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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 17:13

~~Crac ! Nous y voici ! Les 600 kg arrivent ! Jo Konrad, l'un des représentants de l'ULM allemand et actuellement patron de la principale fédé européenne d'ULM, lance une pétition en ligne pour réclamer de l'AESA (EASA en français), qu'elle intègre à l'Annexe I (anciennement Annexe II), les ULM jusqu'à 600 kg. Et il semble que l'AESA ne soit pas contre. Alors bon, le Gédéon va encore faire des rappels pour ceux qui débarquent. Il n'existe aucune norme internationale pour l'ULM. Il n'en a jamais existé. Chaque pays gère son truc dans son coin et certains autorisent les autres à venir voler chez eux. Enfin, certains, soyons précis, la France est le seul pays qui l'autorise sans formalité ni exigence. Ce qui fait que le jour où "on" a décidé (l'Europe, c'est "on", pronom indéfini), que cette Europe-là, après nous avoir emmerdé avec la courbure des concombres, allait aussi décider pour nous sur quoi on doit voler comment (alors qu'elle est toujours incapable de fusionner ses fichiers de terroristes), il a bien fallu, à un moment, décréter quelle "norme" générique définirait les ceux-là qui ne sont pas du ressort de l'AESA. Donc, les ULM. Mais pas seulement et il faut encore le rappeler : l'Annexe I anciennement II intègre les ULM, certes, mais aussi les aéronefs de construction amateur (hors planeurs) et les machins de collection. "On" a donc repris la norme établie tout à fait arbitrairement par la FAI, soit 450 kg. Sauf pour les autogires, qui ont droit à 560 kg, que personne ne sait d'ailleurs d'où ça sort. Dans ce merdier, à chaque pays de se démerder. Par'empe, les Allemands, eux, permettent les autogires à 560 kg. Les Français, pas. Pourquoi ? Si tu le sais, tu nous explique ! Mais alors bon, le souci est que les Etatsuniens, eux, avaient décidé avant que les "ULM" passeraient à 600 kg, le LSA qu'ils appellent ça. Mais la majorité des fabricants de ces trucs-là sont européens. Que les fabricants ricains, eux, ne sont pas cons. Ils avaient compris dès le début qu'il n'y a pas de marché pour ces trucs à 600 kg. A peine 2000 LSA volent quinze ans après l'instauration de la formule (dont plus de la moitié volait déjà sous la règle provisoire qu'ils avaient inventée et nommée "exemption 6080"), contre des centaines de milliers d'aéronefs de toutes autres catégories. Du coup, ce sont majoritairement des fabricants européens qui leur conçoivent leurs LSA. Et qui du coup se plaignent : pour les ricains, ils doivent fabriquer des machines à 600 kg, pendant que pour leur propre marché ils doivent se limiter à 450 kg et respecter une masse à vide très inférieure à celle des ricains. Que du coup, t'as compris, maintenant : ils veulent normaliser. C'est pas nouveau, ils demandent ça depuis toujours, mais ce qui arrive est que la discussion est désormais ouverte. Avant ce Konrad, que d'aucuns nomment par une anagramme que le Gédéon va pas te faire un dessin, c'était le Méreuze qui patronnait l'ULM européen. Lui, les 600 kg, contre, qu'il était. Que le danger, qu'il disait, c'était qu'à 600 kg on allait certifier comme des avions. Que du coup, faut pas. Mais ça, c'était dans le cas où ces machins à 600 kg restaient dans le giron de l'AESA. Alors que ce qui est demandé aujourd'hui par son successeur, c'est que les machins de moins de 600 kg sortent eux aussi de l'AESA. Donc, pour nous les Gaulois, c'est la DGAC qui déciderait de ce qu'on en fait (ou pas). Et alors, sur quoi qu'il s'appuie, le Konrad ? Sur les cas particuliers déjà permis. L'autogire qui n'est pas normalisé, certains pays ayant adopté les 560 kg, par exemple. Ou le fait que les 450 kg restent théoriques. Ben si, en France, par exemple, si tu mets une bouée canard, t'as droit à 495 kg, ce qui n'est pas le cas partout. Et alors, crac, voici l'électrique ! Un certain magazine pour lequel pige Biyanvrac avait annoncé, voici quelques années, que l'AESA allait autoriser une masse au décollage plus importante pour les électriques. Démenti immédiat de toutes parts, le défunt président de la fédé exigeant même les cléfs de la boutique pour contredire. Bah, encore une fois, le Gédéon constate que ce mag est bien informé, puisque l'AESA est en train de rédiger une bafouille pour autoriser les ULM électriques à décoller à 540 kg. Du coup, en voilà des qui s'engouffrent dans la brèche pour réclamer qu'on aille à 600 kg une bonne fois pour toutes, comme les ricains, à chaque pays de décider ce qu'il en fait. Le Gédéon, il est comme toi qui le lis, plein de bon sens. Ce bon sens impose d'accueillir la perspective des 600 kg en dehors de l'AESA comme une bonne nouvelle ! Et bah non, concert de protestations, contestations, de toutes parts : fédés, certains constructeurs, paramotoristes, unijambistes, DGAC, tout le monde est contre ! Bon, les paramotoristes, ils sont contre tout, donc ça ne compte pas. Quant à la DGAC, elle a d'ores et déjà décrété qu'en France on resterait à 450 kg. Alors bon, que ce pourrait-ce être, ces 600 kg hors AESA ? Parlons encore de la situation actuelle : en France il y a 6 classes d'ULM. Les paramoteurs et pendulaires n'ont pas de problème. Mais les multiaxes, autogires et hélicohuelles en ont un : ils sont conçus pour voler à 600 ou 560 kg, mais doivent en France se limiter à 450 kg. Or, la masse à vide, c'est une loi physique immuable, dépend de la masse maxi structurelle au décollage. Du coup, il n'existe aucun aérodyne autorisé à voler à 600 kg qui ait une masse à vide inférieure à 290 kg. Du coup, avec les 450 kg et l'obésité galopante qui caractérise leurs conducteurs, ils sont des monoplaces de voyage et des biplaces de tours de piste. Le Gédéon, lui, réclame depuis toujours que l'on n'impose pas une limite réglementaire plus restrictive que celle prévue par le fabricant. Comme c'était avant, du reste, pour ceux qui n'ont pas de mémoire. Biyanvrac a vu des photos de la dernière assemblée générale des ULMistes français. Sur l'estrade comme dans la salle, on ne voit quasiment que des gras du bide qui volent sur des machins justement comme dit plus haut… donc, toujours en surcharge règlementaire et en se rassurant à l'idée que le fabricant leur permet de se remplir la panse et les réservoirs avec déraison. Voilà que l'actualité, qui a toujours raison, se décide enfin à s'adapter et trouver la seule solution viable à leur problème. Ils n'en veulent pas. Ils sont contre. Pour quelle raison, bonne ou mauvaise ? Aucune ! Jusqu'ici, ils soupçonnaient le système de vouloir leur imposer des restrictions à 600 kg. Ce système envisage aujourd'hui que ce ne soit pas le cas, en tous cas que chaque pays se démerde avec ça. Bah, ils veulent toujours pas… Ce serait vaguement pour des raisons de "philosophie", d'"esprit ULM"… un truc que personne n'a jamais réussi à définir mais qu'on sert à toutes les sauces. Mais le Gédéon, il se marre bien. Que quand on a mis des ailerons sur les Quiksilvers, ils s'en trouvaient déjà pour affirmer que ce n'est plus "esprit ULM". Que quand on est passé à 310 kg à vide alors que c'était 175 kg avant 1998, "c'est plus de l'ULM, tout fout le camp ma bonne dame". Et alors, ils sont où, en 2016, les ceux-là qui se réclamaient de cet "esprit ULM" ? Dans des machins de 310 kg à vide qu'ils utilisent en surcharge, tiens ! A part une infime minorité, tel Biyanvrac, qui vole sur un machin de 200 kg au décollage, mais qui, lui, ne prétend pas interdire aux autres de faire ce qu'ils veulent, tant qu'ils ne lui imposent rien de plus. Ce qui est proposé. Et refusé. Le Gédéon ne pratique jamais l'insulte, mais il ne faut jamais dire jamais, paraît-il : bande de crétins !

