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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:05

Il y a deux sortes d'ULMistes. Bon, plus que deux et mêmes des qui ne sont d'aucune sorte, hein, mais le Gédéon est dans la caricature, comme toujours.

 

Il y deux sortes, donc : les fiers et les complexés.

 

Les premiers, pas forcément de la première heure et les seconds, pas forcément arrivés d'hier ou d'avant-hier.

Les fiers sont heureux de voler en ulme, parce-que c'est ça qui leur plaît, qu'ils aiment et sont capables d'être autoresponsables, parce-que l'idée de sauver sa peau et sa machine en cas de souci mécanique ou dérèglement météo leur convient davantage qu'une autre idée de l'aviation, bref, ils se font plaisir et n'ont rien à prouver à personne.

 

Puis, il y a les autres, les complexés. On les trouve essentiellement dans le multiaxe, les ceux-là. Un peu ailleurs aussi et pas tous, caricature, ok, mais amalgame, non, que c'est puni par les lois, cet amalgame, de nos jours, ma bonne dame et tout.

Et alors, donc, dans ce multiaxe, y'en a des, ils font pas ça juste pour le fun de dire qu'ils volent en ulme et que voilà, mais parce-que eux, ce qui les fait rêver, c'est les avions gros, lourds, chers et tout. Voire même les autobus du ciel, que, si, y'en a des que ça fait rêver, les autobus du ciel. Imagine un peu, comme si par exemple, parce-que tu aimes l'automobile, tu dois absolument t'intéresser au dernier né de la gamme Magelys… bah non, on peut aimer l'automobile et tellement ignorer les bus que, comme toi en ce moment, on tape sur son gogol pour savoir ce que c'est que ce "Magelys"…

 

Et alors bon, et alors ? Et alors, on s'en fout, que chacun s'intéresse à ce qu'il veut et se passionne où ça lui chante. Mais, dans son coin, merci et sans vouloir imposer son point de vue à quiconque. Que là, le Gédéon va digresser un peu, tiens. On l'accuse, ici ou là, voire partout, de vouloir imposer son point de vue. Or, point. Lui, s'exprime. Argumente parfois. Est contredit avec justesse et raison, rarement.

Mais s'il s'exprime, la plupart du temps, c'est plutôt, se trouve-t-il que, pour répondre, précisément, à ceux qui imposent leur vue à eux de qui se passionnent pour les Magelys volants. Jusqu'à prétendre imposer non pas seulement le centre d'intérêt après tout légitime, mais l'approche globale, jusque dans la formation, qui, elle, ne fait pas tellement ses preuves, du moins dans notre système français que c'est du celui-là qu'il cause, Biyanvrac.

 

Par exemple. Pendant des décennies, en avion de bus, on apprenait à piloter avant d'aller prendre des passagers : vol à voile, avion léger, glissades, PTS, PTU glissées, voltige, pannes, tout. Tout comme les ULM, au début, ont fait. Pour justement, résister à la dérive qu'ils observaient chez les plus gros. Lesquels gros se mettaient, plutôt que de piloter et apprendre à, à étudier tout plein de trucs théoriques, que vas-y que je te mets des maths, de la physique, des formules savantes à foison, du cerveau d'ingénieur. Et de pilotage, de moins en moins. Du coup, les aéroclubs… enfin, certains aéroclubs, que dans l'avion c'est comme partout, y'a de tout, ils ont copié-collé, vu que les instructeurs, notamment les blancs-becs tout fraîchement sortis du moule et ne trouvant pas encore de poste dans un bus, ont appliqué comme on leur a dit : on ne pilote plus, on gère des formules et systèmes. Panne moteur, c'est plus tu regardes en bas où ça pose, tu pilotes ton avion jusqu'au sol, non, c'est tu ouvres le manuel page "panne moteur", tu lis et tu fais les calculs. Pendant ce temps, ton alarme hurle "STALL STALL STALL STALL" et toi, tu restes tout tiré, que le manuel il te dit pas quoi faire du manche… et tu finis au fond de l'Atlantique. "Toute ressemblance, gna gna gna… n'est pas fortuite".

 

Et du coup, dans l'ulme, en voilà des qui copient-collent aussi ces méthodes foireuses qui ont fait leurs preuves. Si, la preuve de leur inefficacité, voire de leur nuisibilité.

Tant qu'il s'agit d'initiatives isolées, tant pis pour ceux qui auront choisi cette école sans se renseigner, mais quand on voit la fédé, notre fédéplume, celle-là même qui ne sait même plus que son nom s'écrit FFPlUM et non pas FFPLUM, se jette dans cette galère-là, le Gédéon, lui, prend peur. Ainsi, dans sa dernière lettre de sécurité, cette fédéplume nous raconte que, pour faire face aux accidents imputés aux fortes chaleurs, il faudrait y aller de calculs savants pour savoir de combien de pouillèmes de mètres, avec ton aéronef surmotorisé comme le sont quasiment tous les ULM, ta distance de décollage va s'allonger. Et même, le rédacteur de cette lettre explique, le plus sérieusement du monde, qu'il a rembarré sans ménagement, voire avec une pointe de mépris, un ULMiste qui lui expliquait que lui, il préférait sentir sa machine "à l'ancienne" et y aller au "feeling". Piloter, quoi. Que notre fédé s'embarque dans ce genre de posture inquiète notre Gédéon au plus haut… surtout que si on s'amusait à voir un peu de près qui se vautre le plus, de celui qui sent ou de celui qui calcule, on rigolerait jaune…

 

Et alors, tiens-toi bien, ils l'ont fait, eux-là, les gros, d'aller voir. Et ils on re-retourné leur veste fissa ! A partir de dorénavant, pour devenir pilote de ligne, il faudra à nouveau un peu moins calculer (juste un peu moins, hein, faut pas rêver non plus), mais aussi, voire surtout, retourner tâter du planeur, de l'avion de voltige, de la panne moteur et de la glissade ! Piloter !

 

Crac ! Le problème, quand on prend tout le temps le train en marche sans regarder où il va, c'est qu'on est toujours à la bourre de quelques stations… et alors, quand ce sont nos dirigeants qui sont dans ce train à la bourre, ça inquiète, ou pas ?

 

Quant à l'idée selon laquelle ce seraient les fortes chaleurs qui foutent les machines au tas (et sans regarder de près qui se vautre, c'est pas là), le Gédéon a sa petite idée, tiens. Le printemps 1968 a connu de très bons chiffres en matière de sécurité routière. Si, tu peux vérifier, ça comme le reste.

Et comment ça ? Comment ça que c'était la pénurie d'essence et que personne ne roulait !

 

Et alors, on se vautre davantage quand il fait beau, parce-qu'on vole plus. C'est tout. Et qu'on calcule ou pas… enfin plutôt, si, plus on calcule, plus on se. Et plus on "sent", moins on se. C'est un peu ça que voulaient démontrer les ULMistes, à la base. Et c'est qu'ils ont fait pendant des années et que les récalcitrants, ceux qui n'entrent pas dans le moule fédéplumesque, continueront de faire !

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:46

Bon, alors, ayé, un avion électrique a traversé La Manche.

