billet objet de la présente, encore plus d’avionneux vont se planter en croyant ce qu’on leur raconte :

Commençons par le premier paragraphe, tiens, puisqu’il commence en invoquant la logique.

 

Comme Biyanvrac l’a déjà dit dans la chronique susmentionnée, l’ULM trois-axes est la possession historique de pilotes avions et il y a toujours eu des interconnexions. Il ne s’agit donc pas d’une découverte soudaine, contrairement à ce que le papier semble suggérer.

Mais, juste pour rire : « plus faciles à piloter ». Le Gédéon, qui a un passé, se demande si le gars qui dit ça a jamais pris les commandes d’un « avion ». La plupart des avions d’aéroclub, aujourd’hui, se conduisent comme une automobile plus qu’ils ne se pilotent comme un ULM trois-axes.

« Plus faciles à exploiter au plan comptable ». Alors là, Biyanvrac, il ne voit pas tellement bien de quoi on cause. En quoi l’exploitation et l’entretien d’un ULM seraient-ils comptablement plus faciles pour un ULM que pour un avion ou tout autre véhicule au service d’une association ou d’une entreprise ? Il faudra toujours un plan d’amortissement, un compte d’exploitation et tout le tremblement…

« Le coût de l'heure de vol (15 à 60% moindre) ». Biyanvrac a produit ici une brillante démonstration de ce que les choses ne sont pas aussi simples.

« La simplicité administrative (aucun document à remplir avant ou après les vols) ». Voilà du raccourci tranchant ! Les ULM ne sont dispensés d’aucune éventuelle démarche concernant la circulation aérienne et par ailleurs, depuis 98 et l’obligation d’entretien, le carnet de route tenu à jour est de facto devenu obligatoire.

« La possibilité d'acquérir son propre aéronef ». Là encore, ça n’a pas tellement de sens. Il est possible d’acquérir un avion. S’il faut comprendre ici que l’on cause du prix, faut causer jusqu’au bout. En neuf, en effet la plupart des ULM sont moins chers que la plupart des avions, mais quand on dit « la possibilité de », on cause de pouvoir d’achat. Or, en ces termes, un avion coûte bien souvent moins cher qu’un ULM à performances égales, à l’achat, puisque le postulat limite à l’acquisition le poste pécuniaire.

44uy-poland.jpg « Pas d'entretien calendaire imposé ». Alors là, le Gédéon trouve que ça dépasse les bornes. Depuis 98, l’entretien calendaire publié par le constructeur est imposé et ceux qui font semblant d’encore l’ignorer devraient bien vite songer à leur degré de responsabilité. Ne pas faire son entretien est une chose. Affirmer que c’est parce que ce n’est pas obligatoire en est une autre et s’agissant d’un medium qui se veut officiel et non pas une simple farce comme le Gédéonesque blog, et qui ambitionne de faire promotion de l’ULM, on prend ici une responsabilité grave, que dit le Gédéon, qui sait que les ennemis sont parfois aussi à l’intérieur…

« raison médicale (non renouvellement de la visite médicale d'aptitude). » Là, le Gédéon s’incline. Ce pourrait en effet être une des causes de la supposée arrivée massive des pilotes avions vers l’ULM. Sauf que si on observe les chiffres, l’immense majorité des ceux-là qui « viennent à l’ULM » et qui pour beaucoup y sont donc depuis longtemps, ils continuent d’entretenir leur licence avion à jour, donc leur visa médical. Que ça serait plus intéressant d’enquêter de ce côté-là, que ça dirait peut-être que les ceux-là y viennent pour le plaisir, par exemple, et non pas juste pour nous bouffer la bonne soupe comme dit le papier, discours aux relents douteux.