Published by Gédéon de Biyanvrac
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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 11:42

Les ULMistes se hablan español Alors bon, le Gédéon, en cherchant un quelque-chose sur son internet, a propos d'un truc, a fait une découverte. Que dit-il découverte, il s'agirait plutôt d'une révélation ! On fustige, du moins, ceux qui n'ont que ça à foutre, donc, fustigent l'ULM et les ULMeux. Que leurs machins, c'est rien que des merdasses en toile de friterie qui tombent au moindre pet de mouche et les ULMeux, alors là, c'est le sida. Si, y'en a des qui disent comme ça, surtout chez les ceux qui s'en défendent.

Et ceux qui, politiquement corrects ou médicalement inaptes, ont un autre discours, ne l'ont qu'en façade et en se bouchant le nez, façon gauche caviar qui n'accueillera jamais un réfugié dans ses raffinées pénardes mais assure que les autres doivent.

Bof. M'enfin, le Gédéon, lui, est un ULMiste fier de l'être et non pas de ceux qui pratiquent ça parce-qu'ils sont inaptes à d'autres formes d'aviation, celles qui les font rêver en vrai, avec du cuir, des lunettes de Sarkozy et des pin-ups dans leurs rêves nocturnes en mode souillage de draps. Il est de ceux, le Gédéon, qui pensent, oui, que ces deux mondes, s'ils se côtoient et se causent courtoisement ça ne mange pas de pain, n'ont pas grand-chose à voir l'un avec l'autre… mais bon, ça fait près de dix ans qu'il se répète, développe, argumente et n'est guère contredit, donc t'as qu'à relire si t'as loupé des épisodes.

Et alors, ce qui caractérise les ULMeux, selon le Gédéon et sa vision qu'il a des, c'est une certaine propension au bordel. Mais le bon bordel, celui dont il est démontré qu'il est productif ! Blois, pour un avionneux, c'est le bordel intégral. Imagine ! Le plus grand rassemblement d'aviation légère d'Europe (si, c'est bien ça, Blois), auquel on se rend, à la queue-leu-leu, à dix dans le circuit, sans radio, hop, tout en visuel. C'est ça le bordel productif : bordélique selon les codes de ceux qui détiennent les dogmes de l'aéronautique, eux, pardon, de la Aéronautique Monsieur, mais efficace. Eux, dans leur dogme, faut se parler dans la radio et suivre mille procédures, mais eux, ils se rentrent dedans quand ils tournent à deux avions autour de Fort Boyard en se causant dans le poste (si, regarde sur le sitouèbe du BEA, section abordages, tu verras à quel point ils sont mauvais !)… et alors, le bordel ULMique, lui, permet que 600 aéronefs arrivent et repartent en 24 h juste en se regardant et en laissant passer, peu ou prou, le premier qui passe… Et aussi, que ceux qui brocardent, dénigrent, calomnient voire insultent, ils disent, comme ça, pour masquer leur jalousie que le Gédéon sent bien que c'est ça, en fait, qui explique leur hargne, que les ULMs, c'est rien que des nihilistes, des qui savent même pas s'intégrer sur un terrain !

Des qui font leurs intégrations de façon approximative… et c'est là, ici, que paf ! le Gédéon a fait sa découverte ! Aproximación. Que c'est comme ça, "aproximación", que ça se dit en espagnol, pour dire "approche" d'un terrain.

Et alors, du coup, le Gédéon, il dit que les ULMistes se hablan espanol, et que c'est très bien comme ça ! La preuve ? La preuve c'est que ça se passe très bien. Et que ceux-là qui veulent que ça cesse, qui veulent que les ULMeux rentrent dans les clous et se la pètent comme les autres avec des radios, des procédures, des protocoles et des manières, celles-là qui font qu'on se rentre dedans, se plantent façon géant !

Continuons d'approximer y de se hablar español, c'est ça, l'ULM !

Published by Gédéon de Biyanvrac
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 19:26

Le Gédéon, il est comme toi, sur son internet. Face de bouc, sites aéro divers, forums parce-que ça le fait bien rigoler, tout ça. Et alors, tout comme toi, il a vu passer une pétition "sauvez l'aérodrome de Sisteron". Or doncques, cet aérodrome serait en danger… il a lu le texte accompagnant l'invitation à signer, qu'elle dit, cette invitation, que si ce terrain n'ouvre pas à la CAP, il va périr. Enfin, à la CAP, aux ULM, surtout, que dit la pétition. Biyanvrac connaît tout plein d'aérodromes restreints qui se portent très bien, merci, mais ce n'est pas parce-que ça marche ici que ça fonctionne là-bas.

Mais alors, ce qui l'a surpris au premier abord, le Gédéon, c'est qu'un seul individu soit à l'origine de ladite pétition. Si cet aérodrome est en danger, que ne se fait-ce que ses centaines, voire milliers d'utilisateurs en saison (13 000 heures de vol en 2015), ne se fussent regroupés pour lancer cette pétition ? Voilà qui aurait eu quelque consistance supplémentaire, ou pas ?

Alors, avant de signer (éventuellement, hein), il a voulu en savoir plus. Il a cherché, parlé à des gens, observé et lu les réponses, nombreuses, des opposants à cette pétition, ainsi que les arguments de ceux qui la défendent, après coup. Voici ce qu'il en ressort, que tu te feras ton idée par toi-même, du coup.

Ce terrain a été ouvert à des époques où les guerriers s'occupaient de guerroyer. Au fil des heurs, il passa de mains entre les diverses forces en action, puis, une fois qu'on a fini de se taper sur la gueule entre européens, il fut abandonné. En 1970, des vélivoles l'ont réactivé. Et vas-y que je nivelle, pousse, tire, creuse, viabilise, construis du hangar, fais les démarches administratives, rédige une carte VAC, tout ça. Vu que ce sont eux, des vélivoles, qui ont rouvert le terrain pour leurs jouets à eux, bien sûr qu'ils ont réservé le terrain à eux. Surtout qu'avec ses 16 hectares et sa seule piste, difficile de faire autrement. Sur nombre de terrains ayant une activité de vol à voile, la piste planeur est réservée exclusivement à iceux et personne ne s'en plaint. Du coup, vu qu'ici il n'y a qu'une piste, la même logique prévaut : piste planeur réservée aux planeurs.

