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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:33

Bon, le merdier du clônage des autogires depuis le début des années 2000, le Gédéon t'en a causé ici et va pas recommencer l'histoire, donc t'as relire si t'avais pas lu ou si t'as oublié : http://gedeon.de.biyanvrac.over-blog.com/article-19321702.html

 

Bien.

 

Donc, pour résumer pour les flemmards et les mal-comprenants, tout le monde a pompé tout le monde, mais surtout Magni. Ces ritaliens-là ont conçu, fabriqué et fait voler des autogires depuis plus de 40 ans. Le distributeur espagnol en fit un "Ela", puis le distributeur allemand du "Ela", en fit un "Autogiro", en nommant son truc MT03, soit, carrément, une appellation déjà utilisée par le grand-père, Vittorio Magni. Du coup, sont un peu énervés les Italiens et on les comprend ! Pour une fois que c'est pas eux qui copient, faut en plus que, selon le marché, les copieurs fassent mieux qu'eux. Bah si, les ventes de Ela et de Autogiro sont très supérieures à celles de Magni.

 

En France, les autogires sont devenus ULM en 1998. Cette reconnaissance légale était quasiment la première au monde (après l'Italie) et les autres pays, européens notamment, emboitèrent le pas, comme (presque) toujours depuis des siècles que la France est le phare de l'Europe. Si. Avant, en France, l'autogire était un machin à bricoler au fond de son garage et à piloter tout seul, sans guère de possibilité d'apprendre. Grosso modo, ça se passait pas si mal, il y avait une centaine de passionnés en France qui faisaient vivre le truc. Après 1998, c'est devenu ULM et du coup on avait le droit d'acheter un truc tout fait tout fini. Les vieux de la vieille ont bien rigolé : "jusqu'ici, ça coutait trois sous et on était 100, voilà que ça va coûter 50 000 sous et que ça va soi-disant exploser, on se gausse". Bah, gausse-toi, que si, dès l'instant que c'est devenu très beaucoup plus cher, ça a bel et bien explosé. Tous ont ri, de bon cœur au début puis jaunâtre de plus en plus, sauf quelques-uns, qui y ont cru. Parmi eux, un vieux de la vieille, Eric Changeur. Que cet homme-là était déjà bien connu dans le monde des autogireux "bricolos" comme l'un de leurs meilleurs pilotes et techniciens. Pas de ceux qui causent, mais de ceux qui font.

Et donc, le Changeur, sentant que le changement c'est maintenant, s'empressa de prendre la carte Magni. Bien lui en prit, il vendit plus de 250 machines depuis, soit près de 30% de la production totale de Magni en y incluant les déjà quelques centaines produites pour le quasi seul marché italien depuis plus de 20 ans à l'époque. Soit, depuis 1998, plus de 40% de la production, selon les estimations du Gédéon. Forcément : marché officiellement ouvert, seule machine "industrielle" sur le marché, forte demande et, surtout, Eric Changeur est plus que compétent, excellent pilote, mécano hors-pair, imaginatif et tous les superlatifs que tu veux. Pour couronner le tout, le mec est devenu, en 2013, le tout premier champion du monde autogire de l'histoire, loin devant ses concurrents ! Sur un Magni, bien sûr ! Que d'ailleurs, y'a que des Magni ou presque, dans les compètes, ce qui en dit long…

"On ne devrait jamais transmettre son héritage de son vivant", dit un adage d'origine incontrôlée. Voilà pourtant le Vittorio qui transmet sa boîte à ses fils alors qu'il bouge encore. Et alors, les ceux-là, que font-ils, que Biyanvrac te le donne en mile : ils tuent le père, tiens ! Du passé, table rase. A commencer par la France : Eric Changeur est le meilleur revendeur qu'ils n'aient jamais eu dans le monde, il a vendu 40% de la production depuis qu'il est Magni, en assure efficacement le SAV malgré les grandes difficultés de l'usine à fournir des pièces détachées dans des délais inférieurs à 6 semaines, il est devenu le premier champion du monde, tout le monde lui reconnaît ses qualités, son stand à Blois est le seul où on s'amuse encore une fois les portes du salon closes ? Qu'importe, virons-le !

 

Voici qu'un impétrant se pointe, prétend auprès de Magni que Changeur ne fout plus rien, "la preuve les ventes baissent", moi je suis un pro du marketing, je ne pilote pas vraiment des autogires vu que je n'en possède pas, mais je vais réorganiser tout ça, tu vas voir ce que tu vas voir". Que les ventes ont non seulement baissé pour tout le monde dans tous les domaines, mais surtout, pour les autogires, depuis que Magni a de la concurrence à laquelle il tarde à répondre… m'enfin bon, les fils Magni succombent à la sirène. Et la voici, cette sirène, qui envoie des communiqués partout pour dire que, désormais, c'est elle qui assure la distribution via un "réseau d'experts" (qui existait déjà de fait), et que le Changeur n'a qu'à changer de crèmerie. L'autre, vexé, tu parles, on le serait à moins. Pas prévenu, pas au courant, il découvre, comme toi, dans les mags qui ne vont pas au fond de l'info qu'il est zappé du truc. Mais lui, il a un chiffre d'affaires à assurer pour remplir son frigo, comme tout le monde. Du coup, il passe de l'italien à l'espagnol et s'en va voir Ela, qui lui propose la distribution exclusive pour la France, que Ela n'avait jamais accordée à personne, faute de competencias à la hauteur de ses attentes. Ils ont bien compris, eux que quand Changeur se pointe, tu t'aplatis et tu dis "oui Monsieur !"

 

Et alors, les italiens et leur sirène, pour faire semblant de faire bonne figure, s'en vont maintenant raconter que le Eric a été viré parce-qu'il a pris la carte Ela, alors que c'est juste l'inverse, comme le Gédéon vient de le gédéoniser.

 

Par contre, le Eric, ça fait des années qu'il explique, pour vendre ses Magni, que la queue basse y'a que ça de vrai et que les autres n'ont qu'à se retourner la crêpe… va falloir qu'il se démerde avec ça pour aller expliquer, que, finalement, la queue haute de chez Ela, ça peut le faire aussi…

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 10:10

Le Gédéon, comme tout ULMiste plus ou moins connecté, a vu, comme toi, un film qui a été mis en ligne ces derniers jours sur l'internet. Le film qui retrace le "Grand Prix ULM 1983", que si t'as passé les derniers jours dans une grotte, tu peux le voir ici avant de lire la suite :

https://www.youtube.com/watch?v=J1zpFi9ofcg

Bon. Voilà. On est aux débuts de l'ULM, une grosse machinerie organise un "Grand Prix", un tour de France avec posés un peu n'importe où, navigations sans carte sur certaines étapes, gros pognon à ramasser au bout et grands media qui suivent en direct. 96 machines au départ. 3 morts, une dizaine d'abandons, beaucoup de casse, de pannes moteurs, de frayeurs et de larmes…

Que tu t'en souviens pas, peut-être, mais ce truc-là a été catastrophique pour l'ULM ! Vu que y'avait des télés qui suivaient en direct et tous les grands media, pour certains engagés comme équipages avec pas d'heures au compteur et qu'il y a eu des morts en direct et de la casse en pagaille, un certain quotidien a fini par titrer : "ULM : Ultra-Léger Mortel" ! Appellation ensuite reprise par des jités. Va t'en vendre ta passion pour ce machin avec une idée pareille, toi ! Résultat des courses, le développement de l'ULM, qui avait connu en France un démarrage sur les chapeaux de roues, fut considérablement et durablement freiné. Aujourd'hui encore, quand tu dis à ton beauf que tu "fais de l'ULM", il t'imagine dans un de ces machins.