 

La Manche, elle a déjà été traversée des milliards de fois. En bateau, d'abord, bien sûr. Puis à la nage et, globalement, par tous les moyens de locomotion qui existent et existeront. Même à pieds et à vélo, depuis qu'on a creusé un tunnel dessous cette Manche-là. On pourrait, en mode "old school", se demander si c'était bien une bonne idée d'ailleurs, que les habitants de l'île qu'est de l'autre côté n'ont jamais pu ni su ni voulu s'entendre avec personne, mais bon, hein, faut croire que pour eux il était bon que le reste de l'humanité les découvre, vu qu'ils ont su imposer leur langue et leur culture à tous.

 

Et alors, cette-là Manche a été traversée par la voie des airs, aussi. En 1909, que c'était, Blériot, tout ça. Le mec était à peine pilote, n'avait pas un rond, avait bricolé son truc vite fait et hop : traversée de La Manche en mode solidement burné. Pas seulement première traversée de La Manche, note bien, mais premier survol maritime, premier vol aussi long (ou presque), première navigation pas tellement à vue. Bref, là, y'avait de l'exploit. Puis très vite après, furent domptés la Méditerranée, par un Réunionnais qui ne jouait pas au tennis, puis l'Atlantique, officiellement par un Ricain, etc.

 

En 2015, La Manche, c'est une banalité. Même pas. Une banalité, on en parle, pour dire une banalité, qu'on dit, justement. Y'a des trucs dont on ne parle pas, tellement c'est même pas digne d'être banal. Comme la couleur de ton slip, par'empe, on n'en parle pas, de ton slip. Que voilà ce qu'est le même pas banal.

En matière d'engins plus ou moins volants, La Manche a été "domptée" en avion, donc, par le Blériot.

Puis, ensuite, La Manche, tous les engins volants s'y sont collés : ballon à air chaud ou à air pas chaud, planeur, paramoteur, parapente, kite-surf, engin volant à pédales… même le Rossy avec son improbable porte de frigo biréacteur l'a fait, le truc !

Et, côté pilotes de loisir, La Manche, c'est tout aussi banal. Qu'ils soient ULMeux ou avionneux, nombre d'aviateurs ont accroché La Manche à leur carnet de vol, en se rendant compte une fois que c'est fait, que bof bof, le temps de cligner de l'œil et c'est fait.

 

Mais alors bon, y'a un truc qui n'avait jamais été fait : un avion électrique n'avait jamais traversé La Manche !

 

Ah, fallait donc le faire. Et fallait que Airbus soit le premier. Aujourd'hui, roulement de tambours, 10 juillet 2015, date Historique avec un grand H et un grand Ique, c'est fait : "La Manche a été domptée par l'é-lec-trique ! Grâce à Airbus, qui confirme son leadership, bla bla, tout ça". Comme ça, qu'il a dit, le mec de la télé ! Chevalet, qu'il s'appelle, le type. Voilà des décennies qu'il nous explique en long en en travers les secrets des choses scientifiques sur toutes les chaînes de télé. Et le Gédéon ne peut que l'écouter, le gars est ingénieur Arts et Métiers et a fait ses preuves plus d'une fois. Mais, plus d'une fois aussi, le Gédéon s'est demandé si des fois, sans tomber dans le complot ou quoi, (que rien que l'idée te discrédite pour l'éternité et au-delà), le Chevalet ne nous prenait pas un peu pour des neuneus.

 

Bah, là, le Gédéon, il en a confirmation. On est des neuneus !

 

La vérité, c'est que La Manche en aéronef électrique a été domptée pour la première fois en 1981 !!! Solar Challenger, qu'il s'appelait, l'avion. MacCready, que s'appelait son concepteur. Que si tu t'intéresses à l'aviation légère et que tu sais pas qui est ce MacCready, c'est comme si tu prétends t'intéresser à la haute couture et que tu connais pas YSL…

Et alors, attends, le truc n'a pas juste traversé la Manche en décollant de la plage (donc de Calais), pour se poser sur la plage de l'autre côté (Dover). Non, le truc a volé de la France vers la Grande-Bretagne, en parcourant 262 km !

 

Depuis, personne n'a fait mieux. En tous cas au-dessus de La Manche en électrique. Un ULM électrique a passé La Manche en août 2009, pour marquer le coup du centenaire de Blériot. Là aussi, banal. Ça fait des années que l'ULM électrique fonctionne et se vend, avec une heure d'autonomie. Il faut à peine 30 mn pour traverser La Manche sur un truc hyper lent, donc, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Du coup, Gérard Thevenot, le concepteur et pilote du premier ULM électrique sur La Manche, n'en fit pas six caisses. Il traversa et se tut.

 

Mais alors, le Gédéon, il veut bien se laisser aller à entendre la tentation du complot mediatico-industriel, tiens. Airbus, c'est le fleuron de notre industrie et savoir-faire. Y'en a d'autres, note bien, mais là, c'est de celui-là qu'on cause. C'est européen quand ça échoue, mais bien Français quand ça réussit (si, ça arrive !). Et donc, juste parce-que c'est Airbus qu'est derrière, hop, les journalistes oublient de journalister et copient-collent ce qu'on leur dit de ? Que c'est une première et un exploit ?

 

Bon, ok, des aéronefs électrifiés ont déjà traversé La Manche. Mais, on va dire, le premier, c'était plutôt un planeur et le second un ULM (beurk !). Il fallait donc entendre, dans cette première, qu'un Avion, avec un grand A, propulsé par l'électricité, a traversé La Manche pour la première fois. Vu comme ça, on veut bien et peu importe qu'il soit en fox-whisky, donc pas encore vraiment un avion, au niveau des règles.

 

Sauf que, même pas… hier, 9 juillet, le Cri-Cri électrique de Duval a fait le truc, lui aussi en whisky et lui aussi en bimoteur ! Airbus a tenté de l'en empêcher, même que ! Si si, que non content de tordre la réalité historique et annonçant une première qui ne l'est pas, Airbus tord aussi ses concurrents potentiels. Pipistrel le sait, qui voulait faire voler son Alpha-Electro au-dessus de La Manche il y a quelques jours. Airbus, via Siemens, fabricant du moteur du Pipistrel et partenaire du machin électrique de Airbus, a interdit à Pipistrel La Manche, en prétendant que son moteur ne doit pas survoler l'eau. Et alors, donc, le Duval, lui, a eu interdiction de décoller. Du coup, il a décollé sur le dos de son Broussard, comme il le fait en démo.

 

Et voilà comment tout le monde, depuis ce matin, se paluche avec ça en reprenant l'info qui n'en est pas une : Airbus a volé La Manche pour la première fois ! Le Gédéon aime bien cet anglicisme, tiens…

 

Chipotons : Solar Challenger était 100% photovoltaïque et Thevenot volait avec une pile à combustible. Donc, Airbus (le Cri-Cri, on n'en parle plus, hein, il a fait son truc juste pour balancer une crotte de nez à Airbus), a été le premier à passer La Manche avec des batteries. Vu comme ça, ok.