Et, donc, il s'agit ici d'ouvrir ce terrain à tous. Le Gédéon lit donc les réponses des gestionnaires du terrain, et voici ce qu'il y lit : il y a à ce jour 25 planeurs et 2 motoplaneurs basés, mais aussi 3 avions remorqueurs, 21 ULM et 4 avions privés. Affirmer que ce terrain serait réservé aux planeurs est donc tendancieux, puisqu'ils y sont minoritaires ! Un des gestionnaires historiques du terrain, désormais président du club ULM (oui, il y a un club ULM sur une plateforme qui les interdit selon la pétition !), vient d'obtenir une AOT de dix ans… oui, sur une plateforme où les ULM seraient interdits. Nombre d'avions viennent régulièrement, après demande auprès du district comme sur tout terrain restreint, et ce terrain accueille même, tout bientôt, le jamboree annuel des pilotes de montagne ! Pilotes avion, donc. Si la carte VAC mentionne qu'il faut demander avant de venir, un NOTAM quasi permanent, lui, permet aux ULM et avions qui viennent visiter les entreprises locales de venir sans autre forme de procès ! Elle est pas belle, la vie, sur ce terrain qui interdirait l'accès à tout autre chose qu'aux planeurs ?

Alors bon, en saison, quelle est l'activité principale ? Le vol à voile, bien sûr ! Si cette activité a perdu de sa superbe ces 20 dernières années, à Sisteron, de mars à septembre, ce sont jusqu'à 40 planeurs et 3 remorqueurs qui tournent toute la journée. Oui, toute la journée, tu sais bien, comme le Gédéon, que quand y'a du planeur, ça démarre aux aurores, même si ça ne vole que plus tard. Et alors, tu te vois, toi, débouler sur ton pendule, au milieu de tout ça, pour t'intégrer façon ULMiste ? Le Gédéon, lui, préfère aller voir ailleurs, non pas seulement pour pas emmerder, il s'en fout, lui, ne pas emmerder, au contraire, mais surtout pour ses propres sécurité et sérénité à lui !

Ah, oui, aussi, les gestionnaires du terrain, les vilains vélivoles égoïstes, demandent depuis trois ans que la carte VAC soit modifiée pour entériner l'accueil des ULM, afin que ces derniers soient autorisés toute l'année, sans avoir à demander ou consulter les NOTAM ! Si ! Mais alors, il se fait qu'un aérodrome est géré par arrêté ministériel et vu qu'on change de ministre comme d'opinion, la signature d'un arrêté ministériel, ça prend du temps !

Bon, voilà en gros le topo. Mais le Gédéon a voulu aller voir un peu plus loin, pour voir qui y est. Qui a donc initié cette pétition ?

Afin d'étoffer les activités sur le terrain, les gestionnaires ont imaginé, voilà quelques années, d'y adjoindre une zone artisanale à vocation aéronautique. Pour des égoïstes, c'est pas mal vu, qu'il se dit, Biyanvrac, entre parenthèses et sans mauvais esprit… donc, sur un terrain attenant à l'aérodrome et avec l'aide des autorités locales, voici donc cette zone artisanale sortie de terre. Le deal ? Les entreprises achètent le foncier, un investisseur privé investit dans les hangars à toit photovoltaïque, se fait sa gratte dessus et à la fin du contrat, dans deux décennies, les entreprises sont propriétaires du hangar, usine solaire comprise. Pas dégueulasse, comme deal, ou pas ? Voici donc deux entreprises qui s'y installent. Et depuis, que disent les initiateurs de cette idée, qui sont, qu'on peut le rappeler, les méchants gestionnaires du terrain ? Qu'ils le regrettent… à tel point qu'ils ont tout gelé et ne développent plus rien… que visiblement, à ce que disent toutes les parties en action, entreprises comprises, ça se passe plus que mal… et c'est, bien sûr, une de ces entreprises qui est à l'initiative de cette pétition, bientôt rejointe par l'autre, bien qu'ils ne puissent pas, se dit-il, s'encadrer… bah oui, la nature humaine est ainsi faite que quand on tend à se fâcher avec tout le monde, on le fait même avec ses partenaires objectifs…

Donc, la pétition "sauvez Sisteron" (notons le "sauvez" et non pas "sauvons"), qui réclame que Sisteron soit ouvert aux ULM et autres, a été initiée par une entreprise qui gagne sa croûte grâce aux ULM (et autres aéronefs) de passage qui passent très bien, merci, puis soutenue par une autre qui est dans la même situation… le Gédéon, qui se vante de sa mauvaise foi ici à droite en rouge, se sent tout petit, sur ce coup-là !

A chacun ses aigreurs, lui, le Gédéon, il s'en fout, il n'ira pas à Sisteron, c'est trop loin de ses pommiers et ses aigreurs à lui, il n'a pas besoin de signatures pour les exprimer !

Published by Gédéon de Biyanvrac
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:04

Le facteur humain. Ou, plutôt, le FACTEUR HUMAIN !!! Que ça a l'air tellement important, ce truc-là, que c'en est quasi religieux. Faut mettre des majuscules, lui dire "vous" et pratiquer son culte avant chaque vol "où en est mon FACTEUR HUMAIN ?"

Et alors, le Gédéon, comme toujours, il est sceptique. Il se demande. Il est perplexe et s'interroge. Voilà quoi, dix, quinze ans qu'on nous bassine avec ce facteur humain ? (lui ne met pas de majuscule, il s'en tamponne le coquillard, de cette religion-là).

Que si tu voles alors que t'es fatigué, crac, c'est du facteur humain qui va te foutre au tas. Que si t'as pas pensé à attacher ta ceinture, crac, facteur humain. T'as mal aux dents ? Facteur humain ! T'as pas fait caca ? Facteur humain ! T'as oublié ta carte ? Facteur humain ! Le mécano a oublié de regonfler l'hélice ? Facteur humain ! Bref, tu vois bien que ce "facteur humain" se conjugue à toutes les sauces… et alors là, Biyanvrac, il reconnaît bien une de ces inventions des technocrates jamais élus qui nous gouvernent. Comme ceux qui lui expliquent comment qu'il faut qu'il cultive ses pommes, lui qui est cultivateur de pommes de père en fils depuis avant Jésus-Christ, si ça se trouve !

Des types en cravate, qu'ont jamais foutu leur séant dans un avion quelconque, qui t'en viennent t'expliquer que, en gros, quelle que soit l'erreur que tu commets, vas commettre, commis ou vas faire commettre, c'est ton facteur humain qui agit. Donc, du vent ! Qu'est-ce que t'en as à foutre de savoir que t'es un être humain faillible qui faillit faillir, faillit, faillira et fera faillir ? T'en as à foutre rien, que ça, tu le sais déjà. Tu le sais que t'es mortel, que pour ne pas souffrir il ne faut pas naître, que t'es pas parfait et que tu fais 50 conneries par jour.