Que ces machins de cette époque, c'étaient (à quelques exceptions près, tout de même), des trucs bricolés au fond du garage par des autoproclamés compétents, avec des moteurs sous-puissants que tu te félicitais à chaque instant qu'ils ne tombent pas en panne là tout de suite, que tu pouvais même en mourir : le premier mort de ce gag, c'est ça : panne moteur au décollage, il se bouffe une charrue malencontreusement posée là.

Et aussi, les machines étaient si instables que suffit de regarder bien la vidéo pour le voir. Sur les images air-air, tu vois les trucs qui se dandinent sur tous les axes, certains "multi-axes" ont visiblement oublié au moins un axe en route, les pendulaires qui pendulent sur tous les axes et surtout en lacet, ça se pose n'importe comment au petit bonheur la chance, ça décolle comme ça peut, les roues pètent, les réducteurs explosent, les larmes fusent… et c'est tellement fragile que ça se pète en vol dès que c'est un peu turbulent. Ça, c'est les deux autres morts, sur deux machines, tant qu'on y est, le même jour et quasiment au même endroit.

Et alors là, le Gédéon, il se dit que bravo, merci à ces pionniers dont certains sont encore là (y'en a même un qui fait actuellement le tour du monde avec son avion solaire), un autre a inventé l'acronyme FFPlUM, un a organisé pendant 30 ans le salon de Blois, tout ça. Super, bravo à eux, bien content qu'ils aient survécu, tout ça.

Mais alors, Biyanvrac, là où il est scié, c'est qu'il y a qui sont nostalgiques de ça… et alors, lui qui n'est pas spécialement progressiste mais apprécie, merci, d'avoir un moteur fiable, une machine éprouvée et des techniques de pilotage enseignées par des qui savent, ne comprend pas. Comment peut-on être nostalgique de ça ? Comment peut-on regretter, en somme, une époque où les ULMistes étaient l'objet des railleries, où les moteurs ne fonctionnaient pas, où les machines étaient mortellement instables, où on nous jetait en pâture à la ménagère de 50 ans qui frissonnait, attendant devant son rôti de veau dominical qu'on se vautre en direct sous ses yeux ?

Et aussi, qui sont-ils, ceux-là qui nostalgiquent ? Ont-ils seulement connu cette période, les ceux-là ? Pour certains, voire pour la plupart, pas. Que ceux qui ont connu, eux, rigolent bien, remercient le ciel de s'en être sortis et, justement, apprécient d'autant plus de pouvoir voler désormais en toute sécurité.

Que les autres, les nostalgiques, le Gédéon leur poserait bien une question : si c'était si tant mieux avant, qui t'empêche de remettre un de ces merdiers en route et d'y aller, toi, faire ton tour de France avec 4% de chances de finir dans du sapin ?

Pas le Gédéon, toujours, mais il a dans l'idée qu'il se passera bien du temps avant que t'y ailles !

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 13:26

Il n’est un mystère pour personne, puisque c’est assumé depuis toujours, que le narrateur des élucubrations du Gédéon est le patron du présent magazine. Ainsi, de temps en temps, Biyanvrac est-il missionné pour aborder des sujets que la plume de l’autre nain (tu vas voir) ne saurait évoquer autrement. Pour les dédramatiser, les approcher avec ironie, voire, éventuellement, couvrir d’une dose de ridicule certaines situations.

Ainsi en est-il d’un coup de fil reçu dernièrement de la part d'un responsable de presse Aéronautique. Avec une majuscule s’il te vous plaît, on cause ici de l’Aviation noble, celle pour de vrai, pas celle des chiffons volants que sommes l’ULM, même, voire surtout, tu vas voir, quand ces chiffons font semblant d’avoir leurs règles comme les grandes. Et alors bon, voici le raisonnement. L’Aviation, la vraie, est supérieure à l’ULM. Au sens hiérarchique, que faut comprendre. C’est la sœur aînée du temps où l’aînée avait des droits sur les cadets, la maîtresse d’école du temps où elle jouait de la règle sur les doigts, le curé du temps où c’est lui qui décidait de ce que tu pouvais faire ou pas, jusque dans ton pucier…

Et, donc. Voilà ce gars, que le Gédéon te donnera pas son blaze, qui donc téléphone pour dire son fait à l’impertinent magazine d’ULM qui se permet d’œuvrer sans en référer à la grande sœur. Rien que ça, mais aussi : ULMiste cause d’éventuellement réfléchir à une évolution des règles, rendue nécessaire par la réalité des faits, pour pléonasmer. Et alors, voilà, il eut fallu que ce magazine se concertât avec la grande gigue avant d’oser exprimer un point de vue partagé par beaucoup et non partagé par ceux qui ont décidé une fois pour toutes que leur opinion était la seule recevable. Et alors donc, une fois cet élément posé, qu’on peut en discuter sans problème, vient le raisonnement qui fait que. On a dit, plus haut, dans les grandes lignes. Mais alors, le celui-là, le voici qui s’en vient expliquer doctement que tu comprends, l’ULM est une aviation inférieure, ses adeptes sont incultes, mauvais pilotes, inaptes et immatures, bref, des nains et que donc, ils ne doivent rien faire sans l’autorisation des grands, des vrais.

Alors là, le Gédéon, il rigole bien ! Comme dirait l’autre, plus besoin d’imagination, voilà que certains lui donnent tout cru sa matière première, à lui qui aime bien rigoler !

Que Biyanvrac t’a déjà expliqué en long, en large et en travers, sur son blog, combien, pour lui, les matures, s’il y a, c’est l’ULM. Mais avant de rappeler ça, une précision utile, nécessaire et salvatrice : la guéguerre avion – ULM, le Gédéon s’en contrefout !

Complètement !

S’il cause ici, c’est juste pour répondre à ceux qui, depuis 30 ans, font, eux, la guerre à l’ULM qui n’en a rien à foutre de leur vie à eux, mais qui commencent, au bout d’un moment, à être un peu fatigués des frustrations de la grande sœur ménopausée qui se rend compte un peu tard qu’elle a raté sa vie. Donc, qui est mature ? Celui qui veut qu’on la lui tienne pour pisser droit, comme l’avion, ou celui qui s’estime assez grand pour se décalotter tout seul, comme l’ULM ? Ouvre ton dico. Ah, tu vois bien !