 

Sauf que, les meilleurs spécialistes, non contaminés par les idéologies plus ou moins dominatrices, admettent volontiers qu'en matière d'aviation, les batteries n'ont guère d'avenir. Que l'avenir, il faut le chercher dans le solaire (comme Solar Challenger et Solar Impulse), dans l'hybride ou dans l'hydrogène…

 

C'est-à-dire, ce qu'ont fait Solar Challenger ou Thevenot ! Airbus, fleuron de notre industrie et savoir-faire, n'a guère que 34 ans de retard sur l'avenir…

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:19

Le Gédéon t'a déjà causé moult fois (voire plus que moult), du paramoteur et de ce qu'il en pense. Que t'as qu'à relire un peu ici ou là pour voir. Pour résumer en partie, oui, le paramoteur serait un peu la continuité la plus légitime aux yeux des légitimistes de cet "esprit ULM" que d'aucuns (mais pas le Gédéon comme tu sais), cherchent à faire vivre. Avec ses tares, hein, qui sont du reste les mêmes que celles de l'ULM des débuts : des moteurs qui tombent en panne tous les trois matins, du matos qui casse vite et revient donc très cher à l'usage, des décollages jamais garantis et des destinations aléatoires. L'esprit ULM des débuts, à fond, sauf que 30 ans après les débuts du et sans visiblement vouloir vraiment se fiabiliser comme les autres. Bon, il fait ce qu'il veut et de toute façon, il se débrouille, vu qu'il n'aime pas qu'on s'occupe de lui ou qu'on lui suggère des suggestions…

 

Sauf que quoique…

 

Sauf que quoique, à y regarder d'un peu plus près, il se pourrait bien que, justement, le paramoteur ne soit pas si tant le celui qui serait le plus ULM des ULM. Dans l'esprit. Or, c'est le plus important. Que l'esprit ULM, s'il fallait vraiment en chercher un contour, ce n'est pas au niveau de la machine, de sa masse à vide, de son infiabilité, de son domaine de vol ou de son prix au kilo qu'il faudrait le chercher, que ces données ont vachement évolué au fil des ans (oui, bon, sauf dans le paramoteur, comme on vient de le dire, toujours aussi peu fiable, guère plus léger mais de plus en plus cher…). Chez les autres, masse à vide et domaine de vol ont grandement évolué. On est passé du simple surface monovitesse qui signe une grande victoire quand il arrive à passer de l'autre côté de la colline sans casse au machin en plastique qui fait le tour du monde en IFR en quelques jours. Alors, y'en a des, ils disent que ce dernier n'est plus ULM. D'une part, ils n'ont pas plus de légitimité que le Gédéon pour dire qui en est ou pas (ni moins), mais, surtout, selon le Gédéon et son avis discutable, l'ULM, au-delà de ses caractéristiques techniques ou de son prix, ce qui le caractérise, l'ULM, c'est le celui qui joue avec ! En priorité sur toute autre considération.

 

Le celui qui conduit un ULM (qui le "pilote", qu'il se dit, pour faire la classe !), est avant tout un être responsable ! De son état à lui, de celui de sa machine, de ce qu'il en fait, tout ça. En France du moins, et c'est ce qui fait que les autres ne peuvent pas nous comprendre et qu'on causera jamais la même langue. Sauf dans le paramoteur, qui est autoresponsable à peu partout.

Et alors, justement, pendant qu'il est autoresponsable partout, il ne veut plus l'être en France, là où il se prétend ULM… on lui propose de devenir déréglementé à la façon du vol libre qui s'en porte très bien et bien mieux que le moteur : "non, on veut pas, on veut qu'on nous la tienne pour faire droit !" Et le Gédéon te passe les détails, il t'en a déjà causé.

 

Et alors, le dernier truc, c'est le slalom. Tape sur ton youtube "slalom paramoteur", ça évitera au Gédéon de t'expliquer avec des mots qu'il maîtrise modèle médiocre.

Donc, c'est une course au pylône. Ça commence à faire des années que ça existe, ce truc. D'abord en mode démo sur tel ou tel rassemblement, puis une initiative privée a créé le "Parabatix", qui était une course-spectacle réservée à des pilotes triés sur le volet et connus pour leur talent et leur capacité à limiter leur fougue devant un public.

Puis, tout de suite après, la fédé a récupéré le truc (a volé le truc, disent des du Parabatix), et a décidé d'en faire une compète ouverte à tous. Après tout, pourquoi pas, tout ce qui peut tirer le niveau vers le haut est positif. D'ailleurs, faut admettre que ça se passe plutôt bien : des dizaines de compètes organisées depuis 4 ou 5 ans, des centaines de paramotoristes qui s'y sont essayés et, globalement, très peu de casse. 5 ou 6 blessés plutôt pas trop lourds, dans le sens sans séquelles. Donc, bilan plus qu'honorable.

 

Mais, hier, crac, un mort. Aux championnats du monde, qu'entretemps le truc était devenu mondial et tant mieux !

Le Gédéon ne sait pas plus que toi le comment du quoi. Il n'en sait donc que ce racontent ceux qui ont vu. Ils ont vu un gars (paix à son âme et tout), qui tape dans un pylône. Donc, a priori et si c'est ça, une erreur. Jusqu'ici, les cartons étaient dus à la turbulence de sillage, que le mec, fatalement, traverse sans cesse. La sienne, donc. Que les paramotoristes, férus de science comme ils le sont, appellent ça "la traînée", ce qui ne veut rien dire mais bon, l'essentiel est de se comprendre…

 

Un mort donc. Et voilà les moralisateurs de service, presse spécialisée paramoteur en tête, qui s'en viennent réclamer sur les résossossios des règles, des lois, des contraintes et des limites… bref, des qu'ont rien compris à l'autoresponsabilité de l'ULM, quoi…

 

Autoresponsable comme devrait l'être l'ULM ou tout aéronef aspirant à le devenir, c'est par exemple le TT de l'Île de Man, par exemple. Là aussi, youtube t'en dira plus : une course de motos qui fait le tour d'une île, donc en plein champs, villages, monts et vaux. 60 km que les meilleurs bouclent en 17 mn, soit à une moyenne autour de 250 km/h. Un truc de psychopathes ! Il y a, chaque année, 2,5 morts, depuis plus de 100 ans que cette course existe. Parmi lesquels, de temps en temps, un spectateur qui se prend une brêle dans les tibias.

Bah, tu crois que ça couine et que ça réglemente ? Bah non, ça dit juste "voici le tarif, si tu veux en jouer tu joues, si tu flippes tu restes chez mémé". C'est ça, autoresponsable comme devrait l'être le slalom dans l'esprit ULM, que dit le Gédéon. Soit tu veux en jouer et tu acceptes le tarif, soit tu flippes et tu restes chez mémé.

 

Mais alors, que ce soient ceux qui restent chez mémé qui exigent que ce soit réglementé, là, le Gédéon, ça le scie ! Surtout pour demander des règles qu'ont rien à voir avec les cartons. Les ceux-là qui savent tout mais ne comprennent rien, veulent limiter la surface alaire à un minimum et la puissance à un maximum… quel rapport avec les accidents qu'il y a déjà eus ?