« Aucun de ces facteurs n'est particulièrement visé, d'ailleurs aucun n'est prépondérant. En revanche tous concourent à une possible dérive de la culture ULM et à un potentiel accroissement des risques. » Au vu de l’incontestable et brillante démonstration du Biyanvrac, la culture ULM, encore faut-il la posséder avant de vouloir s’en prévaloir pour la défendre…

 

On pourrait s’arrêter là et reprendre une activité normale. Mais poursuivons tout de même :

« Les atterrissages en campagne ne sont pas inscrits au programme d'un pilote avion ». A moins d’un changement fort récent, l’atterrissage en campagne n’est pas plus au programme d’un pilote d’ULM. Puisque l’atterrissage en campagne, fort réglementé, ne peut pas s’effectuer en apprentissage…ni en avion, ni en ULM. aircraft_PiperPA38_1-copie-1.jpg

Globalement, au cours de ce papier que le Biyanvrac a moult fois lu avant d’en causer, l’auteur donne de l’ULM une image fort peu réjouissante, les ulmistes étant selon lui des « ''bricolos'' accrochés à des chiffons » et autres tares sus-citées. En gros, c’est l’auto sans permis par rapport à la vraie, la grande. Sauf que, comme a dit Biyanvrac, c’est bien loin d’être aussi simpliste, mais passons. En tout état de fait, la migration supposée massive des pilotes avions vers l’ULM constituerait une menace contre laquelle il faudrait lutter : « deux solutions semblent pouvoir contenir le risque statistique : faire régresser les ULM ou limiter la migration ». Pourquoi un tel esprit d’exclusion, que se demande le Gédéon, lui qui aime tout ce qui vole et se trouve donc fort peiné que l’on prône ainsi la division et l’opposition plutôt que l’harmonie ? Pourquoi ne pas rappeler plutôt aux pilotes avions ce qu’est vraiment l’ULM, plutôt que de leur resservir des clichés foireux passablement fantaisistes (absence d’entretien, avion sans permis etc.). Donc, limiter la migration, aucune raison valable. En revanche sur la régression de l’ULM, pourquoi pas, que se dit le Gédéon, mais alors, voyons voir la suite…

 

Un dernier exemple : ce mag cause de cohésion entre les classes d’ULM, qui ferait sa force, prenant en exemple les « paramoteuristes » (sic). Outre que l’usage a décidé que l’on dit « paramotoristes », c’est bien mal connaître l’ULM que de lui coller un tel esprit de famille. Il est avéré que l’immense majorité des pilotes de paramoteur ne se reconnaissent pas tellement dans l’ULM et encore moins dans une fédé qui les néglige, selon les eux. Ils se font dans leur coin leurs rassemblements, leurs terrains rien que pour eux, leurs magazines… et d’ici à ce que l’on puisse en dire autant d’autres classes, il se passera peu de temps. Dès 98 et l’arrêté qui a marqué le début de la fin de l’ULM, le pendulaire lui-même, via beaucoup de constructeurs de, a essayé de s’exclure de la « grande famille ». Et nul doute, selon le Gédéon qui ne regarde l’avenir qu’à la lumière du passé, qu’à la prochaine échéance ils ne se louperont pas… et tant mieux pour eux.

 

dak.gif Parce que la seule vraie menace qui pèse sur l’ULM, selon Biyanvrac qui ne découvre pas l’eau froide, est qu’une certaine catégorie d’ULM, encore minoritaire, veut ressembler à l’avion. Cette classe-là dont ULMag cause exclusivement. Cette classe d’ULM qui, créée par des pilotes avion surfant sur la vague naissante du pendulaire et déjà vieille de l’autogire, ne fait depuis son apparition et surtout ses dérives qui ont dès le départ trahi ses intentions, qu’entraîner les autres dans sa lente et inexorable chute, qui en effet l’amènera au ELA, ce qui réjouit ULMag qui au moins ne cache pas son jeu. La menace, si elle existe vraiment, vient donc de l’intérieur. Car si l’ULM, comme Biyanvrac le dit souvent, c’est la façon de s’en servir plus que le look de la machine, il est des looks qui trahissent des intentions… depuis toujours, c’est l’habit qui fait le moine.