Ceux-là, de l’avion. Pas tous, juste ceux qui dénigrent l’ULM. C'est-à-dire presque tous, faut être honnête. Ceux-là, de l’avion, donc, ont conchié l’ULM pendant des décennies. Depuis une dizaine d’années, depuis que l’ULM peut ressembler vaguement à des avions, les voilà qui déboulent dans le truc pour profiter des avantages (en les tordant au passage), mais continuent de déverser leur fiel en prétendant nous expliquer comment il faut faire ! Le Gédéon, ici, pense aux politiques : ils ont, depuis 50 ans, ruiné le pays, tous ensemble et avec conviction, mais cela ne les empêche nullement de faire des leçons et expliquer savamment comment ils vont ramasser la crotte qu’ils ont répandu partout. L’avion, tout pareil. Il a cassé son jouet pendant que l’ULM, lui, le faisait grandir proprement et, plutôt que de dire « ok, on a merdé, montrez-nous comment faut faire », non, les eux, là, les voilà qui prétendent venir nous expliquer comment faire pour nous retrouver dans la même mouise qu’eux.

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Et les autres, qu’ils aillent se faire péter dans le nez !

Accessoirement, ULMiste vend deux fois plus que le magazine en question, ce que l’autre sait. De là à ce qu’il comprenne que la grande sœur, désormais, c’est nous, passeront quelques lunes…

Publié dans ULMiste n°19

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:42

1006324 166426426875886 1057152344 nAlors bon, voilà. Un gars fait causer de lui avec son slogan « Hollande démission ». Aucun rapport avec le gédéonisme, si ce n’est que ce mec, depuis 18 mois, tracte sa banderole derrière un ULM. Un Hanuman, même que c’est. Donc, le Gédéon va tâcher de ne pas causer de politique (sinon pour rappeler quelques faits), et rester sur l’ulmitudinal aspect des choses, qui rejoint, forcément et à un moment, le politique, tu vas voir.

 

Faits : depuis 18 mois, donc, David Van Hemelryck, que c’est son blase, au celui, survole la France avec sa banderole « Hollande démission ». Et aussi, il fait des manifs, parfois seul, ou distribue des sifflets sur les Champs-Elysées le jour où le Gédéon, à l’instar du Georges, reste dans son lit douillet, pour que les gens sifflent au passage du président de la République. C’est son droit, il fait tout cela en parfaite légalité, est bien sûr l’objet d’une surveillance rapprochée, mais reste libre, puisque rien d’illégal n’est tenté pendant ses manifestations d’humeur. Ou presque, si, une fois les pandores lui ont piqué son tissu, que les lascars, durant ce temps, qui lui font les banderoles, sont bien contents, ça fait tourner leur commerce !

 

C’est la démocratie, laquelle ne sera vraiment légitime, comme dit le Rousseau, que le jour où un vote décidera à l’unanimité que c’est ce système-là qu’il faut. Que tu vois bien que ce n’est pas possible, laissons donc le JJ rêver au bord du lac et revenons à nos banderoles.

La démocratie c’est donc que le peuple, souverain, tout ça, vote parmi les ceux qui se sont portés candidats et ont annoncé leur programme. Président, c’est cinq ans, que ça dure. Et alors donc, le celui qui a été élu, il est le chef jusqu’au prochain coup. Que si on n’est pas content, on attend la prochaine fois et on vote autrement. Et d’ailleurs, c’est toujours le cas, on est jamais content.

Donc, le dernier coup, on voté contre le celui d’avant. Ce qui fait qu’on a hérité de celui qui était en face, le normal, là, malgré son air de pharmacien de province constipé. Les institutions qu’on a, disent qu’on en a pris pour cinq ans. Et que, sauf manquement grave genre il soumet l’armée française à un ennemi, par exemple, il ne peut être destitué.

Et la démocratie qu’on est dedans, c’est aussi que des sondages peuvent dire que 85% des français sont mécontents. Et la démocratie, c’est aussi que un peut se promener avec sa banderole « Hollande démission » sans être mis au cachot. Et c’est plutôt pas mal, que dit le Gédéon, c’est sain. C’est même la preuve que la démocratie fonctionne parfaitement bien. Que si t’es pas d’accord avec ça, vas-y voir comment que c’est là où que c’est pas la démocratie, pour voir.

 

Mais là où le Gédéon s’agace un peu, justement, c’est que le gars, là, le DVH comme il se dit, affirme haut et fort qu’il fait ça parce-que « on n’est plus en démocratie »… alors que, justement, il prouve le contraire ! Le jour où la France entière commémore du fond de son lit férié tous les morts pour la France, ce mec survole le site sur lequel le président de la cinquième puissance mondiale va se recueillir, avec sa banderole « Hollande démission », devant toutes les télés. Le soir même, il est dans son lit, chez lui, tranquille, après avoir simplement répondu à quelques questions d’usage et démontré qu’il était dans son bon droit. Comme ça, ça se passe. Et le type explique qu’on est pas en démocratie. Ce serait quoi, alors, que demande le Gédéon, la démocratie ? Tiens, en Suisse, qu’on dit que c’est la plus parfaite des démocraties, y’aurait pas possible, ça ! Et chez les Grecs, fondateurs de la démocratie, tu crois que y’avait des Van Hemerlyck qui survolaient les assemblées avec une banderole « casse-toi Σωκράτης ? » Hein ? Alors…

Et aussi et là ça nous concerne davantage, vu que ça donne une image toute pourrie de nos jouets, il dit, ce mec, sur la TV, qu’il risque sa vie, qu’il est un héros, que s’il tombe en panne à 500 pieds il est mort !

Rien que pour ça, le type perd tout crédit aux yeux du Gédéon, que du coup ça l’énerve et il est allé voir de plus près.

Les gars est catho, c’est son droit. Tradi, c’est son droit, messe en latin, tout ça. Anti mariage pour tous, c’est son droit. Pro bonnets rouges, c’est son droit mais déjà moins cohérent. Tout ça, bon. Du coup, logique qu’il soit anti Normal.

 

 

Mais ce que le Gédéon voudrait dire à celui-là, c’est qu’il faudrait bien, avant de crier à ceux qui l’entendent qu’on n’est plus en démocratie, qu’il regarde un peu qui lui a permis, au lui, de tirer sa banderole comme ça. Que y’a qu’en France que tu peux faire ça en ULM. Il te le donne en mille, Biyanvrac : la gauche, celle-là contre laquelle il se bat ! Que la droite, elle, celle de laquelle il se réclame, elle a interdit ce genre de choses, dans les pays qu’elle gouvernait quand l’ULM a commencé à revendiquer des trucs. Reagan, Thatcher, tout ça, pour eux, l’ULM est un avion comme les autres… enfin, moins, vu qu’il a vachement moins de droits mais autant de contraintes. Et alors, Mr Normal, celui dont DVH veut la démission, il était chef de cabinet du porte parole du gouvernement qui a décidé de libéraliser l’ULM, dans les années 1980 !