 

Non, ce paramoteur-là n'est certainement pas l'avenir de l'ULM…

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Published by Gédéon de Biyanvrac
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:34

Il est bien rare que le Gédéon s'en aille commenter des trucs qui n'ont pas de lien avec l'aviation en général et l'ULM en particulier. Et donc bon, s'il en cause, d'un truc qu'à rien à voir, c'est pour y revenir, au sujet duquel qu'il cause.

 

Uber. Voilà des mois que ce truc existe et propose à des de faire taxi et d'autres de faire client. C'est tout pareil. Enfin, même mieux, qu'ils disent, vu que c'est connecté, que le mec vient te chercher chez toi, t'ouvre la porte, te lèche les pieds, t'offre de la flotte, ne t'impose pas "rire et chansons", est bien poli avec la dame, tout ça. Et en plus, pas plus cher qu'un tacos classique, voire moins, qu'on dit. Et alors bon donc, les taxis, eux, achètent à crédit leur auto, leur passe-droit qui coûte, à Paris, plus cher que leur maison, ont des horaires fixes de fou, des charges sociales de dingue, des clients d'autant plus désagréables qu'ils ont décidé une fois pour toutes que les taxis parisiens (entre autres), sont des mauvais coucheurs arnaqueurs et tout le truc.

 

Voilà.

 

Et donc, les taxis, ils sont pas contents et le Gédéon les comprend. Eux bossent dur et paient cher, pendant que les autres bossent quand ils ont le temps, ne paient aucune charge et ne sortent jamais tout nus : leur machin connecté leur dit où et quand est le client, pas besoin de tourner derviche en attendant d'être hélé par l'aléatoire client. Et donc, grosses manifs, blocages du périf, le gouvernement s'en mêle enfin et décrète que c'est illégal. Enfin ! Tout le monde le savait, mais il fallait que le ministre le dise. Soit taxi et une profession règlementée et tout le monde se réglemente. Soit ça l'est pas et tout le monde s'uberise. Que là, d'un côté ça bosse dur et ça paie, de l'autre ça prend Uber et l'argent d'uber… (oui bon, tout ça pour ça…).

 

Le rapport avec l'ULM ? Il est ici, le rapport : pendant qu'on nous dit que Uber est illégal et que tu vas voir ce que tu vas voir, pendant que les progressistes expliquent que Uber est l'avenir et tout va s'uberiser en mode participatif, bah, dans l'ULM (comme dans tout un tas d'autres domaines), ça fait des décennies qu'on s'est ubérisé. A donf, même que.

 

Depuis 1901.

 

Que le Gédéon aimerait bien qu'on lui explique la différence. On a, dans nos activités, d'un côté des professionnels qui baptisent, enseignent, gèrent des terrains, organisent des sorties, vendent du matos, en se levant tous les matins pour bosser trois semaines par mois pour tout le monde et une semaine pour leur frigo, pendant que d'autres, en mode uber participatif, baptisent, enseignent, gèrent des terrains, organisent des sorties voire vendent du matos en achats groupés, sans payer de charge ni taxe d'aucune sorte, donc avec des tarifs deux fois inférieurs à ceux du pro… la France est décidemment toujours en avance sur son temps et si on appelait pas encore ça "uberisation", l'associatif, quand il se résume à exercer la même activité que des pros mais sans les couts et contraintes, c'est bien la même chose, ou pas ?

 

Mieux qu'on est en avance sur notre temps, même ! Notre Uber à nous vit et se développe en toute légalité, voire sous les encouragements ! La fédé à laquelle le pro cotise paie la formation des instructeurs Uber. Leur offre la protection juridique qu'elle refuse au pro qui la finance, l'Etat subventionne le Uber avec l'argent que le pro gagne pendant les trois semaines par mois qu'il passe à transpirer, les huissiers aux portes…

 

Alors bon, quoi ? Anti-associatif, le Gédéon ? Non pas. Mais quand l'associatif concurrence déloyalement les pros, si. Et alors, ces pros, qui lisent ce billet avec satisfaction, peut-être bien qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent. Z'ont qu'à y aller, aux aussi, bloquer le périf…

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:31
Dominique Méreuze

Le Gédéon a perdu son "Papa" ! Et oui, quoi qu'on en pense ou quoi qu'on puisse interpréter du fond de sa vallée, Gédéon Galouzeau de Biyanvrac est un peu beaucoup une invention de Dominique Méreuze ! Difficile à admettre, quand on songe combien Biyanvrac ne s'interdit pas de s'en prendre à sa fédé comme à tout.

Et pourtant…

Le 2 mai 2007, exactement. Non pas que la date ait été notée où que ce soit, mais il se trouve simplement que c'était le jour du consternant débat d'entre deux-tours de la présidentielle française. Dans un hôtel en région parisienne. L'auteur de ces lignes a pris rendez-vous avec le Préz pour lui présenter son "Réglo ULM", dictionnaire de la réglementation, et lui demander une préface. Ce que Dom accepte, bien sûr ! Puis, à son tour et regrettant que ULM Info soit par trop austère (c'est un peu la loi du genre des magazines fédéraux) : "Pierre-Jean, j'aimerais que tu y animes une chronique "poil à gratter", un truc qui bouscule un peu. Tu as carte blanche, pour autant que tu n'insultes pas, et l'idée serait de faire parler un personnage, de façon anonyme."

Le personnage, il existait plus ou moins. Il avait été créé pour illustrer un article. Mais il n'avait jamais donné son avis. Voilà, Gédéon Galouzeau de Biyanvrac avait enfin une tribune, grâce à un Président de fédé d'une ouverture d'esprit telle qu'il put demander à l'un des rares à oser le contredire en face de s'exprimer publiquement. Puis, les deux se sont assis devant la TV pour commenter les "joutes oratoires" de deux candidats quasiment aussi illettrés l'une que l'autre… en échangeant des avis sur le fond avec d'autant plus de liberté qu'ils savent qu'ils ne sont pas incompatibles.

On avait bien affaire ici à un homme à double facette : commandant de CRS, certes, mais en santiags et blouson de cuir ! Une facette étant consubstantielle à l'autre. Et réciproquement.

Disons donc que ULM Info, c'était le côté CRS. Biyanvrac, c'était le côté tiags !

Puis, ULM Info a été invité à se séparer des ses tiags, dans des conditions sur lesquelles il est inutile d'épiloguer. Biyanvrac a donc pris son propre chemin sur internet, ce qui lui permet de s'exprimer bien plus souvent et à plus de gens ! Le CRS en tiags, lui, le regretta, mais devait bien, de temps en temps, laisser quelque marge de décision à ceux qui statutairement l'entourent…

Les désaccords ne sont pas toujours là où on les voit, que dirait le Gédéon.

Les peines non plus…

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Published by Gédéon de Biyanvrac
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:33

Bon, le merdier du clônage des autogires depuis le début des années 2000, le Gédéon t'en a causé ici et va pas recommencer l'histoire, donc t'as relire si t'avais pas lu ou si t'as oublié : http://gedeon.de.biyanvrac.over-blog.com/article-19321702.html

 

Bien.