 

Les pilotes avion, qui, nombreux, se mettent à l’autogire, au pendulaire, au trois-axes sans complexe ou au paramoteur, ne sont pas atteints des tares que ULMag prête à ceux qui viennent au trois-axes pour simplement faire de l’avion sans permis, puisque l’on persiste à leur dire que c’est ce que c’est, en traitant le seul ULM de base qui ait l’honneur de ce magazine de machin « désopilant » pour « faire de tours de manège ». Un truc pas sérieux, quoi... qui n’incite pas tellement à la régression proposée comme remède aux maux ulmiques…

 

Le Gédéon, qui observe, voit bien que la plupart des « avionneux » qui viennent à l’ULM s’y mettent pour le plaisir, pour la simplicité, pour la joie, et s’adaptent aux nouvelles conditions, plus exigeantes, qui leur sont posées. Les autres, ceux qui s’y mettraient pour jouir d’une soi-disant absence de réglementation et de sérieux, s’éliminent tous seuls et ne sont donc pas une menace, ni à court ni à long terme. Voilà 30 ans que ça se passe comme ça...

 

Petite précision : si le Gédéon s’exprime ici au sujet de ULMag plutôt que s’adresser directement au support, c’est que la seule fois où l’a fait, ses propos ont été publiés dans la rubrique courrier, déformés, amputés, et signés d’un certain « Jean-Pierre Camarade »… le journaliste, répondant aux protestations, se justifiant de ce que c’est là une pratique courante… chez Biyanvrac, il n’y a aucune censure dans les commentaires et le Gédéon ne répond pas, sauf exception unique à ce jour. Non pas par impolitesse, mais pour ne pas avoir le dernier mot…

 


Par Gédéon de Biyanvrac - Publié dans : L'ULM, c'est quoi ?
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Lundi 8 décembre 1 08 /12 /Déc 11:13

Y’en a des, ils disent comme ça qu’ils appartiennent à la « communauté ULM ». Ça, le Gédéon, il ne saurait pas bien dire pourquoi, mais il ne comprend pas tellement. Ça le rend nerveux, même, ça le hérisse.

 

Et alors donc, pour comprendre le truc, il a procédé comme à son habitude, en consultant son Littré. Et voici ce qu’il lui dit, cet honorable dictionnaire. En fait il donne plusieurs acceptions de ce terme dont on croit saisir le sens tout en étant incapable d’en définir avec précision les contours. Du reste, le dico lui-même pédale un peu à côté de la choucroute, regarde :

 

1/ Groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc.

 

2/ Société de personnes vivant ensemble et soumises à une règle commune.

 

3/ La généralité des citoyens, le peuple, l’Etat.

 

Il y a d’autres définitions, mais qui concernent le droit immobilier ou lé réglementation du mariage, que là le Gédéon se dit que ça n’a peut-être pas de rapport… donc bon, basons-nous sur les trucs dits plus haut.

 

En 1, on nous dit « groupe plus ou moins étendu ». Gédéon s’incline, car si on s’arrête là, il existe bien une « communauté ULM ». Oui, sauf qu’on nous dit encore que ce groupe doit être « réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages ». Alors là, ça change tout, ou pas ? Déjà, croyance, il ne voit pas bien, le Gédéon. Il ne voit rien qui ait trait à une quelconque forme de foi, dans l’ULM. Des types et des typesses volent sur un truc, mais combien d’entre eux le font par foi, par adhésion absolue, totale et sans condition à cette forme d’aéronef ? Pas tellement, non ? On vient à l’ULM par dépit, par hasard, par méconnaissance d’autre chose ou par passion (parfois), mais pas par croyance. D’ailleurs, en quoi croire ? Mis à part le fait que les contraintes réglementaires sont moindres que dans d’autres formes d’aviation, (mais bien plus consistantes que dans le vol libre, par exemple), il ne voit pas bien, le Gédéon, en quoi cela pourrait incarner une raison de croire. Dit-on « je crois au soleil ? » Non, le soleil existe, il est factuel, on n’a pas à y croire puisqu’on n’a pas à ne pas y croire. Voilà, pour croire et déclarer « je crois », dans le sens de la foi, il faut pouvoir y opposer au moins une raison de ne pas croire. Comme en politique, par exemple, ou comme en religion. Donc là, en ULM, non, il n’y a rien à croire.