Tiens, un autre fait historique, pour illustrer le propos gédéonesque : le 25 mars 1977, Chirac devient maire de Paris, qu’il n’y en avait plus depuis 105 ans. Une des premières mesures qu’il prend est de renforcer l’interdiction de survol de Paris par les aéronefs civils, puis, plus tard, faire décréter l’interdiction des ULM dans un rayon de 40 km autour ! Interdiction levée depuis, heureusement, merci pour les meldois. Et alors, tiens-toi bien, pendant la campagne pour son élection, un ULM a survolé Paris (Grande Armée, Champs, Seine, la totale), avec une banderole « votez Chirac ! » Crac, la voilà, la droite dont se réclame le DVH, elle use des armes permises par son opposant, puis les interdit une fois qu’elle a le pouvoir de ! Biyanvrac ne dit pas que la gauche c’est tout bien et la droite c’est caca, non, c’est pas là. Il dit juste des faits.

Alors ? Ce DVH est militaire de formation. Officier, puisque Polytechnicien. En tant que tel, il devrait savoir qu’on ne se bat pas contre celui qui a donné les armes avec lesquelles on prétend l’attaquer. C’est félonie.

Sinon, tiens, pour finir en rigolade : au détour d’une entrevue au Figaro, ce pilote d’ULM qui dit qu’on meurt quand on tombe en panne, explique que son association « Hollande Dégage » vit de dons. Mais que lui, le DVH, facture ses prestations à l’assoss à hauteur de 300 € l’heure de banderole et que, depuis 18 mois, il a facturé 200 heures…

 

Bravo l’artiste !  

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Généralités ulmiques
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:25

5239924_240X180.jpgLe Gédéon a lu avec attention la position de ULMiste sur l’épineuse question des masses des ULM et a bien compris que l’idée est de dénoncer l’absurdité de l’arrêté de 1998, tout ça. Bon, lui, s’en fout, l’est pas concerné, mais enfin, il trouve sympa qu’on s’occupe de ceux qui sont.

Et aussi, il a bien lu, Biyanvrac, les réactions des uns et des autres, sur les forums qui causent anonyme et savent tout, ou même dans les pages de la fédé, qu’on dirait qu’elles ne servent, désormais, qu’à répondre à ULMiste… bon, bah pourquoi pas ?

 

Et alors bon, bien peu d’arguments contraires l’ont convaincu, le Gédéon. A part l’idée qu’il faudrait jalousement garder par devers soi l’exclusivité de la déréglementation, il ne voit pas bien au nom de quelle règle naturelle, physique, philosophique ou même philarmonique il faudrait ainsi prétendre ne pas vouloir partager généreusement la déréglementation, puisque, paraît-il, elle a fait ses preuves.

 

M’enfin, si, un point a retenu son attention, au Biyanvrac : que ça s’appelle l’énergie cinétique à l’impact. En langage courant, ça veut dire que plus t’es gros et lourd, plus le cratère sera profond le jour où tu te vautreras. Comme si se vautrer était une sorte de fatalité, que tôt ou tard ça t’arrivera. Gédéon voit bien qu’il existe des dizaines de milliers de pilotes, toutes activités confondues, qui ne se vautrent pas, c’est-à-dire une écrasante majorité, mais enfin, visiblement, il faut parer au pire et considérer que.

Soit. En effet, selon que l’on pèse 200 kilos en ordre de vol en volant à 80 km/h ou trois tonnes en marchant à 300 km/h, le Gédéon, sans être adepte de physique, admet bien l’idée du truc : dans le premier cas, on arrache un peu d’herbe, dans le second, on fait un trou. Encore que, quand il observe les images de la télé, le Gédéon voit bien que même un avion de ligne de plusieurs dizaines de tonnes ne cratérise pas tellement, il fait juste un sillon, mais passons, ce n’est pas le sujet. Et surtout, ne viens pas lui causer de cet avion, cas unique au monde, qui a littéralement disparu dans son trou un jour de 2001, veut pas d’emmerdes, le Gédéon, hein !

Et alors bon donc, ok, le Gédéon s’incline. Faut pas augmenter la masse au décollage des ULM pour pas qu’ils aillent détruire des maisons à chaque fois qu’ils s’écrasent. Déjà, des maisons, les quelques rares fois où un ULM s’est vautré dessus, il a été avéré que la plupart du temps c’était l’acte volontaire d’un suicidé. Paix à leurs âmes enfin soulagées.

Mais aussi, l’argument, c’est que plus on est léger et lent, moins on a de chances de se vautrer à l’atterrissage suite à une panne moteur. On nous dit donc, comme ça, chez l’Europe, chez la DGAC, chez la fédé et chez les ceux qui suivent sans réfléchir. Ils ont sans doute raison, en tous cas dans la logique : plus t’es léger et lent, plus tout ça. Fort bien.

 

Inclinons-nous.

 

Sauf que. Tu vois bien, il y a encore un « sauf que ». Sauf que, donc, allons voir ailleurs, chez les autres déréglementés. Chez les CNRA, par exemple, les avions de construction amateur. Ces engins-là sont construits dans le garage par des ceux qui ont le temps et la passion pour le faire, que le Gédéon les admire tout plein, que la grâce, la sérénité, des torrents de miel et de filles nues tombent sur eux et toute leur famille pour les 18 générations à venir et tout le truc.

Eux, ils fabriquent donc leur truc chez eux. A un moment, un gars vient les voir pour s’assurer qu’ils ont mis la bonne colle et tout. Puis, à peu près tous les deux ans, rebelote, on vient voir si la colle tient toujours. Et aussi, il faut piloter ça avec un permis avion, visite médicale et tout. Bon. A part ça, ces CNRA sont encore plus déréglementés que les ULM, par exemple sur les moteurs. En ULM, quand Rotax dit que tu dois changer tes bougies toutes les 25 heures, tu dois le faire, sinon t’es en infraction.

Alors que là, en CNRA, non, tu as le droit de prendre un moteur hors potentiel pour mettre sur ton gros machin de deux tonnes. Que oui, tu as droit à quatre places (soit trois passagers) et deux tonnes, tout ça avec un moteur réputé rincé par l’Aviation Civile. Alors bon, attention aux interprétations de travers : le Gédéon trouve très bien qu’ils aient le droit de faire comme ça, vu que ça fait des années que c’est ainsi et que ça se passe très bien. Ce qui prouve, soit dit en passant, que ces histoires de potentiel sont un peu du flan, mais passons.

 

Et donc, t’as compris : pourquoi ces choses-là pourraient voler déréglementé sans risquer de cratériser à chaque fois que ça se vautre, pendant que les ULM, qui volent dans des conditions de navigabilité plus contraignantes au niveau du moteur, ne le pourraient pas ?

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Sécurité
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:05

54973-Life-Is-Simple.jpgAlors bon, il est écrit que l’ULM doit être simple de conception et d’utilisation. Et que du coup, c’est au nom de ce verset que des disent que la classis n’est pas ULM. « Mais non, tu vois bien, c’est tout compliqué tout complexe, que y’a des pièces en mouvement dans tous les sens, que c’est très compliqué à piloter, tout ça ». Ils n’ont pas tort, dans l’absolu, le Gédéon a lu récemment un instructeur hélico de renom, qui explique dans un article en ligne que t’as qu’à te démerder à le retrouver, qui essplique, donc, que « l’hélico, ça n’a qu’une envie, c’est de tuer son pilote ».