 

Donc, pour résumer pour les flemmards et les mal-comprenants, tout le monde a pompé tout le monde, mais surtout Magni. Ces ritaliens-là ont conçu, fabriqué et fait voler des autogires depuis plus de 40 ans. Le distributeur espagnol en fit un "Ela", puis le distributeur allemand du "Ela", en fit un "Autogiro", en nommant son truc MT03, soit, carrément, une appellation déjà utilisée par le grand-père, Vittorio Magni. Du coup, sont un peu énervés les Italiens et on les comprend ! Pour une fois que c'est pas eux qui copient, faut en plus que, selon le marché, les copieurs fassent mieux qu'eux. Bah si, les ventes de Ela et de Autogiro sont très supérieures à celles de Magni.

 

En France, les autogires sont devenus ULM en 1998. Cette reconnaissance légale était quasiment la première au monde (après l'Italie) et les autres pays, européens notamment, emboitèrent le pas, comme (presque) toujours depuis des siècles que la France est le phare de l'Europe. Si. Avant, en France, l'autogire était un machin à bricoler au fond de son garage et à piloter tout seul, sans guère de possibilité d'apprendre. Grosso modo, ça se passait pas si mal, il y avait une centaine de passionnés en France qui faisaient vivre le truc. Après 1998, c'est devenu ULM et du coup on avait le droit d'acheter un truc tout fait tout fini. Les vieux de la vieille ont bien rigolé : "jusqu'ici, ça coutait trois sous et on était 100, voilà que ça va coûter 50 000 sous et que ça va soi-disant exploser, on se gausse". Bah, gausse-toi, que si, dès l'instant que c'est devenu très beaucoup plus cher, ça a bel et bien explosé. Tous ont ri, de bon cœur au début puis jaunâtre de plus en plus, sauf quelques-uns, qui y ont cru. Parmi eux, un vieux de la vieille, Eric Changeur. Que cet homme-là était déjà bien connu dans le monde des autogireux "bricolos" comme l'un de leurs meilleurs pilotes et techniciens. Pas de ceux qui causent, mais de ceux qui font.

Et donc, le Changeur, sentant que le changement c'est maintenant, s'empressa de prendre la carte Magni. Bien lui en prit, il vendit plus de 250 machines depuis, soit près de 30% de la production totale de Magni en y incluant les déjà quelques centaines produites pour le quasi seul marché italien depuis plus de 20 ans à l'époque. Soit, depuis 1998, plus de 40% de la production, selon les estimations du Gédéon. Forcément : marché officiellement ouvert, seule machine "industrielle" sur le marché, forte demande et, surtout, Eric Changeur est plus que compétent, excellent pilote, mécano hors-pair, imaginatif et tous les superlatifs que tu veux. Pour couronner le tout, le mec est devenu, en 2013, le tout premier champion du monde autogire de l'histoire, loin devant ses concurrents ! Sur un Magni, bien sûr ! Que d'ailleurs, y'a que des Magni ou presque, dans les compètes, ce qui en dit long…

"On ne devrait jamais transmettre son héritage de son vivant", dit un adage d'origine incontrôlée. Voilà pourtant le Vittorio qui transmet sa boîte à ses fils alors qu'il bouge encore. Et alors, les ceux-là, que font-ils, que Biyanvrac te le donne en mile : ils tuent le père, tiens ! Du passé, table rase. A commencer par la France : Eric Changeur est le meilleur revendeur qu'ils n'aient jamais eu dans le monde, il a vendu 40% de la production depuis qu'il est Magni, en assure efficacement le SAV malgré les grandes difficultés de l'usine à fournir des pièces détachées dans des délais inférieurs à 6 semaines, il est devenu le premier champion du monde, tout le monde lui reconnaît ses qualités, son stand à Blois est le seul où on s'amuse encore une fois les portes du salon closes ? Qu'importe, virons-le !

 

Voici qu'un impétrant se pointe, prétend auprès de Magni que Changeur ne fout plus rien, "la preuve les ventes baissent", moi je suis un pro du marketing, je ne pilote pas vraiment des autogires vu que je n'en possède pas, mais je vais réorganiser tout ça, tu vas voir ce que tu vas voir". Que les ventes ont non seulement baissé pour tout le monde dans tous les domaines, mais surtout, pour les autogires, depuis que Magni a de la concurrence à laquelle il tarde à répondre… m'enfin bon, les fils Magni succombent à la sirène. Et la voici, cette sirène, qui envoie des communiqués partout pour dire que, désormais, c'est elle qui assure la distribution via un "réseau d'experts" (qui existait déjà de fait), et que le Changeur n'a qu'à changer de crèmerie. L'autre, vexé, tu parles, on le serait à moins. Pas prévenu, pas au courant, il découvre, comme toi, dans les mags qui ne vont pas au fond de l'info qu'il est zappé du truc. Mais lui, il a un chiffre d'affaires à assurer pour remplir son frigo, comme tout le monde. Du coup, il passe de l'italien à l'espagnol et s'en va voir Ela, qui lui propose la distribution exclusive pour la France, que Ela n'avait jamais accordée à personne, faute de competencias à la hauteur de ses attentes. Ils ont bien compris, eux que quand Changeur se pointe, tu t'aplatis et tu dis "oui Monsieur !"

 

Et alors, les italiens et leur sirène, pour faire semblant de faire bonne figure, s'en vont maintenant raconter que le Eric a été viré parce-qu'il a pris la carte Ela, alors que c'est juste l'inverse, comme le Gédéon vient de le gédéoniser.

 

Par contre, le Eric, ça fait des années qu'il explique, pour vendre ses Magni, que la queue basse y'a que ça de vrai et que les autres n'ont qu'à se retourner la crêpe… va falloir qu'il se démerde avec ça pour aller expliquer, que, finalement, la queue haute de chez Ela, ça peut le faire aussi…

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 10:10

Le Gédéon, comme tout ULMiste plus ou moins connecté, a vu, comme toi, un film qui a été mis en ligne ces derniers jours sur l'internet. Le film qui retrace le "Grand Prix ULM 1983", que si t'as passé les derniers jours dans une grotte, tu peux le voir ici avant de lire la suite :

https://www.youtube.com/watch?v=J1zpFi9ofcg

Bon. Voilà. On est aux débuts de l'ULM, une grosse machinerie organise un "Grand Prix", un tour de France avec posés un peu n'importe où, navigations sans carte sur certaines étapes, gros pognon à ramasser au bout et grands media qui suivent en direct. 96 machines au départ. 3 morts, une dizaine d'abandons, beaucoup de casse, de pannes moteurs, de frayeurs et de larmes…

Que tu t'en souviens pas, peut-être, mais ce truc-là a été catastrophique pour l'ULM ! Vu que y'avait des télés qui suivaient en direct et tous les grands media, pour certains engagés comme équipages avec pas d'heures au compteur et qu'il y a eu des morts en direct et de la casse en pagaille, un certain quotidien a fini par titrer : "ULM : Ultra-Léger Mortel" ! Appellation ensuite reprise par des jités. Va t'en vendre ta passion pour ce machin avec une idée pareille, toi ! Résultat des courses, le développement de l'ULM, qui avait connu en France un démarrage sur les chapeaux de roues, fut considérablement et durablement freiné. Aujourd'hui encore, quand tu dis à ton beauf que tu "fais de l'ULM", il t'imagine dans un de ces machins.