Poursuivons : une communauté se définit aussi par le fait que ses membres ont « les mêmes usages ». Alors là, le Gédéon se gausse, car à ce moment-là la seule communauté qu’il ait tendance à voir est celle de mecs qui se réunissent autour de leurs avions pour causer d’avions, boire des bières, mais pas voler, ouh là non, ça fait peur… jusque-là, oui, il y a communauté d’usage. Pour le reste, dès qu’on est en l’air (y’en a quand même des qui volent), pour le coup le truc s’écroule. Certains tournent en rond (il en connaît, le Gédéon), d’autres font le tour du monde, d’aucuns pilotent avec un manche et leurs pieds (et ils en sont fiers), d’autres avec les mains, il en est qui préfèrent les voilures tournantes ou les machins gonflables et tout le truc. Donc bon, la communauté d’usage, on repassera.

 

En 2, on nous propose donc que pour être une communauté il faille vivre ensemble et se soumettre à une règle commune. Là, le Gédéon n’a même pas envie de continuer, ce serait inutile. Tu les vois, toi, les ulmistes, en communauté façon beatnik, guitare, fleur au cheveu, « je t’aime, pisse et love-toi contre moi », etc. ? On se disait, aussi…

 

Alors en 3, le Littré élargit le débat et va chercher de l’Etat. C’est un autre sujet, ça, et que du coup on en causera une autre fois jamais, que en fait on s’en fout et qu’on pourrait même y appliquer (comme à toutes les « communautés » peut-être), les présentes élucubrations.

 

Le Littré laisse le Gédéon sur sa faim, aussi est-il allé voir du côté des penseurs… Nietzsche dit comme ça que « toute communauté, un jour, quelque part, d’une manière ou d’une autre, rend « commun ». Ah ! On avance. Si. Comme disait l’autre, ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule…

 

Einstein, lui, propose un truc intéressant : « pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton ». Si c’est vrai, au sens panurgique de l’histoire, alors là pour le coup, la communauté, le Gédéon, il te la laisse. Surtout qu’en ce moment même, en ces jours de l’Aïd el Kebab, c’est pas tellement leur fête, aux moutons, quoi qu’on en dise…

Et alors, tout de suite après ou pas loin derrière, ce même Albert dit aussi que « l’homme solitaire pense seul et crée de nouvelles valeurs pour la communauté ». Bien emmerdé, qu’il est, le Gédéon. Sans son immense et irréprochable rigueur intellectuelle, il l’aurait bien zappée, celle-là, qui fout en l’air tout son truc.

 

Selon l’inventeur de la relativité, il se pourrait donc que l’on puisse ne pas se considérer comme membre d’une quelconque communauté. On devient alors un homme solitaire. On s’isole. Gédéon s’y reconnaît. Mais, ce faisant, on œuvre pour la communauté. Donc, elle existe… merdum !

 

Ben oui, parce que si cette communauté ULM n’existait pas, pourquoi et comment, alors, en causer ? La négation d’une chose la fait exister…

 

En tous les cas, pour ce qui est de la définir, cette « communauté ULM », le Gédéon te laisse le soin de t’y pencher, lui, il retourne réfléchir à une action.

Par Gédéon de Biyanvrac - Publié dans : L'ULM, c'est quoi ?
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Mais qui est ce Gédéon ?

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Ils en causent

Le trimestriel de la FFPlUM, fédération française d’ULM, a publié jusqu'en juin 2010 certains des billets gédéonesques. Ils sont signalés comme tels en bas de page, et mis en ligne après parution papier. Ceci ne vaut en aucun cas imprimatur pour les propos tenus ici.

Le Wiktionnaire cite Gédéon de Biyanvrac !

 

wiki.jpg 

Sans compter les nombreux forums qui relaient systématiquement les élucubrations Gédéonesques. Y compris en traduction automatique… doit pas être triste...

 

Mais aussi, bien entendu, le magazine ULMiste !

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