Et alors, bon, non, là faut qu'on te le martèle du matin au soir et que t'ailles faire ton stage "facteur humain" pour avoir ta DNC… le Gédéon, il a dans l'idée que c'est une culture de l'échec, ou pas ? Quand on te dit "t'es mauvais, tu vas faillir, tu es faible, gros naze, pôv'tâche, tout ça", il a dans l'idée que c'est à peu près à l'opposé d'une pédagogie efficace. Ou alors, si, ce genre de pédagogie est efficace chez les aspirants fuscos du 2e REP, mais le but n'est pas le même : ces mecs sont là pour que le sergent instructeur braillard leur vide le crâne et leur mette du 2e REP dedans. Alors quoi, on voudrait nous vider la tête pour mettre dedans, à la place des beaux rêves de vols fabuleux qu'on avait avant de commencer, que des idées négatives que "tu vas mourir, fiente de pingouin", qu'on ne s'y prendrait pas autrement… et les mecs du BEA, inventeurs, entre autres, des ces facteurs humains négatifs, s'en vont faire de rapports, commissions, conférences et autres mises en garde sur leurs "facteurs humains".

Bah oui, patates, tout est facteur humain, dès l'instant que t'es en vie, si tu veux vraiment réfléchir un peu. Donc, c'est du vent. Mais, du vent négatif, dans leur acception de la chose, que dit le Gédéon.

Et c'est là que Biyanvrac est pas d'accord.

T'es en train de te vautrer, t'es pas bien aligné sur ta finale, y'a du vent de travers, t'es trop court, trop lent, tu te dis quoi dans leur système ? Tu te dis, comme ça "ah là là, encore le facteur humain qui frappe". Et, paf !, il te frappe.

Et alors, pour une fois n'est pas coutume, le Gédéon va proposer une solution au problème qu'il soulève, tiens, tu vas voir.

Et si, puisque facteur humain il y a et qu'ils y tiennent tant, on ne considérait plus cette abstraction de pseudo-intello technocrate, comme le problème, mais comme… la solution ? Imaginons, un peu de "positive attitude" comme dit un ancien premier ministre au nom Pagnolesque ?

Reprenons notre exemple, ici plus haut. T'es en train de te vautrer, t'es pas bien aligné sur ta finale, y'a du vent de travers, t'es trop court, trop lent, tu te dis quoi, en mode "positive attitude" ? Tu te dis, "bon, je me suis foutu dedans, peu importe comment, on y réfléchira éventuellement plus tard, mais là, je suis la solution et non pas le problème". Et tu remets gaz et tu refais un tour pour revenir te présenter tout comme dans le livre ! Crac !

Leur facteur humain, ce n'est pas un problème, ou plutôt, si, c'est l'origine de tous les problèmes, donc il est stérile de s'arrêter à ça. Le plus important, la seule chose à retenir et à cultiver, c'est que ton facteur humain, c'est ta SOLUTION !!!

Billet publié dans ULMiste n°21

Published by Gédéon de Biyanvrac
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 06:04

Le Gédéon continue de se tenir au courant de ce qu'il se passe ici ou là. Et, sur son internet, il a trouvé sur un site d'infos aéro des nouvelles qui peuvent l'inquiéter. Aerobuzz, que c'est son blaze à ce site et le billet en question est rédigé par Hugues Le Cardinal. Celui-là, il fut pendant des années patron des services de certification  des aéronefs légers à la DGAC. Aujourd'hui, il est consultant. Les textes qui ont été pondus sous son égide sont visiblement si abscons qu'il faut consulter pour les comprendre. Du coup, c'est lui qui s'y colle.

Bon et alors, le Hugues, il nous raconte, avec une certaine satisfaction, que les règles mondiales vont évoluer pour s'harmoniser. Rien que ça. Que, dans les gros avions de transports en commun, c'est toujours pas harmonisé, que chacun se certifie dans son coin et bricole d'un Etat à l'autre selon qu'on est copains à ce moment-là ou pas, mais bon, pour les petits, les machins qui servent juste à une poignée de passionnés de s'envoyer en l'air le dimanche, là, faut harmoniser. Si, une poignée. La totalité des pilotes de loisirs, toutes activités confondues, dans le monde, ne représente pas un million d'individus. Le transport aérien, lui, trimballe plus de 3 milliards d'individus chaque année ! Mais bon, c'est le petit qu'il faut harmoniser en premier !

 

Et alors, c'est là que paf ! Sur quelle base harmoniser ? Sur celle des ricains, bien sûr ! Leurs avions ne sont plus les plus produits au monde depuis longtemps, l'aviation légère, si elle y reste la plus développée, vole avec des machines venues d'ailleurs et essentiellement d'Europe, mais non, c'est encore eux qui vont montrer la voie. Et cette voie, quelle est-elle ? Elle est que le Gédéon t'en a déjà causé tout plein et que t'a qu'à y retourner voir.

 

Or donc, l'ULM, exit. Enfin, pas tout à fait, ça devient un machin monoplace de moins de 103 kg. Point. Tout le reste, c'est certifié ou presque et il faut une visite médicale. Or donc, le Gédéon, il est inquiet et on le serait à moins. Que la France, dans tout ça et il faut encore et encore le répéter, est une exception mondiale en cette matière. Tous les autres sont déjà peu ou prou certifiés et plus ou moins médicalisés. Une éventuelle américanisation ne changerait donc pas grand-chose pour eux, sinon qu'on causera une autre langue. Mais pour nous ?  

 

Quid de l'ULM à la française ? En sera-ce la fin ? Cette fin que l'on annonce depuis le début serait-elle là ? Dans bientôt, que tout ceci est prévu pour 2017, c'est-à-dire demain ! Mais alors, attention, on respecte la démocratie participative, attention ! L'article du Cardinal a été mis en ligne le 27 mai et ce fut une découverte pour quasiment tout le monde. Mais, les professionnels et autres instances représentatives sont invitées à donner leur avis sur ces évolutions annoncées. Ouf, la démocratie est sauve. Mais diantre, elles ont jusqu'au 27 mai minuit ! Si, juste quelques heures après l'annonce du truc…

 

Donc, l'ULM à la française semble, cette fois-ci, bien mal en point. Pourtant, on nous dit et répète depuis des lustres que ce système a fait ses preuves, que ça fonctionne bien, que la confiance qu'on nous avait accordée était méritée, que les statistiques le prouvent tout ça.

 

Et si c'était pas si simple ? Que se demande le Gédéon. Que si, en fait, c'était pas vraiment si reluisant ? Et si on faisait un petit examen de conscience collectif, pour voir ? Pour rigoler, qu'il allait dire, on verra bien s'il faut en rire ou en pleurer, tu vas voir. En vrac :

 

- Quel utilisateur de Rotax deux-temps change ses bougies toutes les 25 heures ?

- Qui déclare bien comme il faut la panne moteur qu'il a eue et qu'il a fort bien gérée, venant de reposer sur le terrain comme dans le livre ?

- Qui se demande, avant d'aller voler, s'il est bien en état, s'il a pas trop bu la vieille, tout ça ?

- Qui a posé sa machine sur des balances au moins une fois pour voir ce qu'il peut emporter à bord ?

- Qui a vraiment obtenu l'autorisation du gestionnaire avant d'aller poser ses roues sur tel ou tel terrain ULM ?

- Qui a amené son ULM chez son fabricant toutes les 300 heures comme le demande éventuellement son manuel d'entretien ?

- D'ailleurs, tiens, rigolade, qui a seulement lu son manuel d'entretien ?

- Qui n'est jamais, mais de chez jamais, descendu à moins de 150 m/sol pour faire coucou à la belle-mère ?

- Qui a obtenu sa qualification emport juste en offrant une quille à son instructeur ?