Que ces machins de cette époque, c'étaient (à quelques exceptions près, tout de même), des trucs bricolés au fond du garage par des autoproclamés compétents, avec des moteurs sous-puissants que tu te félicitais à chaque instant qu'ils ne tombent pas en panne là tout de suite, que tu pouvais même en mourir : le premier mort de ce gag, c'est ça : panne moteur au décollage, il se bouffe une charrue malencontreusement posée là.

Et aussi, les machines étaient si instables que suffit de regarder bien la vidéo pour le voir. Sur les images air-air, tu vois les trucs qui se dandinent sur tous les axes, certains "multi-axes" ont visiblement oublié au moins un axe en route, les pendulaires qui pendulent sur tous les axes et surtout en lacet, ça se pose n'importe comment au petit bonheur la chance, ça décolle comme ça peut, les roues pètent, les réducteurs explosent, les larmes fusent… et c'est tellement fragile que ça se pète en vol dès que c'est un peu turbulent. Ça, c'est les deux autres morts, sur deux machines, tant qu'on y est, le même jour et quasiment au même endroit.

Et alors là, le Gédéon, il se dit que bravo, merci à ces pionniers dont certains sont encore là (y'en a même un qui fait actuellement le tour du monde avec son avion solaire), un autre a inventé l'acronyme FFPlUM, un a organisé pendant 30 ans le salon de Blois, tout ça. Super, bravo à eux, bien content qu'ils aient survécu, tout ça.

Mais alors, Biyanvrac, là où il est scié, c'est qu'il y a qui sont nostalgiques de ça… et alors, lui qui n'est pas spécialement progressiste mais apprécie, merci, d'avoir un moteur fiable, une machine éprouvée et des techniques de pilotage enseignées par des qui savent, ne comprend pas. Comment peut-on être nostalgique de ça ? Comment peut-on regretter, en somme, une époque où les ULMistes étaient l'objet des railleries, où les moteurs ne fonctionnaient pas, où les machines étaient mortellement instables, où on nous jetait en pâture à la ménagère de 50 ans qui frissonnait, attendant devant son rôti de veau dominical qu'on se vautre en direct sous ses yeux ?

Et aussi, qui sont-ils, ceux-là qui nostalgiquent ? Ont-ils seulement connu cette période, les ceux-là ? Pour certains, voire pour la plupart, pas. Que ceux qui ont connu, eux, rigolent bien, remercient le ciel de s'en être sortis et, justement, apprécient d'autant plus de pouvoir voler désormais en toute sécurité.

Que les autres, les nostalgiques, le Gédéon leur poserait bien une question : si c'était si tant mieux avant, qui t'empêche de remettre un de ces merdiers en route et d'y aller, toi, faire ton tour de France avec 4% de chances de finir dans du sapin ?

Pas le Gédéon, toujours, mais il a dans l'idée qu'il se passera bien du temps avant que t'y ailles !

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 13:26

Il n’est un mystère pour personne, puisque c’est assumé depuis toujours, que le narrateur des élucubrations du Gédéon est le patron du présent magazine. Ainsi, de temps en temps, Biyanvrac est-il missionné pour aborder des sujets que la plume de l’autre nain (tu vas voir) ne saurait évoquer autrement. Pour les dédramatiser, les approcher avec ironie, voire, éventuellement, couvrir d’une dose de ridicule certaines situations.

Ainsi en est-il d’un coup de fil reçu dernièrement de la part d'un responsable de presse Aéronautique. Avec une majuscule s’il te vous plaît, on cause ici de l’Aviation noble, celle pour de vrai, pas celle des chiffons volants que sommes l’ULM, même, voire surtout, tu vas voir, quand ces chiffons font semblant d’avoir leurs règles comme les grandes. Et alors bon, voici le raisonnement. L’Aviation, la vraie, est supérieure à l’ULM. Au sens hiérarchique, que faut comprendre. C’est la sœur aînée du temps où l’aînée avait des droits sur les cadets, la maîtresse d’école du temps où elle jouait de la règle sur les doigts, le curé du temps où c’est lui qui décidait de ce que tu pouvais faire ou pas, jusque dans ton pucier…

Et, donc. Voilà ce gars, que le Gédéon te donnera pas son blaze, qui donc téléphone pour dire son fait à l’impertinent magazine d’ULM qui se permet d’œuvrer sans en référer à la grande sœur. Rien que ça, mais aussi : ULMiste cause d’éventuellement réfléchir à une évolution des règles, rendue nécessaire par la réalité des faits, pour pléonasmer. Et alors, voilà, il eut fallu que ce magazine se concertât avec la grande gigue avant d’oser exprimer un point de vue partagé par beaucoup et non partagé par ceux qui ont décidé une fois pour toutes que leur opinion était la seule recevable. Et alors donc, une fois cet élément posé, qu’on peut en discuter sans problème, vient le raisonnement qui fait que. On a dit, plus haut, dans les grandes lignes. Mais alors, le celui-là, le voici qui s’en vient expliquer doctement que tu comprends, l’ULM est une aviation inférieure, ses adeptes sont incultes, mauvais pilotes, inaptes et immatures, bref, des nains et que donc, ils ne doivent rien faire sans l’autorisation des grands, des vrais.

Alors là, le Gédéon, il rigole bien ! Comme dirait l’autre, plus besoin d’imagination, voilà que certains lui donnent tout cru sa matière première, à lui qui aime bien rigoler !

Que Biyanvrac t’a déjà expliqué en long, en large et en travers, sur son blog, combien, pour lui, les matures, s’il y a, c’est l’ULM. Mais avant de rappeler ça, une précision utile, nécessaire et salvatrice : la guéguerre avion – ULM, le Gédéon s’en contrefout !

Complètement !

S’il cause ici, c’est juste pour répondre à ceux qui, depuis 30 ans, font, eux, la guerre à l’ULM qui n’en a rien à foutre de leur vie à eux, mais qui commencent, au bout d’un moment, à être un peu fatigués des frustrations de la grande sœur ménopausée qui se rend compte un peu tard qu’elle a raté sa vie. Donc, qui est mature ? Celui qui veut qu’on la lui tienne pour pisser droit, comme l’avion, ou celui qui s’estime assez grand pour se décalotter tout seul, comme l’ULM ? Ouvre ton dico. Ah, tu vois bien !

Ceux-là, de l’avion. Pas tous, juste ceux qui dénigrent l’ULM. C'est-à-dire presque tous, faut être honnête. Ceux-là, de l’avion, donc, ont conchié l’ULM pendant des décennies. Depuis une dizaine d’années, depuis que l’ULM peut ressembler vaguement à des avions, les voilà qui déboulent dans le truc pour profiter des avantages (en les tordant au passage), mais continuent de déverser leur fiel en prétendant nous expliquer comment il faut faire ! Le Gédéon, ici, pense aux politiques : ils ont, depuis 50 ans, ruiné le pays, tous ensemble et avec conviction, mais cela ne les empêche nullement de faire des leçons et expliquer savamment comment ils vont ramasser la crotte qu’ils ont répandu partout. L’avion, tout pareil. Il a cassé son jouet pendant que l’ULM, lui, le faisait grandir proprement et, plutôt que de dire « ok, on a merdé, montrez-nous comment faut faire », non, les eux, là, les voilà qui prétendent venir nous expliquer comment faire pour nous retrouver dans la même mouise qu’eux.