Bon. Y’en a des, ils savent ça, que ce machin veut les tuer, mais ils y vont quand-même en jouer. Biyanvrac va pas s’étendre, c’est pas le sujet. Aujourd’hui, c’est pas là. C’est sur le simple, même si ceci explique cela…

 

Alors bon donc, selon certains barbus de l’ULM, si l’ULM n’est pas simple, ce n’est pas un ULM. Ou alors, dans l’autre sens, pour que ce soit un ULM, faut pas que ce soit compliqué. Le Gédéon, il veut bien, il voit bien ce qui est simple. Simple, c’est ouvrir un robinet. Pas simple, c’est remplir une déclaration de revenus et patrimoine et que t’es qu’un pauv’ paysan comme voilà lui, avec des terres que t’exploites, des que tu loues, des que tu jachères, des biens que tu loues à droite à gauche, des vaches pour faire joli, des récoltes qu’il a pas plu cette année, un tracteur à crédit-bail avec option d’arnaque, une habitation que t’habites qu’à moitié, tout ça, faut payer l’sel… par’empe.

 

Tiens, son ulme à lui, pour aller faire le tour du bois : tu vérifies que y’a tous les boulons et draps, du t’assois dessus, tu tires la ficelle, tu comptes jusqu’à un certain nombre le temps que ce soit chaud, puis tu y vas. Vitesse de décollage, palier et approche, très simple : y’en a qu’une. En vol, si tu veux te donner l’air sérieux, tu vérifies ta symétrie… pis t’admires le paysage. Voilà une idée du simple, qu’on peut dire.

 

Mais alors, comme il veut comprendre, le Gédéon est allé voir un de l’ulme moderne, pour voir. Pas si moderne genre en forme de godemichet, non, juste un truc en tuyaux et draps, tout comme le sien. Simple, quoi. ULM, qu’ils disent. Puis il a fait le celui qui sait pas et veut voire comment ça marche. Déjà sur son internet, le mec se la raconte un peu, genre « instructeur d’aviation civile et des environs, labellisé fédé, qualifié radio, agréé jeunesse et sports et comité des fêtes », tout ça…

La machine, le mec lui explique comment ça marche, ce qu’il faut vérifier avant de s’assoir dedans, tout. Rien que ça, t’en as pour une demi-heure et encore, le mec dit que pour aujourd’hui on la fait courte ? Que faut des outils pour voir le moteur et une échelle pour mettre de l’essence. Par contre, la plupart des éléments structurels et de commandes sont masqués par du drap, donc on verra pas dans quel état c’est… Simple, quoi, ulme, quoi.

 

Et alors, enfin, on pose son cul. Avant même la mise en route du bourrin, commence toute une série de tests… « non mais allo, quoi » pour tester le téléphone, que pour l’instant, vu que le moteur tourne pas, y’a pas besoin, m’enfin les voilà avec ces trucs sur les oreilles, donc faut tester. Test que les portières sont fermées. ‘Fin, les « portières », les plaques de Tupperware qu’on a mis là pour comme si, pour être précis. Test de la pompe… alors ça, Biyanvrac, il veut comprendre. L’essence est dans les ailes, donc très au-dessus du moteur. Dans son idée, ça descend donc par gravité, ou alors faut qu’on explique. Bah là, non, on te nous a mis une pompe pour envoyer l’essence au moteur… test des instruments, des ceintures, des boutons tout partout, tout ça, bon. Mise en route, enfin, que voilà dix minutes qu’on cuit dans cet aquarium en plein soleil.

 

« XX (te dira pas où que c’était, veut pas d’ennuis), au parking pour la roulade vers la 86, rappel au point d’arrêt ». Alors, qu’il te dise : c’est un terrain ULM, y’a trois machines dans le seul hangar, personne en vue, c’est le matin tôt d’un jour où les gens travaillent (ou vont chercher leurs minimasossiaux, que c’est ça leur travail à des), mais bon, faut causer à personne dans la radio.

Point d’arrêt. Encore tout un tas de tests de ci et de mi, on roule en racontant qu’on roule, on s’aligne. « Plein volets ». Bon, on plein volette, on roule on décolle, pas quand on le sent comme ferait un pilote qui sent, mais quand le truc affiche les « paramètres » qui vont bien…

Et alors là, aussitôt le décollage et jusqu’au posé, qu’ils ont juste fait un tour de piste, ce ne sera qu’une liste incessante et interminable d’actions diverses et variées : et demi-cran de volets, et quart de cran d’arc vert et arc blanc et bille et pompe et dépompe et repompe et réchauffe le carbu et déréchauffe le carbu, reréchauffe, qu’on dirait qu’on est en train de démarrer une centrale nucléaire… tout ça en racontant à ton copain imaginaire où t’en es dans tout ce merdier. Et t’as jamais pu regarder dehors…

 

Enfin, au bout de trois minutes, l’annonce salvatrice : « On est en finaaaale, on est en finaaale, on est, on est… ». Ben pour le Gédéon, ça s’arrêtera là, il a compris ce qu’il voulait voir.

 

Ceux qui disent, comme ça, que la classis c’est pas ulme parce-que pas simple, faut qu’ils expliquent un peu ce qui est simple, que le Gédéon a dans l’idée qu’ils se sont un peu perdus en route…

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 06:22

800_2-dc9f1d01cb.jpgAh, la classe 6… l’hélicohuelle, comme dit le Gédéon, que pour t’expliquer encore une fois, voici : dans ULM, le « M », c’est « motorisé », que ça veut dire. Et alors, vu qu’un hélicoptère non motorisé, ça n’existe pas, Biyanvrac dit que le « M » est en trop, du coup c’est un « hélico UL », prononcé comme susditement.

Bon. On va pas revenir sur la façon dont ça s’est mis en place et tout, que finalement et le Gédéon amende son honorabilité, on dirait que ça se passe pas si mal et tant mieux !

 

On va causer aujourd’hui d’un fabricant des. Comme déjà dit, tout plein se lancent dans la bataille en parvenant à convaincre leurs actionnaires (qui sont en fait des mécènes, mais ils le savent pas encore, enfin si y’en a des qui viennent de le savoir, tu vas voir tu vas voir), que ça va tout casser, que d’ici peu, tout le monde volera en hélicohuelle, que y’aura plus rien d’autre qui compte et tout.

Et alors donc, parmi les ceux-là, y’en a un qu’il s’appelle BHR Aircraft Corporation. Déjà, ça le fait, le machin « corporation », que ça fait international et tout. La région Aquitaine, quand elle existait encore (elle respire encore, ok, mais plus pour longtemps), a accordé 1 million d’euros de subvention et des investisseurs privés ont posé 7 millions d’euros sur la table. Enfin, c’est ce que dit le journal « Sud-Ouest » et vu que le Gédéon n’a pas moyen de vérifier, il dit comme ça. Et alors, le BHR, splendides locaux tout neufs, une vingtaine de salariés, des ingénieurs, pilotes d’essais, tournées sur les salons et tout. Eurocopter n’a qu’à bien se tenir ! Enfin, d’Eurocopter, y’a plus, que maintenant c’est « Airbus Helicopters » que ça se dit. Ce qui ne veut rien dire, note bien, que ces hélicos ne sont pas des bus, mais enfin bon, on s’en fout.