- Qui n'a pas révisé son moteur quand le manuel dit qu'il faut le ?

- Qui a vraiment respecté, plus simplement, le peu d'exigences qu'on lui impose ?

 

Une récente étude dans le présent magazine a montré que les ULMistes, dans leur grande majorité, ne les connaissent même pas, ces peu d'exigences.

 

Or, pourtant, c'était le deal : "ULM français, on te fout la paix, à condition que tu respectes le très peu qu'on te demande."

 

35 ans plus tard, on vient nous dire que la récréation est finie. On va pleurer. On n'aura plus que ça à faire…

 

Billet paru dans ULMiste n° 20

Published by Gédéon de Biyanvrac
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:05

Il y a deux sortes d'ULMistes. Bon, plus que deux et mêmes des qui ne sont d'aucune sorte, hein, mais le Gédéon est dans la caricature, comme toujours.

 

Il y deux sortes, donc : les fiers et les complexés.

 

Les premiers, pas forcément de la première heure et les seconds, pas forcément arrivés d'hier ou d'avant-hier.

Les fiers sont heureux de voler en ulme, parce-que c'est ça qui leur plaît, qu'ils aiment et sont capables d'être autoresponsables, parce-que l'idée de sauver sa peau et sa machine en cas de souci mécanique ou dérèglement météo leur convient davantage qu'une autre idée de l'aviation, bref, ils se font plaisir et n'ont rien à prouver à personne.

 

Puis, il y a les autres, les complexés. On les trouve essentiellement dans le multiaxe, les ceux-là. Un peu ailleurs aussi et pas tous, caricature, ok, mais amalgame, non, que c'est puni par les lois, cet amalgame, de nos jours, ma bonne dame et tout.

Et alors, donc, dans ce multiaxe, y'en a des, ils font pas ça juste pour le fun de dire qu'ils volent en ulme et que voilà, mais parce-que eux, ce qui les fait rêver, c'est les avions gros, lourds, chers et tout. Voire même les autobus du ciel, que, si, y'en a des que ça fait rêver, les autobus du ciel. Imagine un peu, comme si par exemple, parce-que tu aimes l'automobile, tu dois absolument t'intéresser au dernier né de la gamme Magelys… bah non, on peut aimer l'automobile et tellement ignorer les bus que, comme toi en ce moment, on tape sur son gogol pour savoir ce que c'est que ce "Magelys"…

 

Et alors bon, et alors ? Et alors, on s'en fout, que chacun s'intéresse à ce qu'il veut et se passionne où ça lui chante. Mais, dans son coin, merci et sans vouloir imposer son point de vue à quiconque. Que là, le Gédéon va digresser un peu, tiens. On l'accuse, ici ou là, voire partout, de vouloir imposer son point de vue. Or, point. Lui, s'exprime. Argumente parfois. Est contredit avec justesse et raison, rarement.

Mais s'il s'exprime, la plupart du temps, c'est plutôt, se trouve-t-il que, pour répondre, précisément, à ceux qui imposent leur vue à eux de qui se passionnent pour les Magelys volants. Jusqu'à prétendre imposer non pas seulement le centre d'intérêt après tout légitime, mais l'approche globale, jusque dans la formation, qui, elle, ne fait pas tellement ses preuves, du moins dans notre système français que c'est du celui-là qu'il cause, Biyanvrac.

 

Par exemple. Pendant des décennies, en avion de bus, on apprenait à piloter avant d'aller prendre des passagers : vol à voile, avion léger, glissades, PTS, PTU glissées, voltige, pannes, tout. Tout comme les ULM, au début, ont fait. Pour justement, résister à la dérive qu'ils observaient chez les plus gros. Lesquels gros se mettaient, plutôt que de piloter et apprendre à, à étudier tout plein de trucs théoriques, que vas-y que je te mets des maths, de la physique, des formules savantes à foison, du cerveau d'ingénieur. Et de pilotage, de moins en moins. Du coup, les aéroclubs… enfin, certains aéroclubs, que dans l'avion c'est comme partout, y'a de tout, ils ont copié-collé, vu que les instructeurs, notamment les blancs-becs tout fraîchement sortis du moule et ne trouvant pas encore de poste dans un bus, ont appliqué comme on leur a dit : on ne pilote plus, on gère des formules et systèmes. Panne moteur, c'est plus tu regardes en bas où ça pose, tu pilotes ton avion jusqu'au sol, non, c'est tu ouvres le manuel page "panne moteur", tu lis et tu fais les calculs. Pendant ce temps, ton alarme hurle "STALL STALL STALL STALL" et toi, tu restes tout tiré, que le manuel il te dit pas quoi faire du manche… et tu finis au fond de l'Atlantique. "Toute ressemblance, gna gna gna… n'est pas fortuite".

 

Et du coup, dans l'ulme, en voilà des qui copient-collent aussi ces méthodes foireuses qui ont fait leurs preuves. Si, la preuve de leur inefficacité, voire de leur nuisibilité.

Tant qu'il s'agit d'initiatives isolées, tant pis pour ceux qui auront choisi cette école sans se renseigner, mais quand on voit la fédé, notre fédéplume, celle-là même qui ne sait même plus que son nom s'écrit FFPlUM et non pas FFPLUM, se jette dans cette galère-là, le Gédéon, lui, prend peur. Ainsi, dans sa dernière lettre de sécurité, cette fédéplume nous raconte que, pour faire face aux accidents imputés aux fortes chaleurs, il faudrait y aller de calculs savants pour savoir de combien de pouillèmes de mètres, avec ton aéronef surmotorisé comme le sont quasiment tous les ULM, ta distance de décollage va s'allonger. Et même, le rédacteur de cette lettre explique, le plus sérieusement du monde, qu'il a rembarré sans ménagement, voire avec une pointe de mépris, un ULMiste qui lui expliquait que lui, il préférait sentir sa machine "à l'ancienne" et y aller au "feeling". Piloter, quoi. Que notre fédé s'embarque dans ce genre de posture inquiète notre Gédéon au plus haut… surtout que si on s'amusait à voir un peu de près qui se vautre le plus, de celui qui sent ou de celui qui calcule, on rigolerait jaune…

 

Et alors, tiens-toi bien, ils l'ont fait, eux-là, les gros, d'aller voir. Et ils on re-retourné leur veste fissa ! A partir de dorénavant, pour devenir pilote de ligne, il faudra à nouveau un peu moins calculer (juste un peu moins, hein, faut pas rêver non plus), mais aussi, voire surtout, retourner tâter du planeur, de l'avion de voltige, de la panne moteur et de la glissade ! Piloter !

 

Crac ! Le problème, quand on prend tout le temps le train en marche sans regarder où il va, c'est qu'on est toujours à la bourre de quelques stations… et alors, quand ce sont nos dirigeants qui sont dans ce train à la bourre, ça inquiète, ou pas ?

 

Quant à l'idée selon laquelle ce seraient les fortes chaleurs qui foutent les machines au tas (et sans regarder de près qui se vautre, c'est pas là), le Gédéon a sa petite idée, tiens. Le printemps 1968 a connu de très bons chiffres en matière de sécurité routière. Si, tu peux vérifier, ça comme le reste.

Et comment ça ? Comment ça que c'était la pénurie d'essence et que personne ne roulait !