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Et les autres, qu’ils aillent se faire péter dans le nez !

Accessoirement, ULMiste vend deux fois plus que le magazine en question, ce que l’autre sait. De là à ce qu’il comprenne que la grande sœur, désormais, c’est nous, passeront quelques lunes…

Publié dans ULMiste n°19

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:42

1006324 166426426875886 1057152344 nAlors bon, voilà. Un gars fait causer de lui avec son slogan « Hollande démission ». Aucun rapport avec le gédéonisme, si ce n’est que ce mec, depuis 18 mois, tracte sa banderole derrière un ULM. Un Hanuman, même que c’est. Donc, le Gédéon va tâcher de ne pas causer de politique (sinon pour rappeler quelques faits), et rester sur l’ulmitudinal aspect des choses, qui rejoint, forcément et à un moment, le politique, tu vas voir.

 

Faits : depuis 18 mois, donc, David Van Hemelryck, que c’est son blase, au celui, survole la France avec sa banderole « Hollande démission ». Et aussi, il fait des manifs, parfois seul, ou distribue des sifflets sur les Champs-Elysées le jour où le Gédéon, à l’instar du Georges, reste dans son lit douillet, pour que les gens sifflent au passage du président de la République. C’est son droit, il fait tout cela en parfaite légalité, est bien sûr l’objet d’une surveillance rapprochée, mais reste libre, puisque rien d’illégal n’est tenté pendant ses manifestations d’humeur. Ou presque, si, une fois les pandores lui ont piqué son tissu, que les lascars, durant ce temps, qui lui font les banderoles, sont bien contents, ça fait tourner leur commerce !

 

C’est la démocratie, laquelle ne sera vraiment légitime, comme dit le Rousseau, que le jour où un vote décidera à l’unanimité que c’est ce système-là qu’il faut. Que tu vois bien que ce n’est pas possible, laissons donc le JJ rêver au bord du lac et revenons à nos banderoles.

La démocratie c’est donc que le peuple, souverain, tout ça, vote parmi les ceux qui se sont portés candidats et ont annoncé leur programme. Président, c’est cinq ans, que ça dure. Et alors donc, le celui qui a été élu, il est le chef jusqu’au prochain coup. Que si on n’est pas content, on attend la prochaine fois et on vote autrement. Et d’ailleurs, c’est toujours le cas, on est jamais content.

Donc, le dernier coup, on voté contre le celui d’avant. Ce qui fait qu’on a hérité de celui qui était en face, le normal, là, malgré son air de pharmacien de province constipé. Les institutions qu’on a, disent qu’on en a pris pour cinq ans. Et que, sauf manquement grave genre il soumet l’armée française à un ennemi, par exemple, il ne peut être destitué.

Et la démocratie qu’on est dedans, c’est aussi que des sondages peuvent dire que 85% des français sont mécontents. Et la démocratie, c’est aussi que un peut se promener avec sa banderole « Hollande démission » sans être mis au cachot. Et c’est plutôt pas mal, que dit le Gédéon, c’est sain. C’est même la preuve que la démocratie fonctionne parfaitement bien. Que si t’es pas d’accord avec ça, vas-y voir comment que c’est là où que c’est pas la démocratie, pour voir.

 

Mais là où le Gédéon s’agace un peu, justement, c’est que le gars, là, le DVH comme il se dit, affirme haut et fort qu’il fait ça parce-que « on n’est plus en démocratie »… alors que, justement, il prouve le contraire ! Le jour où la France entière commémore du fond de son lit férié tous les morts pour la France, ce mec survole le site sur lequel le président de la cinquième puissance mondiale va se recueillir, avec sa banderole « Hollande démission », devant toutes les télés. Le soir même, il est dans son lit, chez lui, tranquille, après avoir simplement répondu à quelques questions d’usage et démontré qu’il était dans son bon droit. Comme ça, ça se passe. Et le type explique qu’on est pas en démocratie. Ce serait quoi, alors, que demande le Gédéon, la démocratie ? Tiens, en Suisse, qu’on dit que c’est la plus parfaite des démocraties, y’aurait pas possible, ça ! Et chez les Grecs, fondateurs de la démocratie, tu crois que y’avait des Van Hemerlyck qui survolaient les assemblées avec une banderole « casse-toi Σωκράτης ? » Hein ? Alors…

Et aussi et là ça nous concerne davantage, vu que ça donne une image toute pourrie de nos jouets, il dit, ce mec, sur la TV, qu’il risque sa vie, qu’il est un héros, que s’il tombe en panne à 500 pieds il est mort !

Rien que pour ça, le type perd tout crédit aux yeux du Gédéon, que du coup ça l’énerve et il est allé voir de plus près.

Les gars est catho, c’est son droit. Tradi, c’est son droit, messe en latin, tout ça. Anti mariage pour tous, c’est son droit. Pro bonnets rouges, c’est son droit mais déjà moins cohérent. Tout ça, bon. Du coup, logique qu’il soit anti Normal.

 

 

Mais ce que le Gédéon voudrait dire à celui-là, c’est qu’il faudrait bien, avant de crier à ceux qui l’entendent qu’on n’est plus en démocratie, qu’il regarde un peu qui lui a permis, au lui, de tirer sa banderole comme ça. Que y’a qu’en France que tu peux faire ça en ULM. Il te le donne en mille, Biyanvrac : la gauche, celle-là contre laquelle il se bat ! Que la droite, elle, celle de laquelle il se réclame, elle a interdit ce genre de choses, dans les pays qu’elle gouvernait quand l’ULM a commencé à revendiquer des trucs. Reagan, Thatcher, tout ça, pour eux, l’ULM est un avion comme les autres… enfin, moins, vu qu’il a vachement moins de droits mais autant de contraintes. Et alors, Mr Normal, celui dont DVH veut la démission, il était chef de cabinet du porte parole du gouvernement qui a décidé de libéraliser l’ULM, dans les années 1980 !

Tiens, un autre fait historique, pour illustrer le propos gédéonesque : le 25 mars 1977, Chirac devient maire de Paris, qu’il n’y en avait plus depuis 105 ans. Une des premières mesures qu’il prend est de renforcer l’interdiction de survol de Paris par les aéronefs civils, puis, plus tard, faire décréter l’interdiction des ULM dans un rayon de 40 km autour ! Interdiction levée depuis, heureusement, merci pour les meldois. Et alors, tiens-toi bien, pendant la campagne pour son élection, un ULM a survolé Paris (Grande Armée, Champs, Seine, la totale), avec une banderole « votez Chirac ! » Crac, la voilà, la droite dont se réclame le DVH, elle use des armes permises par son opposant, puis les interdit une fois qu’elle a le pouvoir de ! Biyanvrac ne dit pas que la gauche c’est tout bien et la droite c’est caca, non, c’est pas là. Il dit juste des faits.