Bon, ce BHR. Une petite dizaine d’années d’existence, donc bien avant que la classe 6 ne devienne une réalité. A la base, ils fabriquent un hélico que ça s’appelle le Fandango. Cellule autoporteuse en carbone, moteur Lycoming, bipale, biplace, 430 kg à vide pour 700 kg de masse maximale. Cette machine est destinée à être certifiée, pour concurrencer directement le Cabri, hélico français conçu par un de Eurocopter, qui commence à sérieusement faire de l’ombre au jusque-là indécrottable Robinson 22 états-unien.

Bon, prototypage, essais en vol, paperasses de certification, tout ça tout ça, ça prend du temps. Les actionnaires actionnent.

Aussitôt la classe, voici BHR qui annonce le sien, de jouet 6. Avec la même cellule que le Fandango. L’excellent magazine ULMiste, pour lequel le Gédéon travaille présentement, émit alors des doutes : peut-on conserver la même cellule autoporteuse en carbone (donc pas légère et incompressible), et gratter 150 kg sur la mécanique ? Bien sûr, on traita ULMiste de tous les noms, que c’est un scandale, faites-les taire et tout.

Soit, taisons-nous.

Sauf que. Sauf que, en mai 2013, BHR annonce l’homologation classe 6 de son Mustang (modèle allégé du Fandango, donc), et diffuse abondamment le document de référence de la DGAC ! Soit, ULMiste s’est trompé, il est possible de retirer 150 kg d’un hélico sans compromettre sa sécurité ! Soit.

Voici donc notre BHR Aquitain qui expose ses hélicos sur son site et les salons, comme suit : le Fandango certifié en CNSK (en attendant une certification sans restriction) et le Mustang homologué ULM (ils disent « certifié », que ça fait mieux, mais bon…).

Et nous voici à Blois, en 2013. Le Mustang vole tout plein tout beau jaune et propose d’ailleurs des démos qui cassent pas des briques…

Mais alors, ce Mustang, il est immatriculé « F-WHAF ». Tout le monde devrait donc se demander quoi ni qu’est-ce : pourquoi qu’il est pas identifié ULM ? … des clous ! La presse, unanime, reporte avoir vu voler le Mustang ULM, enfin homologué pour la plus grande joie des clients, la fédéplume se félicite de l’arrivée de ce nouveau dans la famille, des vidéos « journalistiques » circulent sur internet dans lesquelles le type de BHR annonce (la voix un peu tremblotante quand-même), que le truc est « éligible classe 6 ».

 

Tous ? Eh non, on a toujours le petit Gaulois de la presse ULM, qui dit comme ça dans sa livraison de septembre 2013, dans le compte-rendu de Blois, à propos de ce Mustang : « il est affirmé qu’il a obtenu son homologation classe 6 depuis fin mai, pourtant, la machine est immatriculée en « F-W », parce-que la pesée de la DGAC a établi qu’elle est trop lourde pour être un ULM. Ce qui n’empêche nullement le fabricant de le vendre comme tel… on vit une époque formidable ! »

Comment ULMiste a su ? Tout simplement en passant un coup de fil à la DGAC, ce qui est le b-a ba du métier…

 

Malgré cela et parce-que les gens ont envie d’entendre ce qu’ils veulent entendre et non pas la vérité, des clients ont fait des chèques pour acheter leur beau Mustang ULM. Tu parles, tout les magazines (sauf un, mais faut pas le lire, c’est caca) et même la fédé a dit que c’est un ULM, alors !

Dans l’intervalle et pour la petite histoire, le Fandango, dans la même veine, n’a pas obtenu sa certification CNSK, mais BHR affirme quand-même que mais si ! Le Gédéon sait comment la supercherie a fonctionné mais ne dira rien, c’est dans les mains de la justice et faut pas commenter.

 

Bah voui, que en juillet 2014, les actionnaires ont dit stop, on coupe tout. Du coup, liquidation judiciaire, et plainte au pénal des actionnaires contre les dirigeants. Et pourquoi la plainte ? Pour avoir laissé croire à tous, y compris aux actionnaires, que les machines avaient bel et bien reçu les certifications et homologations prétendues en produisant des documents à la véracité douteuse…

 

Le Gédéon, y dit ça y dit rien, mais s’il comptait parmi les ceux qui ont fait des chèques, il associerait dans sa plainte les organismes qui ont prétendu que le Mustang était bien homologué classe 6, que ça fait d’eux des complices objectifs des mensonges de BHR…

 

 

Billet publié dans ULMiste n°17

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 13:15

logo_dgac.jpg« La DGAC, c’est rien que des méchants, des nuisibles, des qui veulent notre mort, tout ça ». Voilà ce qu’on entend ici ou là et surtout partout, à propos d’une administration qui, constitutionnellement, est au service des usagers, comme toutes les autres et non pas l’inverse, comme ça se constate pour d’autres, parfois, que dit le Gédéon.

Alors bon, ainsi, la DGAC serait, à l’instar d’autres administrations (fisc, affaires agricoles ou autres), uniquement mue par la volonté de nuire aux pauvres petits pilotes que nous sommes. Pourtant, Biyanvrac, qui observe et a de la mémoire, constate que non seulement il n’en est rien, mais, dans une mesure certaine, ce serait même à peu près l’exact opposé. Tiens, la dernière en date, par exemple : le renouvellement des cartes d’identification, que l’on continue à nommer « jaunes » alors que voilà plus de dix ans qu’elles sont devenues blanches. Jusque-là, fallait renouveler tous les deux ans, jusque-là. C’était un moyen, pour les fonctionnaires, de savoir où en est le parc de machines, que vu que c’est pas certifié, ces bêtes-là, nos ulmes, bah fallait bien un moyen de savoir qui vole, qui s’est croûté, qui a transformé son ulme en barnum, etc. Bon, très bien. Ben dis-donc, maintenant, y’a plus ! La carte « jaune », qui est devenue blanche, l’est tout à fait complètement, désormais : carte blanche ! On n’a plus rien à déclarer, c’est valable à vie, faudra juste, bien sûr, la modifier en cas de cession.

Et alors, tiens-toi bien, personne ne l’avait demandée, celle-là ! La fédé qui affirme passer son temps à prendre notre défense face à une administration tatillonne et justifie ainsi son train de vie, aussi surprise que toi, la fédé, sur ce coup-là.