 

Et alors, on se vautre davantage quand il fait beau, parce-qu'on vole plus. C'est tout. Et qu'on calcule ou pas… enfin plutôt, si, plus on calcule, plus on se. Et plus on "sent", moins on se. C'est un peu ça que voulaient démontrer les ULMistes, à la base. Et c'est qu'ils ont fait pendant des années et que les récalcitrants, ceux qui n'entrent pas dans le moule fédéplumesque, continueront de faire !

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:46

Bon, alors, ayé, un avion électrique a traversé La Manche.

 

La Manche, elle a déjà été traversée des milliards de fois. En bateau, d'abord, bien sûr. Puis à la nage et, globalement, par tous les moyens de locomotion qui existent et existeront. Même à pieds et à vélo, depuis qu'on a creusé un tunnel dessous cette Manche-là. On pourrait, en mode "old school", se demander si c'était bien une bonne idée d'ailleurs, que les habitants de l'île qu'est de l'autre côté n'ont jamais pu ni su ni voulu s'entendre avec personne, mais bon, hein, faut croire que pour eux il était bon que le reste de l'humanité les découvre, vu qu'ils ont su imposer leur langue et leur culture à tous.

 

Et alors, cette-là Manche a été traversée par la voie des airs, aussi. En 1909, que c'était, Blériot, tout ça. Le mec était à peine pilote, n'avait pas un rond, avait bricolé son truc vite fait et hop : traversée de La Manche en mode solidement burné. Pas seulement première traversée de La Manche, note bien, mais premier survol maritime, premier vol aussi long (ou presque), première navigation pas tellement à vue. Bref, là, y'avait de l'exploit. Puis très vite après, furent domptés la Méditerranée, par un Réunionnais qui ne jouait pas au tennis, puis l'Atlantique, officiellement par un Ricain, etc.

 

En 2015, La Manche, c'est une banalité. Même pas. Une banalité, on en parle, pour dire une banalité, qu'on dit, justement. Y'a des trucs dont on ne parle pas, tellement c'est même pas digne d'être banal. Comme la couleur de ton slip, par'empe, on n'en parle pas, de ton slip. Que voilà ce qu'est le même pas banal.

En matière d'engins plus ou moins volants, La Manche a été "domptée" en avion, donc, par le Blériot.

Puis, ensuite, La Manche, tous les engins volants s'y sont collés : ballon à air chaud ou à air pas chaud, planeur, paramoteur, parapente, kite-surf, engin volant à pédales… même le Rossy avec son improbable porte de frigo biréacteur l'a fait, le truc !

Et, côté pilotes de loisir, La Manche, c'est tout aussi banal. Qu'ils soient ULMeux ou avionneux, nombre d'aviateurs ont accroché La Manche à leur carnet de vol, en se rendant compte une fois que c'est fait, que bof bof, le temps de cligner de l'œil et c'est fait.

 

Mais alors bon, y'a un truc qui n'avait jamais été fait : un avion électrique n'avait jamais traversé La Manche !

 

Ah, fallait donc le faire. Et fallait que Airbus soit le premier. Aujourd'hui, roulement de tambours, 10 juillet 2015, date Historique avec un grand H et un grand Ique, c'est fait : "La Manche a été domptée par l'é-lec-trique ! Grâce à Airbus, qui confirme son leadership, bla bla, tout ça". Comme ça, qu'il a dit, le mec de la télé ! Chevalet, qu'il s'appelle, le type. Voilà des décennies qu'il nous explique en long en en travers les secrets des choses scientifiques sur toutes les chaînes de télé. Et le Gédéon ne peut que l'écouter, le gars est ingénieur Arts et Métiers et a fait ses preuves plus d'une fois. Mais, plus d'une fois aussi, le Gédéon s'est demandé si des fois, sans tomber dans le complot ou quoi, (que rien que l'idée te discrédite pour l'éternité et au-delà), le Chevalet ne nous prenait pas un peu pour des neuneus.

 

Bah, là, le Gédéon, il en a confirmation. On est des neuneus !

 

La vérité, c'est que La Manche en aéronef électrique a été domptée pour la première fois en 1981 !!! Solar Challenger, qu'il s'appelait, l'avion. MacCready, que s'appelait son concepteur. Que si tu t'intéresses à l'aviation légère et que tu sais pas qui est ce MacCready, c'est comme si tu prétends t'intéresser à la haute couture et que tu connais pas YSL…

Et alors, attends, le truc n'a pas juste traversé la Manche en décollant de la plage (donc de Calais), pour se poser sur la plage de l'autre côté (Dover). Non, le truc a volé de la France vers la Grande-Bretagne, en parcourant 262 km !

 

Depuis, personne n'a fait mieux. En tous cas au-dessus de La Manche en électrique. Un ULM électrique a passé La Manche en août 2009, pour marquer le coup du centenaire de Blériot. Là aussi, banal. Ça fait des années que l'ULM électrique fonctionne et se vend, avec une heure d'autonomie. Il faut à peine 30 mn pour traverser La Manche sur un truc hyper lent, donc, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Du coup, Gérard Thevenot, le concepteur et pilote du premier ULM électrique sur La Manche, n'en fit pas six caisses. Il traversa et se tut.

 

Mais alors, le Gédéon, il veut bien se laisser aller à entendre la tentation du complot mediatico-industriel, tiens. Airbus, c'est le fleuron de notre industrie et savoir-faire. Y'en a d'autres, note bien, mais là, c'est de celui-là qu'on cause. C'est européen quand ça échoue, mais bien Français quand ça réussit (si, ça arrive !). Et donc, juste parce-que c'est Airbus qu'est derrière, hop, les journalistes oublient de journalister et copient-collent ce qu'on leur dit de ? Que c'est une première et un exploit ?

 

Bon, ok, des aéronefs électrifiés ont déjà traversé La Manche. Mais, on va dire, le premier, c'était plutôt un planeur et le second un ULM (beurk !). Il fallait donc entendre, dans cette première, qu'un Avion, avec un grand A, propulsé par l'électricité, a traversé La Manche pour la première fois. Vu comme ça, on veut bien et peu importe qu'il soit en fox-whisky, donc pas encore vraiment un avion, au niveau des règles.

 

Sauf que, même pas… hier, 9 juillet, le Cri-Cri électrique de Duval a fait le truc, lui aussi en whisky et lui aussi en bimoteur ! Airbus a tenté de l'en empêcher, même que ! Si si, que non content de tordre la réalité historique et annonçant une première qui ne l'est pas, Airbus tord aussi ses concurrents potentiels. Pipistrel le sait, qui voulait faire voler son Alpha-Electro au-dessus de La Manche il y a quelques jours. Airbus, via Siemens, fabricant du moteur du Pipistrel et partenaire du machin électrique de Airbus, a interdit à Pipistrel La Manche, en prétendant que son moteur ne doit pas survoler l'eau. Et alors, donc, le Duval, lui, a eu interdiction de décoller. Du coup, il a décollé sur le dos de son Broussard, comme il le fait en démo.

 

Et voilà comment tout le monde, depuis ce matin, se paluche avec ça en reprenant l'info qui n'en est pas une : Airbus a volé La Manche pour la première fois ! Le Gédéon aime bien cet anglicisme, tiens…

 

Chipotons : Solar Challenger était 100% photovoltaïque et Thevenot volait avec une pile à combustible. Donc, Airbus (le Cri-Cri, on n'en parle plus, hein, il a fait son truc juste pour balancer une crotte de nez à Airbus), a été le premier à passer La Manche avec des batteries. Vu comme ça, ok.