Alors ? Ce DVH est militaire de formation. Officier, puisque Polytechnicien. En tant que tel, il devrait savoir qu’on ne se bat pas contre celui qui a donné les armes avec lesquelles on prétend l’attaquer. C’est félonie.

Sinon, tiens, pour finir en rigolade : au détour d’une entrevue au Figaro, ce pilote d’ULM qui dit qu’on meurt quand on tombe en panne, explique que son association « Hollande Dégage » vit de dons. Mais que lui, le DVH, facture ses prestations à l’assoss à hauteur de 300 € l’heure de banderole et que, depuis 18 mois, il a facturé 200 heures…

 

Bravo l’artiste !  

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Généralités ulmiques
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:25

5239924_240X180.jpgLe Gédéon a lu avec attention la position de ULMiste sur l’épineuse question des masses des ULM et a bien compris que l’idée est de dénoncer l’absurdité de l’arrêté de 1998, tout ça. Bon, lui, s’en fout, l’est pas concerné, mais enfin, il trouve sympa qu’on s’occupe de ceux qui sont.

Et aussi, il a bien lu, Biyanvrac, les réactions des uns et des autres, sur les forums qui causent anonyme et savent tout, ou même dans les pages de la fédé, qu’on dirait qu’elles ne servent, désormais, qu’à répondre à ULMiste… bon, bah pourquoi pas ?

 

Et alors bon, bien peu d’arguments contraires l’ont convaincu, le Gédéon. A part l’idée qu’il faudrait jalousement garder par devers soi l’exclusivité de la déréglementation, il ne voit pas bien au nom de quelle règle naturelle, physique, philosophique ou même philarmonique il faudrait ainsi prétendre ne pas vouloir partager généreusement la déréglementation, puisque, paraît-il, elle a fait ses preuves.

 

M’enfin, si, un point a retenu son attention, au Biyanvrac : que ça s’appelle l’énergie cinétique à l’impact. En langage courant, ça veut dire que plus t’es gros et lourd, plus le cratère sera profond le jour où tu te vautreras. Comme si se vautrer était une sorte de fatalité, que tôt ou tard ça t’arrivera. Gédéon voit bien qu’il existe des dizaines de milliers de pilotes, toutes activités confondues, qui ne se vautrent pas, c’est-à-dire une écrasante majorité, mais enfin, visiblement, il faut parer au pire et considérer que.

Soit. En effet, selon que l’on pèse 200 kilos en ordre de vol en volant à 80 km/h ou trois tonnes en marchant à 300 km/h, le Gédéon, sans être adepte de physique, admet bien l’idée du truc : dans le premier cas, on arrache un peu d’herbe, dans le second, on fait un trou. Encore que, quand il observe les images de la télé, le Gédéon voit bien que même un avion de ligne de plusieurs dizaines de tonnes ne cratérise pas tellement, il fait juste un sillon, mais passons, ce n’est pas le sujet. Et surtout, ne viens pas lui causer de cet avion, cas unique au monde, qui a littéralement disparu dans son trou un jour de 2001, veut pas d’emmerdes, le Gédéon, hein !

Et alors bon donc, ok, le Gédéon s’incline. Faut pas augmenter la masse au décollage des ULM pour pas qu’ils aillent détruire des maisons à chaque fois qu’ils s’écrasent. Déjà, des maisons, les quelques rares fois où un ULM s’est vautré dessus, il a été avéré que la plupart du temps c’était l’acte volontaire d’un suicidé. Paix à leurs âmes enfin soulagées.

Mais aussi, l’argument, c’est que plus on est léger et lent, moins on a de chances de se vautrer à l’atterrissage suite à une panne moteur. On nous dit donc, comme ça, chez l’Europe, chez la DGAC, chez la fédé et chez les ceux qui suivent sans réfléchir. Ils ont sans doute raison, en tous cas dans la logique : plus t’es léger et lent, plus tout ça. Fort bien.

 

Inclinons-nous.

 

Sauf que. Tu vois bien, il y a encore un « sauf que ». Sauf que, donc, allons voir ailleurs, chez les autres déréglementés. Chez les CNRA, par exemple, les avions de construction amateur. Ces engins-là sont construits dans le garage par des ceux qui ont le temps et la passion pour le faire, que le Gédéon les admire tout plein, que la grâce, la sérénité, des torrents de miel et de filles nues tombent sur eux et toute leur famille pour les 18 générations à venir et tout le truc.

Eux, ils fabriquent donc leur truc chez eux. A un moment, un gars vient les voir pour s’assurer qu’ils ont mis la bonne colle et tout. Puis, à peu près tous les deux ans, rebelote, on vient voir si la colle tient toujours. Et aussi, il faut piloter ça avec un permis avion, visite médicale et tout. Bon. A part ça, ces CNRA sont encore plus déréglementés que les ULM, par exemple sur les moteurs. En ULM, quand Rotax dit que tu dois changer tes bougies toutes les 25 heures, tu dois le faire, sinon t’es en infraction.

Alors que là, en CNRA, non, tu as le droit de prendre un moteur hors potentiel pour mettre sur ton gros machin de deux tonnes. Que oui, tu as droit à quatre places (soit trois passagers) et deux tonnes, tout ça avec un moteur réputé rincé par l’Aviation Civile. Alors bon, attention aux interprétations de travers : le Gédéon trouve très bien qu’ils aient le droit de faire comme ça, vu que ça fait des années que c’est ainsi et que ça se passe très bien. Ce qui prouve, soit dit en passant, que ces histoires de potentiel sont un peu du flan, mais passons.

 

Et donc, t’as compris : pourquoi ces choses-là pourraient voler déréglementé sans risquer de cratériser à chaque fois que ça se vautre, pendant que les ULM, qui volent dans des conditions de navigabilité plus contraignantes au niveau du moteur, ne le pourraient pas ?

 

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Ils en causent

Le trimestriel de la FFPlUM, fédération française d’ULM, a publié jusqu'en juin 2010 certains des billets gédéonesques. Ils sont signalés comme tels en bas de page, et mis en ligne après parution papier. Ceci ne vaut en aucun cas imprimatur pour les propos tenus ici.

Le Wiktionnaire cite Gédéon de Biyanvrac !

 

wiki.jpg 

Sans compter les nombreux forums qui relaient systématiquement les élucubrations Gédéonesques. Y compris en traduction automatique… doit pas être triste...

 

Mais aussi, bien entendu, le magazine ULMiste !

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Mise en garde

mise-en-garde.jpgLes informations contenues dans le présent site ne constituent qu’une libre interprétation bouffonesque qui n’engage que Gédéon de Biyanvrac. Il appartient à chacun de vérifier leur véracité via la documentation aéronautique officielle, et par la consultation des documents cités. L’auteur décline toute responsabilité quant à toute conséquence que pourrait avoir une mauvaise interprétation des présentes élucubrations.

Mais Qui Est Ce Gédéon ?