Et, tiens donc, remontons dans l’histoire. L’arrêté de 1998, par exemple. Il y avait moins de 4000 adhérents à la fédé, en ce temps-là, que ses dirigeants étaient tellement pourris (du moins, ça s’était tellement su), que les ULMistes ne s’y reconnaissaient plus. Et alors donc, cet arrêté qui faisait passer l’ULM d’un cadre réglementaire très limité à un qui l’était beaucoup moins, bah ils l’ont fait tous seuls, à la DGAC, sans que personne ne demande vraiment. Tout juste un petit « détail » de rétroactivité prétendue a-t-il été éliminé par un cabinet d’avocats, mais pas sur ordre de la fédé de l’époque, non, sur l’initiative et les deniers personnels d’un pro de l’ULM, Pascal Chanéac, qui s’est depuis cassé la pipe en auto. Salut Pascal et merci encore !

Donc, sur ce coup-là, la DGAC a été sympa de sa propre initiative et sans qu’on lui demande. Et aussi, tiens, l’arrêté de 86, qui posait définitivement que l’ULM français ne sera pas certifié et que ses pilotes n’auraient pas à payer leur racket à la médecine aéronautique. En 86, la fédé était symbolique et l’ulme encore plus… pourtant, c’est la DGAC, toute seule encore, qui a décidé de nous foutre la paix ! Et aussi l’arrêté sur les terrains ULM, etc., etc.

Et donc, aussi loin qu’on remonte et quel que soit le sujet, la DGAC a toujours été bienveillante à notre égard. Faut-il dire merci merci ? Sans doute, mais peut-être, aussi, pouvons-nous nous poser la bonne question : pourquoi ?

Là, le Gédéon, langue de tepu comme d’habitude, va te dire : parce-qu’ils ont pas envie de bosser, tiens ! T’imagines le tableau si les 16 000 ULM français étaient certifiés ? Le boulot que ça serait ? Mettre un coup de tampon sur une carte « jaune » tous les deux ans, même ça ils avaient plus envie de faire, alors tu vois le genre !

Par contre et réciproquement (salut Pierre), il y en a des, de nuisibles. Du côté de l’Europe, si tu vois le genre. Ceux-là, oui, ils nuisent, dans tous les domaines, tiens. Non pas que le Gédéon soit antieuropéen ou quoi et de toutes façons ses opinions, il les garde d’autant plus pour lui qu’il n’en a pas, d’opinion… mais en tous cas, comme de plus en plus de gens, il pense, le Gédéon, que cette Europe-là, si elle nous empêche de nous foutre sur la gueule comme on l’a fait pendant des siècles, tant mieux. Quitte à ce qu’on unisse nos forces pour aller taper sur la gueule des autres, comme on le fait depuis 70 ans, surtout si les autres sont des bazanés...

Mais enfin, pourquoi que, pour pas se foutre sur la gueule (entre nous, donc), il faudrait qu’on mange la même pomme à la même heure d’Oslo à Lisboa, ou qu’on vole sur le même avion, avec le même stocolant dessus, avec le même permis et les mêmes contraintes inventées par des qui ne savent même pas comment ça vole… hein, pourquoi ? Alors là, oui, la fédé fédète et se défend contre ces méchants. Et merci. Et bon courage… et vive la FFPlUM et longue vie à son président !!! (NDLR, aucune ironie ici !)

Mais, de toutes façons, c’est perdu d’avance, tôt ou tard ils auront le dernier mot, comme ils l’ont dans tous les domaines, à un moment ou l’autre…

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 12:23

 

100_0821.jpgHa ha, une histoire belge ! Ne te trompe pas, le Gédéon n’est pas du genre à se jeter dans la nasse et à suivre le troupeau. Donc à se moquer des Belges juste parce-qu’ils sont Belges et qu’il est français, donc jaloux et frustré. Non. Pas de ça chez lui. Biyanvrac aime les Belges, l’a déjà dit et montré.

Et là, tu le sens venir, le voici, le voilà, crac, tadaaaaa, il arrive, toc-toc : « mais ».

 

Mais, donc. Ornicar aussi…

 

Mais, faut admettre que, parfois, les Belges ont le chic pour donner le fouet, tout ça. Si, par exemple, ici, par exemple :

Depuis hier, les Belges ont une règlementation paramoteur. Le Gédéon a vu sur le Facedebouc du magazine qui le publie que « les paramotoristes belges ont leurs règles ». Bon, il est jaloux, il aurait aimé la trouver tout seul, celle-ci. Si, que tu vas voir qu’on leur met bien profond, avec ces règles et que du coup tu vas voir ce que ça va faire.

Mais bon, donc, pour commencer, on a dit, une petite histoire belge authentique, et après, non, c’est du sérieux, tu verras. En préambule au bla bla de 14 pages, voici la définition du paramoteur au Royaume de Belgique, que tu vas halluciner, y’a quand-même bien une trentaine de personnes, à la louche, qu’a du relire le texte avant sa parution !

« Paramoteur : un aéronef léger « foot-launched » de type monoplace ou biplace qui se compose d'un parapente souple et d'un système de propulsion porté sur le dos ou monté sur une construction sur roue. »
Alors, oui, certes, les Belges, comme d’autres pays, n’ont pas leur langue à eux et du coup ils usent celles de leurs voisins. Et alors, pour se comprendre tout à fait sans se taper dessus, ils font en anglais. Why not? Waillenote, mais encore faudrait-il, pour cela, comprendre ce qu’on dit. « Foot-launched », ça signifie en français « décollage et atterrissage à pieds ». Donc, pour la Belgique, le paramoteur est un aéronef comme ça, à pieds. Sauf que dans la même phrase, on dit que c’est un truc à pied qu’on peut mettre sur des roulettes et, un peu plus bas, que le biplace peut peser jusqu’à 200 kg à vide hors carburant ; pour décoller ça à pieds, va falloir se lever tôt !

 

Fin de l’histoire belge, soyons sérieux, main’nant.

 

Bon, en gros, les règles du paramoteur sont les mêmes que pour les autres ULM, qu’on en a déjà parlé ici : visite médicale aéro, manuel d’utilisation/entretien, carnet de vol, carnet de route machine, test en vol calendaire, tout ça, comme l’avion.

Sinon ; vols exclusivement en espaces non contrôlés et hors zones à statut particulier ; vols acrobatiques interdits, donc Slalomania, out!, terrains temporaires aux exigences plus épaisses que pour les terraines permanents en France, mais c’était déjà le cas pour les autres ULM. Par exemple, un terrain temporaire, qui doit être déclaré et agréé et tout ça, bon, ne peut pas se trouver à moins de 300 m d’une habitation. Un paramoteur ne peut donc décoller que d’une parcelle libre de toute habitation, d’un diamètre de 600 m au minimum. Pour trouver ça en Belgique, à part dans les Ardennes (Alpes Belges), va falloir courir ! Et en plus, le nombre de mouvements y est limité, sans que l’on sache qui va compter…

Ah oui, d’ailleurs, le paramoteur, en Belgique, n’est pas rattaché à la fédé ULM, c’est la loi d’hier qui le dit, mais à la fédé paramoteur. Diviser pour mieux régner, les Belges savent faire, c’est dans leur ADN et c’est la raison pour laquelle les technocrates européens se sont installés chez eux…

 

Bon, pour faire court. C’était quoi, depuis 30 ans, le paramoteur en Belgique ? Il n’existait pas officiellement. Donc, on lui foutait la paix. Il volait sur les terrains ULM, n’était pas immatriculé, restait hors espaces réglementés, bien tranquillement, se formait selon les standards internationaux qui ont fait leurs preuves, organisait des rassemblements et des compétitions et unissait quelques centaines de pilotes, tout ça. Bon. Mais certains, comme d’hab, voulaient pouvoir se mettre des galons sur les épaulettes et surtout, qu’ils disent, s’assurer. Bon là, la solution existait, il suffisait de passer le brevet ULM paramoteur français et s’assurer en France. Ce que font la majorité des pilotes ULM francophones des autres classes d’ULM en Belgique.