 

Sauf que, les meilleurs spécialistes, non contaminés par les idéologies plus ou moins dominatrices, admettent volontiers qu'en matière d'aviation, les batteries n'ont guère d'avenir. Que l'avenir, il faut le chercher dans le solaire (comme Solar Challenger et Solar Impulse), dans l'hybride ou dans l'hydrogène…

 

C'est-à-dire, ce qu'ont fait Solar Challenger ou Thevenot ! Airbus, fleuron de notre industrie et savoir-faire, n'a guère que 34 ans de retard sur l'avenir…

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:19

Le Gédéon t'a déjà causé moult fois (voire plus que moult), du paramoteur et de ce qu'il en pense. Que t'as qu'à relire un peu ici ou là pour voir. Pour résumer en partie, oui, le paramoteur serait un peu la continuité la plus légitime aux yeux des légitimistes de cet "esprit ULM" que d'aucuns (mais pas le Gédéon comme tu sais), cherchent à faire vivre. Avec ses tares, hein, qui sont du reste les mêmes que celles de l'ULM des débuts : des moteurs qui tombent en panne tous les trois matins, du matos qui casse vite et revient donc très cher à l'usage, des décollages jamais garantis et des destinations aléatoires. L'esprit ULM des débuts, à fond, sauf que 30 ans après les débuts du et sans visiblement vouloir vraiment se fiabiliser comme les autres. Bon, il fait ce qu'il veut et de toute façon, il se débrouille, vu qu'il n'aime pas qu'on s'occupe de lui ou qu'on lui suggère des suggestions…

 

Sauf que quoique…

 

Sauf que quoique, à y regarder d'un peu plus près, il se pourrait bien que, justement, le paramoteur ne soit pas si tant le celui qui serait le plus ULM des ULM. Dans l'esprit. Or, c'est le plus important. Que l'esprit ULM, s'il fallait vraiment en chercher un contour, ce n'est pas au niveau de la machine, de sa masse à vide, de son infiabilité, de son domaine de vol ou de son prix au kilo qu'il faudrait le chercher, que ces données ont vachement évolué au fil des ans (oui, bon, sauf dans le paramoteur, comme on vient de le dire, toujours aussi peu fiable, guère plus léger mais de plus en plus cher…). Chez les autres, masse à vide et domaine de vol ont grandement évolué. On est passé du simple surface monovitesse qui signe une grande victoire quand il arrive à passer de l'autre côté de la colline sans casse au machin en plastique qui fait le tour du monde en IFR en quelques jours. Alors, y'en a des, ils disent que ce dernier n'est plus ULM. D'une part, ils n'ont pas plus de légitimité que le Gédéon pour dire qui en est ou pas (ni moins), mais, surtout, selon le Gédéon et son avis discutable, l'ULM, au-delà de ses caractéristiques techniques ou de son prix, ce qui le caractérise, l'ULM, c'est le celui qui joue avec ! En priorité sur toute autre considération.

 

Le celui qui conduit un ULM (qui le "pilote", qu'il se dit, pour faire la classe !), est avant tout un être responsable ! De son état à lui, de celui de sa machine, de ce qu'il en fait, tout ça. En France du moins, et c'est ce qui fait que les autres ne peuvent pas nous comprendre et qu'on causera jamais la même langue. Sauf dans le paramoteur, qui est autoresponsable à peu partout.

Et alors, justement, pendant qu'il est autoresponsable partout, il ne veut plus l'être en France, là où il se prétend ULM… on lui propose de devenir déréglementé à la façon du vol libre qui s'en porte très bien et bien mieux que le moteur : "non, on veut pas, on veut qu'on nous la tienne pour faire droit !" Et le Gédéon te passe les détails, il t'en a déjà causé.

 

Et alors, le dernier truc, c'est le slalom. Tape sur ton youtube "slalom paramoteur", ça évitera au Gédéon de t'expliquer avec des mots qu'il maîtrise modèle médiocre.

Donc, c'est une course au pylône. Ça commence à faire des années que ça existe, ce truc. D'abord en mode démo sur tel ou tel rassemblement, puis une initiative privée a créé le "Parabatix", qui était une course-spectacle réservée à des pilotes triés sur le volet et connus pour leur talent et leur capacité à limiter leur fougue devant un public.

Puis, tout de suite après, la fédé a récupéré le truc (a volé le truc, disent des du Parabatix), et a décidé d'en faire une compète ouverte à tous. Après tout, pourquoi pas, tout ce qui peut tirer le niveau vers le haut est positif. D'ailleurs, faut admettre que ça se passe plutôt bien : des dizaines de compètes organisées depuis 4 ou 5 ans, des centaines de paramotoristes qui s'y sont essayés et, globalement, très peu de casse. 5 ou 6 blessés plutôt pas trop lourds, dans le sens sans séquelles. Donc, bilan plus qu'honorable.

 

Mais, hier, crac, un mort. Aux championnats du monde, qu'entretemps le truc était devenu mondial et tant mieux !

Le Gédéon ne sait pas plus que toi le comment du quoi. Il n'en sait donc que ce racontent ceux qui ont vu. Ils ont vu un gars (paix à son âme et tout), qui tape dans un pylône. Donc, a priori et si c'est ça, une erreur. Jusqu'ici, les cartons étaient dus à la turbulence de sillage, que le mec, fatalement, traverse sans cesse. La sienne, donc. Que les paramotoristes, férus de science comme ils le sont, appellent ça "la traînée", ce qui ne veut rien dire mais bon, l'essentiel est de se comprendre…

 

Un mort donc. Et voilà les moralisateurs de service, presse spécialisée paramoteur en tête, qui s'en viennent réclamer sur les résossossios des règles, des lois, des contraintes et des limites… bref, des qu'ont rien compris à l'autoresponsabilité de l'ULM, quoi…

 

Autoresponsable comme devrait l'être l'ULM ou tout aéronef aspirant à le devenir, c'est par exemple le TT de l'Île de Man, par exemple. Là aussi, youtube t'en dira plus : une course de motos qui fait le tour d'une île, donc en plein champs, villages, monts et vaux. 60 km que les meilleurs bouclent en 17 mn, soit à une moyenne autour de 250 km/h. Un truc de psychopathes ! Il y a, chaque année, 2,5 morts, depuis plus de 100 ans que cette course existe. Parmi lesquels, de temps en temps, un spectateur qui se prend une brêle dans les tibias.

Bah, tu crois que ça couine et que ça réglemente ? Bah non, ça dit juste "voici le tarif, si tu veux en jouer tu joues, si tu flippes tu restes chez mémé". C'est ça, autoresponsable comme devrait l'être le slalom dans l'esprit ULM, que dit le Gédéon. Soit tu veux en jouer et tu acceptes le tarif, soit tu flippes et tu restes chez mémé.

 

Mais alors, que ce soient ceux qui restent chez mémé qui exigent que ce soit réglementé, là, le Gédéon, ça le scie ! Surtout pour demander des règles qu'ont rien à voir avec les cartons. Les ceux-là qui savent tout mais ne comprennent rien, veulent limiter la surface alaire à un minimum et la puissance à un maximum… quel rapport avec les accidents qu'il y a déjà eus ?

 

Non, ce paramoteur-là n'est certainement pas l'avenir de l'ULM…

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:34

Il est bien rare que le Gédéon s'en aille commenter des trucs qui n'ont pas de lien avec l'aviation en général et l'ULM en particulier. Et donc bon, s'il en cause, d'un truc qu'à rien à voir, c'est pour y revenir, au sujet duquel qu'il cause.

 

Uber. Voilà des mois que ce truc existe et propose à des de faire taxi et d'autres de faire client. C'est tout pareil. Enfin, même mieux, qu'ils disent, vu que c'est connecté, que le mec vient te chercher chez toi, t'ouvre la porte, te lèche les pieds, t'offre de la flotte, ne t'impose pas "rire et chansons", est bien poli avec la dame, tout ça. Et en plus, pas plus cher qu'un tacos classique, voire moins, qu'on dit. Et alors bon donc, les taxis, eux, achètent à crédit leur auto, leur passe-droit qui coûte, à Paris, plus cher que leur maison, ont des horaires fixes de fou, des charges sociales de dingue, des clients d'autant plus désagréables qu'ils ont décidé une fois pour toutes que les taxis parisiens (entre autres), sont des mauvais coucheurs arnaqueurs et tout le truc.

 

Voilà.

 

Et donc, les taxis, ils sont pas contents et le Gédéon les comprend. Eux bossent dur et paient cher, pendant que les autres bossent quand ils ont le temps, ne paient aucune charge et ne sortent jamais tout nus : leur machin connecté leur dit où et quand est le client, pas besoin de tourner derviche en attendant d'être hélé par l'aléatoire client. Et donc, grosses manifs, blocages du périf, le gouvernement s'en mêle enfin et décrète que c'est illégal. Enfin ! Tout le monde le savait, mais il fallait que le ministre le dise. Soit taxi et une profession règlementée et tout le monde se réglemente. Soit ça l'est pas et tout le monde s'uberise. Que là, d'un côté ça bosse dur et ça paie, de l'autre ça prend Uber et l'argent d'uber… (oui bon, tout ça pour ça…).

 

Le rapport avec l'ULM ? Il est ici, le rapport : pendant qu'on nous dit que Uber est illégal et que tu vas voir ce que tu vas voir, pendant que les progressistes expliquent que Uber est l'avenir et tout va s'uberiser en mode participatif, bah, dans l'ULM (comme dans tout un tas d'autres domaines), ça fait des décennies qu'on s'est ubérisé. A donf, même que.

 

Depuis 1901.

 

Que le Gédéon aimerait bien qu'on lui explique la différence. On a, dans nos activités, d'un côté des professionnels qui baptisent, enseignent, gèrent des terrains, organisent des sorties, vendent du matos, en se levant tous les matins pour bosser trois semaines par mois pour tout le monde et une semaine pour leur frigo, pendant que d'autres, en mode uber participatif, baptisent, enseignent, gèrent des terrains, organisent des sorties voire vendent du matos en achats groupés, sans payer de charge ni taxe d'aucune sorte, donc avec des tarifs deux fois inférieurs à ceux du pro… la France est décidemment toujours en avance sur son temps et si on appelait pas encore ça "uberisation", l'associatif, quand il se résume à exercer la même activité que des pros mais sans les couts et contraintes, c'est bien la même chose, ou pas ?

 

Mieux qu'on est en avance sur notre temps, même ! Notre Uber à nous vit et se développe en toute légalité, voire sous les encouragements ! La fédé à laquelle le pro cotise paie la formation des instructeurs Uber. Leur offre la protection juridique qu'elle refuse au pro qui la finance, l'Etat subventionne le Uber avec l'argent que le pro gagne pendant les trois semaines par mois qu'il passe à transpirer, les huissiers aux portes…

 

Alors bon, quoi ? Anti-associatif, le Gédéon ? Non pas. Mais quand l'associatif concurrence déloyalement les pros, si. Et alors, ces pros, qui lisent ce billet avec satisfaction, peut-être bien qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent. Z'ont qu'à y aller, aux aussi, bloquer le périf…

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:31
Dominique Méreuze

Le Gédéon a perdu son "Papa" ! Et oui, quoi qu'on en pense ou quoi qu'on puisse interpréter du fond de sa vallée, Gédéon Galouzeau de Biyanvrac est un peu beaucoup une invention de Dominique Méreuze ! Difficile à admettre, quand on songe combien Biyanvrac ne s'interdit pas de s'en prendre à sa fédé comme à tout.

Et pourtant…

Le 2 mai 2007, exactement. Non pas que la date ait été notée où que ce soit, mais il se trouve simplement que c'était le jour du consternant débat d'entre deux-tours de la présidentielle française. Dans un hôtel en région parisienne. L'auteur de ces lignes a pris rendez-vous avec le Préz pour lui présenter son "Réglo ULM", dictionnaire de la réglementation, et lui demander une préface. Ce que Dom accepte, bien sûr ! Puis, à son tour et regrettant que ULM Info soit par trop austère (c'est un peu la loi du genre des magazines fédéraux) : "Pierre-Jean, j'aimerais que tu y animes une chronique "poil à gratter", un truc qui bouscule un peu. Tu as carte blanche, pour autant que tu n'insultes pas, et l'idée serait de faire parler un personnage, de façon anonyme."

Le personnage, il existait plus ou moins. Il avait été créé pour illustrer un article. Mais il n'avait jamais donné son avis. Voilà, Gédéon Galouzeau de Biyanvrac avait enfin une tribune, grâce à un Président de fédé d'une ouverture d'esprit telle qu'il put demander à l'un des rares à oser le contredire en face de s'exprimer publiquement. Puis, les deux se sont assis devant la TV pour commenter les "joutes oratoires" de deux candidats quasiment aussi illettrés l'une que l'autre… en échangeant des avis sur le fond avec d'autant plus de liberté qu'ils savent qu'ils ne sont pas incompatibles.

On avait bien affaire ici à un homme à double facette : commandant de CRS, certes, mais en santiags et blouson de cuir ! Une facette étant consubstantielle à l'autre. Et réciproquement.

Disons donc que ULM Info, c'était le côté CRS. Biyanvrac, c'était le côté tiags !

Puis, ULM Info a été invité à se séparer des ses tiags, dans des conditions sur lesquelles il est inutile d'épiloguer. Biyanvrac a donc pris son propre chemin sur internet, ce qui lui permet de s'exprimer bien plus souvent et à plus de gens ! Le CRS en tiags, lui, le regretta, mais devait bien, de temps en temps, laisser quelque marge de décision à ceux qui statutairement l'entourent…

Les désaccords ne sont pas toujours là où on les voit, que dirait le Gédéon.

Les peines non plus…

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Le trimestriel de la FFPlUM, fédération française d’ULM, a publié jusqu'en juin 2010 certains des billets gédéonesques. Ils sont signalés comme tels en bas de page, et mis en ligne après parution papier. Ceci ne vaut en aucun cas imprimatur pour les propos tenus ici.

Le Wiktionnaire cite Gédéon de Biyanvrac !

 

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Sans compter les nombreux forums qui relaient systématiquement les élucubrations Gédéonesques. Y compris en traduction automatique… doit pas être triste...

 

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