Le paramoteur était donc peinard. Que là, crac, un 9 juillet, donc en départ de saison, on lui dit, paf : « tu ne voleras pas cette année ».

 

Ben non. Que pour voler cette année, il faut d’abord nommer les moniteurs transitoires qui seront habilités à délivrer le brevet. Puis passer le brevet, théorique et pratique. Puis la visite médicale. Puis faire agréer ta machine, que pour ça tu devras présenter un manuel d’utilisation, que aucun constructeur ou presque ne fournit… tout ça. T’es pas sorti des ronces…

 

Ou alors, tu es déjà pilote paramoteur dans le système français et tu restes en règle en Belgique.

 

Et alors, donc, seule solution viable qui fait qu’au final c’est le paramoteur français et la FFPlUM qui sont les grands gagnants de l’affaire : les paramotoristes belges purs et durs, donc ceux qui ne sont jamais posé la question des lois, vont devoir opter pour le moins contraignant, donc le système français. On va donc compter quelques centaines de paramotoristes et paramoteurs de plus cette année en France.

 

On leur envoie nos contribuables, ils nous renvoient leur ULMistes !

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:37

 

Le Gédéon t’a déjà causé du parachute et de ce qu’il en pense, notamment ici.

 

Pour résumer, on dit, ici ou là, que le parachute ne sert que si on a fait le con et qu’en conséquence, on peut s’en passer pour peu qu’on fasse pas le. Imparable. Sauf que, résumons toujours, le Gédéon pense que les cons ont aussi le droit à une seconde chance, eux comme leur passager, du reste. La peine de mort a été abolie, même pour les cons. Et d’ailleurs ça fonctionne : le parachute sauve tous ceux qui s’en servent dans de bonnes conditions.

 

Biyanvrac pensait la cause entendue, non pas suite à son blabla, mais juste grâce à une certaine idée du bons sens à peu près universel.

 

newsletter_securite_juillet_2014-1.jpgSauf que. Sauf que, dans le bulletin de sécurité mensuel de la FFPlUM initiative louable que le Gédéon applaudit des quatre mains, on peut lire en ce pas très joli mois de juillet que « le parachute n’est pas un dispositif de sécurité. » Au contraire, nous dit la fédéplume, de l’antidérapant sur les marchepieds des ULM trois-axes ou de la ceinture de sécurité ; sans développer.

 

Petit cours magistral sur la sécurité : selon le Littré « ensemble de mesures destinées à éviter un accident ou un dommage éventuel ».

 

Il faut ici distinguer la sécurité active de la sécurité passive.

 

 

 

Sécurité active :

 

Dite « sécurité préventive » ou « primaire », ce sont les mesures que l’on prend en amont pour éviter la survenance d’un accident. Restons en l’air, ce sont les mesures réglementaires que l’on prend pour que tout se passe bien : formation sérieuse, règles de l’air (prévention des abordages, conditions VMC, radio sur terrains contrôlés par exemple), etc. Mais aussi dès la conception de la machine : comportement sain en toutes circonstances, confort, visibilité, niveau vibratoire, freinage, vitesse minimale, etc.

La sécurité active est donc ce qui participe à l’évitement de l’accident. Nous sommes dans la première proposition du Littré « éviter un accident ». Dans le postulat de la fédé, le marchepied est un élément de sécurité active.

 

Sécurité passive :

 

Dite « sécurité palliative » ou « secondaire ». Ben voilà, crac, malgré les mesures de sécurité active, un a fait le con (plus ou moins) et paf, voilà l’accident qui arrive. Bon bah, là, on a pitié du qu’à merdé et on lui propose un certain nombre d’éléments qui vont limiter les conséquences de sa bévue : ceinture de sécurité, appuie-tête, airbag, renforts latéraux, casque, extincteur, etc. La sécurité passive est donc ce qui va permettre de limiter les effets du merdage. On est dans la seconde proposition du Littré « limiter… un dommage éventuel ». Dans le postulat de la fédé, la ceinture de sécurité est bien un élément de sécurité passive.

 

Mais alors, le parachute, il va où dans tout ça ? Selon la fédé, nulle part. Ce n’est « pas un dispositif de sécurité ». Donc, ni active, ni passive. Pourtant, le Gédéon a dans l’idée que selon ce qu’il vient de rappeler (sans rien inventer bien sûr, il s’agit de données universellement admises), le parachute serait bien un élément de sécurité passive. Ou pas ?

 

Alors bon, la fédé sort le fameux argument des opposants au parachute (si, ça existe…), qui disent comme ça, donc que « oui mais si t’as pas fait le con t’en as pas besoin et que du coup, avec le, tu peux faire un peu plus le con que si t’en avais pas ». Certes, cela existe, sur la route on nomme cela le « syndrome ABS ». Tu appuies un peu plus parce que tu sais que ton auto va un peu rattraper tes conneries.

 

Et alors ?

 

Et alors, le Gédéon s’en est déjà expliqué. Et alors, on va encore dire que Biyanvrac fait du « antifédé primaire ». Il répète donc que, selon lui, le véritable ami est celui qui te dit que tu merdes quand tu merdes, selon lui. Pas celui qui applaudit à chacune de tes paroles. En ce sens, du reste, Biyanvrac se réjouit d’avoir beaucoup d’amis, notamment du côté de Maisons-Alfort !!!

 

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Ils en causent

Le trimestriel de la FFPlUM, fédération française d’ULM, a publié jusqu'en juin 2010 certains des billets gédéonesques. Ils sont signalés comme tels en bas de page, et mis en ligne après parution papier. Ceci ne vaut en aucun cas imprimatur pour les propos tenus ici.

Le Wiktionnaire cite Gédéon de Biyanvrac !

 

wiki.jpg 

Sans compter les nombreux forums qui relaient systématiquement les élucubrations Gédéonesques. Y compris en traduction automatique… doit pas être triste...

 

Mais aussi, bien entendu, le magazine ULMiste !

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mise-en-garde.jpgLes informations contenues dans le présent site ne constituent qu’une libre interprétation bouffonesque qui n’engage que Gédéon de Biyanvrac. Il appartient à chacun de vérifier leur véracité via la documentation aéronautique officielle, et par la consultation des documents cités. L’auteur décline toute responsabilité quant à toute conséquence que pourrait avoir une mauvaise interprétation des présentes élucubrations.